Attention à la parano pour les Warriors

Les Golden State Warriors savent que leurs moindres faits et gestes seront commentés et disséqués. Sauront-ils faire face à la pression et l'animosité du reste de la meute ?

Shaï MamouPar Shaï Mamou  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
Attention à la parano pour les Warriors
Jusqu'à la reprise des débats en NBA, le 26 octobre prochain, retrouvez nos présentations de chaque équipe selon l'ordre décroissant de notre power ranking. En tête, sans grande surprise, on retrouve les Golden State Warriors et l'armada complètement folle constituée dans la Bay Area durant l'intersaison. Mais résisteront-ils à la pression et au challenge que doivent affronter toutes les "super-teams" ?

GOLDEN STATE WARRIORS - 1er

Quatre All-Stars tous pas encore trentenaires et au sommet de leur art qui jouent pour la même équipe, voilà une excitante anomalie que la NBA s'apprête à découvrir cette saison. Golden State, ne peut plus laisser qui que ce soit indifférent désormais. Les haters des Warriors n'étaient pas nombreux après le titre de 2015, style de jeu flashy et franchise player au profil de gendre idéal en dehors des parquets obligent. Ils se bousculent aujourd'hui au portillon, après le couac des Finales 2016 et, surtout, l'arrivée surprise de Kevin Durant. Les Californiens sont devenus les "super-vilains" de la NBA, critiqués à cause des coups de vice (et de pied) de Draymond Green et pour le simple fait d'avoir attiré dans leurs filets le meilleur attaquant de sa génération. Les joueurs de Steve Kerr ont sans doute compris qu'ils ne pouvaient plus être l'équipe jeune et sympathique que les publics adverses applaudissent lorsqu'elle fait le show à l'extérieur. Les voilà isolés, en proie à la volonté des 29 autres franchises d'avoir leur peau.  Le danger qui guette justement Stephen Curry et ses camarades a commencé à poindre depuis quelques mois déjà. On sent les Warriors plus méfiants vis à vis de leur entourage proche et des médias, comme l'a prouvé le coup de gueule de Klay Thompson et de son coach après qu'une "source interne" a qualifié les joueurs de "lâches incapables de prouver qu'ils pouvaient se battre sans Draymond Green" durant sa suspension lors des dernières Finales. Si Golden State a le malheur connaître un départ poussif, les articles évoquant des embrouilles entre Draymond Green et Klay Thompson pleuvront à n'en pas douter, comme ceux expliquant que "KD" est incompatible avec la philosophie du groupe. Le Heat a connu ça en 2011, lorsque le moindre petit épisode de vestiaire - comme les larmes de Chris Bosh - était un argument pour décréter que la mayonnaise ne prenait pas pour les Floridiens. Les Warriors devront trouver le juste milieu entre la formation d'une bulle protectrice et l'ouverture sur l'extérieur pour ne pas céder à la paranoïa et la défiance vis à vis de tout ce qui ne vient pas de chez eux. Les deux exemples les plus récents de "super teams" ont démontré qu'il était compliqué de gagner dès la première saison. Les échecs des Tres Amigos (LeBron James, Dwyane Wade et Chris Bosh) en 2011 et des Cavs de LeBron, Kyrie Irving et Kevin Love en 2015 ont marqué les esprits. Mais ils ne doivent pas faire oublier que les Celtics ont remporté le titre immédiatement après l'arrivée de Kevin Garnett en 2008. Sur le papier, ce qu'ont formé les Warriors est encore plus séduisant et on assistera peut-être à la plus grosse déferlante offensive de l'histoire. L'essentiel n'est toutefois pas là. Les Dubs ont pour objectif, comme le reste de la ligue, de ne pas laisser LeBron James fanfaronner une deuxième fois de suite et JR Smith défiler torse nu dans les rues de Cleveland. Ils auront, si la logique est respectée, avoir l'occasion de les en empêcher lors du troisième volet de la saga...

Le facteur X : Stephen Curry

On ne s'inquiète pas plus que ça pour le rendement du double MVP en titre en saison régulière. Curry sort d'une saison d'exception sur le plan individuel et même avec un temps de jeu légèrement réduit et quelques tickets shoots en moins, il rayonnera statistiquement et sera dans la course pour un "three-peat" personnel. Là où le "Baby-faced Assassin" est le facteur X, c'est dans sa capacité à se montrer sous son meilleur jour une fois les playoffs venus. Mine de rien, Curry reste sur une campagne décevante qu'il n'a pas voulu imputer à sa blessure au genou. L'année du titre, déjà, il s'était montré moins dominant une fois la post-saison venue et c'est même Andre Iguodala qui avait été élu MVP des Finales. S'il pourra se reposer sur un camarade supplémentaire en la personne de Kevin Durant, Stephen Curry sera attendu au tournant à partir du 15 avril. Si son niveau de jeu est un peu plus fidèle à ce que l'on connaît de lui à ce moment-là, il ne devrait pas y avoir beaucoup de suspense jusqu'aux retrouvailles annoncées avec les Cavs... http://www.dailymotion.com/video/x4waipi_souvenir-le-buzzer-beater-dingue-de-stephen-curry-contre-le-thunder_sport

Le roster 

Postes 1/2 : Stephen Curry, Shaun Livingston, Ian Clark. Postes 2/3 : Klay Thompson, Andre Iguodala, Patrick McCaw. Postes 3/4 : Kevin Durant, Kevon Looney. Postes 4/5 :  Draymond Green, Zaza Pachulia,  David West, Anderson Varejao, JaVale McGee, James McAdoo, Damian Jones Le cinq que l'on veut voir : Stephen Curry - Klay Thompson - Andre Iguodala - Kevin Durant - Draymond Green. Cet article vous est présenté par les coquilles Draymond Green, les clubs de golf Steph Curry, la grande Zaza et les tests de établissements Segpa JaVale McGee.

Les autres previews NBA 

30e, les Brooklyn Nets : "Y a-t-il pire job que GM des Nets ?" 29e, les Los Angeles Lakers : "Les Lakers sont trop jeunes pour faire les malins" 28e, les Philadelphie Sixers : "On va enfin kiffer suivre les Sixers" 27e, les Phoenix Suns : "Les Suns ont du talent mais pas d'identité" 26e, les Denver Nuggets : "Denver, c'est cool, mais tout le monde s'en tape." 25e, les New Orleans Pelicans : "Les Pelicans seront chauds... en 2019" 24e, les Sacramento Kings : "Sacto, ça sent le sapin" 23, le Orlando Magic : "Orlando, trop gourmand trop tôt ?" 22e, le Miami Heat : "Miami, navire abandonné" 21e, les Milwaukee Bucks : "La NBA va apprendre à aimer Giannis et Jabari" 20e, les Washington Wizards : "Washington aura du mal à éviter le mur" 19e, les Charlotte Hornets : "Charlotte, ça fait moins peur" 18e, les Detroit Pistons : "Trop de pression sur Andre Drummond" 17e, les Chicago Bulls : "Les Bulls vont flamber en playoffs et sauter au 1er tour" 16e, les Minnesota Timberwolves : "Minny, la douceur du moment" 15e, les Houston Rockets : "Harden, D'Antoni et les Rockets vont révolutionner la NBA" 14e, les Atlanta Hawks : "Atlanta mise tout sur le comeback de D12" 13e, les Dallas Mavericks : "Dallas, l'autre grand vainqueur du départ de KD" 12e, les New York Knicks : "New York, les playoffs c'est la santé" 11e, le Utah Jazz : "Utah va regoûter aux playoffs" 10e, les Portland Trail Blazers : "Portland, le nouveau Golden State" 9e, les Memphis Grizzlies : "Memphis va entrer dans le 21e siècle" 8e, les Toronto Raptors : "On a envie de croire en eux, mais on n'y arrive pas" 7e, les Indiana Pacers : "Ils font aussi leur révolution" 6e, les Boston Celtics : "Boston, le vrai rival de Cleveland à l'Est" 5e, l'Oklahoma City Thunder : "Personne n'est prêt pour le show Westbrook" 4e, les San Antonio Spurs : "Ne vous inquiétez pas pour les Spurs" 3e, les Los Angeles Clippers : "Les seuls à pouvoir inquiéter Golden State à l'Ouest" 2e, les Cleveland Cavaliers : "LeBron MVP et une 7e finale"
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