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	<title>Portrait Archives - BasketSession.com - Le meilleur de la NBA : news, rumeurs, vidéos, analyses</title>
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	<description>Le meilleur de la NBA et du basket. Plus complet que LeBron James, plus tranchant que Stephen Curry, plus rapide que Kyrie Irving et presque aussi culte que Michael Jordan !</description>
	<lastBuildDate>Sun, 22 Jun 2025 09:35:03 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Pete Maravich, un virtuose né trop tôt et parti trop vite</title>
		<link>https://www.basketsession.com/NBA/pistol-pete-maravich-nba-portrait-2025-84470/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean-Sébastien Blondel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Jun 2025 09:34:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Good Ol'Dayz]]></category>
		<category><![CDATA[Hoop Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Pete Maravich]]></category>
		<category><![CDATA[REVERSE]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2023/11/Pete-Maravich-mag-2.jpg" alt="Pete Maravich, un virtuose né trop tôt et parti trop vite" /></div><p>Pete Maravich a influencé plusieurs générations d’artistes émerveillés par son génie… et a sacrifié sa carrière pour leur ouvrir la voie en NBA. Il aurait eu 78 ans aujourd'hui.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2023/11/Pete-Maravich-mag-2.jpg" alt="Pete Maravich, un virtuose né trop tôt et parti trop vite" /></div><p>« <em>Emmenez-moi.</em> » C’est ce que <strong>Pete Maravich</strong> aurait peint sur le toit de sa maison au plus fort de son marasme à Atlanta, en 1974. Une légende, selon sa femme Jackie. Tout le monde n’est pas de cet avis. Loufoque et incapable d’agir autrement que dans l’excès, Maravich aurait eu une période d’intense croyance dans les OVNIs. Jusqu’à leur adresser ce message, témoin du malaise profond qui l’a rongé durant l’essentiel de <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Pete_Maravich">sa carrière pro</a>.</p>
<h2>Dans la brume électrique</h2>
<p>Pete Maravich était détesté par la plupart des joueurs de la ligue, coéquipiers inclus, avant même de poser un pied sur un parquet NBA. La faute à une hype sans précédent et à son contrat rookie historique. Pour ses pairs, il n’est alors qu’un soliste qui s’est gavé de shoots en NCAA en jouant pour son coach de père. Il a encore tout à prouver. Alors que certains vétérans d’Atlanta comme <strong>Joe Caldwell</strong> se battent pour obtenir une renégociation de leur salaire, le pont d’or offert au gamin blanc est pris comme un affront dont Pete subit l’effet boomerang.</p>
<p>Maravich avait déjà du mal à gérer les attentes placées en lui à la fac, celles du monde pro vont le marquer très vite. A l’ambiance pesante du vestiaire vient s’ajouter la réalité du terrain. Richie Guerin, le coach des Hawks, n’apprécie pas vraiment le côté flashy de son jeu. Ses prises de risque, ses tirs impossibles, ses passes aveugles insensées, tout cela n’a pas sa place dans le basket de l’époque.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #808080;">« <em>Il y a plus de pression sur Pete que sur n’importe quel autre rookie dans l’histoire des sports pros</em> », déclare même le légendaire <strong>Jerry West</strong> après leur premier duel.</span></p>
<p>Les débuts sont laborieux. A trop vouloir bien faire, Pete est systématiquement en décalage. Quant à sa défense, elle est jugée suspecte, au mieux. Ses performances globales restent bonnes, mais sa réputation est faite : Pete Maravich n’est pas un joueur d’équipe.</p>
<p>Cette étiquette va lui coller à la peau toute sa carrière. Pete Maravich attire pourtant les foules partout où il passe, mais il ne parvient pas à trouver sa place entre les attentes du public, qui ne souhaite rien d’autre qu’un festival de points et de passes, et celles de son équipe, prête à lui reprocher son style à la moindre série de défaites. Dépressif, porté sur l’alcool, à la limite de l’hypocondrie, Maravich subit sa carrière plus qu’il n’en profite. Après ses premières années dans la ligue, il lâche d’ailleurs des mots fatalement prémonitoires à un journaliste :</p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #808080;">« <em>Je ne veux pas jouer dix ans en NBA et mourir à 40 ans d’une crise cardiaque. </em>»</span></p>
<p>La pression énorme que son talent sidérant lui fait subir lui fait déjà songer à la retraite. En 1974. Il n’a que 26 ans.</p>
<h2>Au nom du père</h2>
<p>Il n’a que 26 ans,  mais consacre sa vie au basket depuis la petite enfance. Son père Press, ancien pro aux Pittsburgh Ironmen lors de la première saison de l’histoire de la ligue, lui a transmis le virus dès qu’il a pu. Devant les bonnes dispositions du rejeton, Maravich Sr, futur meilleur coach ACC (l’une des conférences NCAA les plus prestigieuses), met au point toute une série de « drills » pour développer l’adresse et la dextérité de Pete. Le résultat est saisissant.</p>
<p><iframe src="//www.youtube.com/embed/F60p0CcEa7Q" width="560" height="314" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>Le môme suit son père dès qu’il le peut, se met dans un coin du gymnase avec son ballon et travaille. Il dribble, il shoote, il enchaîne des séries de passes dans le dos. Très vite, son instinct et son sens du jeu sont hors du commun pour un gamin de son âge. Pete devient rapidement une légende en Caroline du Nord, où ses cartons lors des tournois l’été n’étonnent plus personne. Il sèche les cours pour se faufiler dans le gymnase, joue du matin au soir même en plein été, et construit sa légende, passe lumineuse après panier irréel.</p>
<p>A 9 ans, Pete Maravich a déjà des années-lumière d’avance. Et le plus grand plaisir de son père est de faire admirer avec une immense fierté les prouesses de son fiston. Lorsque ses amis coaches passent le voir, ils ont droit au récital Maravich : les yeux bandés, le gosse déroule toute sa panoplie de dribbles et de passes avec une maîtrise effarante. Press est comme un savant fou. Mais il sait ce qu’il fait.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #808080;">« <em>Ne sous-estimez surtout pas la connaissance que Press avait du jeu</em> », a d’ailleurs confié John Wooden, coach le plus titré de NCAA et grand ami de Maravich père.</span></p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #808080;">« <em>C’est vers lui que je me tournais lorsque j’avais besoin d’une analyse sur divers aspects du jeu.</em> »</span></p>
<p>Press est un formidable technicien et un motivateur hors pair, mais son aveuglement le pousse à façonner son fils jusqu’à en faire un prototype fabuleux, mais inadapté au basket de son époque. Pete est tellement en avance sur son temps qu’il s’attire autant d’admiration de la part des fans que d’incompréhension de la part de ses congénères. Pour un entraîneur quelconque, il n’y a que deux solutions : le regarder jouer ou aller au clash. C’était écrit, Press le coachera à la fac.</p>
<p>Mais Pete n’a pas les résultats requis pour jouer en ACC. Son père quitte donc North Carolina State pour LSU, qui lui offre un salaire plus élevé à condition que Pete l’accompagne. Pour la première fois, Press va pouvoir tester sa machine. Et annonce la couleur dès la première conférence de presse :</p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #808080;">« <em>Pete sera une superstar. Attendez juste de le voir... </em>»</span></p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-409732" src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2018/01/Pete-Maravich-mag-2.jpg" alt="Pete Maravich" width="1400" height="845" srcset="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2018/01/Pete-Maravich-mag-2.jpg 1400w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2018/01/Pete-Maravich-mag-2-200x121.jpg 200w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2018/01/Pete-Maravich-mag-2-300x181.jpg 300w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2018/01/Pete-Maravich-mag-2-290x175.jpg 290w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2018/01/Pete-Maravich-mag-2-760x459.jpg 760w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2018/01/Pete-Maravich-mag-2-313x189.jpg 313w" sizes="(max-width: 1400px) 100vw, 1400px" /></p>
<h2>Natural Born Killer</h2>
<p>Pete est maigre et ne ressemble pas à grand-chose, mais il est extrêmement rapide et semble pouvoir courir éternellement sans se fatiguer. Surtout, son feeling pour le jeu est unique. Lorsqu’il pose un pied sur un terrain, que ce soit pour un match de playoffs ou pour un pick-up game de début de saison, c’est pour dominer son vis-à-vis. Et il a tellement travaillé son jeu qu’il a une confiance inébranlable en chacun de ses mouvements.</p>
<p>Offensivement, Pistol n’a aucune limite. Son talent, poussé à l’extrême, devient pure arrogance. Comme lors d’un match à Georgia, dans sa saison senior, où il tue l’horloge en prolongation en se baladant en dribble entre les défenseurs adverses pendant de longues secondes, avant de décocher un bras roulé à 10 mètres au buzzer. Swish ! 58 points, une victoire, et les 11 000 fans adverses debout pour l’applaudir...</p>
<p>Sa carrière universitaire sous les ordres de son père ne sera jamais égalée. Avec plus de 44 points, 6 rebonds et 5 passes de moyenne, Pete pulvérise le record de points en carrière d’Oscar Robertson, et s’assure qu’il ne sera jamais approché. A lui seul, il met LSU sur la carte basket avec une équipe de bras cassés. Les matches des Tigers ont des allures de concert de rock. En trois ans, Louisiana State réussit tout juste à se qualifier une fois pour le NIT, et il n’en faut pas plus pour que Pete soit vu comme un loser. Mais personne ne peut douter de son investissement et de son intensité. Il n’est ni égoïste, ni obnubilé par le spectacle. Seulement, dans une équipe qui vit et meurt par ses coups de génie, il n’a pas d’autre choix que de dégainer et de surprendre la défense par des passes inattendues.</p>
<p>Ceci dit, entre une passe sobre et une passe flashy pour le même résultat, son choix a toujours été clair.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #808080;">« <em>On ne nous paie pas un million de dollars pour faire une passe à deux mains toute simple</em> », avait-il déclaré pendant sa carrière pro.</span></p>
<p>Et bien plus que son extraordinaire capacité à scorer, c’est probablement son flair, sa dextérité et son sens de la passe qui ont eu le plus d’influence sur l’évolution du jeu.</p>
<p>Ses inspirations balle en main tenaient plus de l’artiste que de l’athlète. Dans ce sens, Pistol Pete était un jazzman dans un orchestre classique. Impossible de le quitter des yeux. <strong>Elgin Baylor</strong>, le légendaire ailier des Lakers qui a coaché Maravich pendant trois ans, ne s’y est pas trompé :</p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #808080;">« <em>Oscar Robertson est le meilleur arrière contre qui j’ai joué, Jerry West le meilleur avec qui j’ai joué, et Pete Maravich est le meilleur que j’ai jamais vu.</em> »</span></p>
<p>Le plus fou, c’est que Maravich n’aurait jamais dû jouer au basket. L’infarctus qui l’a foudroyé à 40 ans, à la fin d’un pick-up game tranquille avec des hommes d’affaires, était dû à une malformation cardiaque qui aurait dû lui être fatale avant même ses 20 ans. Incompris, tombé au mauvais endroit au mauvais moment, il était un showman à une époque qui n’y était pas préparée, et n’a pu donner la pleine mesure de son génie qu’à la fac. Il ne reste que des flashs incroyables de ce qu’il aurait pu être. C’est suffisant pour savoir ce qu’on lui doit...</p>
<p><iframe title="Duel vintage : Pete Maravich vs Walt Frazier" frameborder="0" width="500" height="375" src="https://geo.dailymotion.com/player.html?video=x53dc53&" allowfullscreen allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture; web-share"></iframe></p>
<h2>68</h2>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #808080;">« <em>Sa performance est la meilleure que j’aie jamais vue pour un arrière.</em> »</span></p>
<p>Pourtant, Red Holzman, coach Hall-of-Famer qui a conduit les Knicks aux deux seuls titres de leur histoire, en a vu un paquet. Mais la démonstration de Pete Maravich face à ses joueurs un soir de février 1977 est inoubliable. Motivé par son duel avec Walt Frazier, l’un des meilleurs défenseurs de l’époque, Pistol entre en transe. Tout son arsenal y passe ; les Knicks sont impuissants. 26/43 aux tirs, 16/19 aux lancers, Pete aligne missile sur missile.</p>
<p>Avec la ligne à trois-points, instaurée deux ans plus tard, il aurait passé les 70 points. Sans forcer. Il aurait d’ailleurs dû les dépasser sans une 6<sup>ème</sup> faute sifflée sur un passage en force imaginaire avec panier à la clef. Son compteur restera bloqué sur 68. Jamais un arrière n’avait marqué autant. Et si David Thompson, Michael Jordan et Kobe Bryant ont finalement dépassé son total, aucun d’entre eux ne peut se vanter de l’avoir fait face à cinq Hall-of-Famers.</p>
<h2>A lire et à voir</h2>
<p>Le fascinant talent de Pistol Pete continue d’inspirer. Ainsi, deux excellents livres sont sortis depuis son décès : « Pistol : The Life Of Pete Maravich », de Mark Kriegel (voir <em>REVERSE</em> 21), qui cherche avant tout à comprendre toute l’ambiguïté du personnage, et « Maravich », écrit par Wayne Federman et Marshall Terrill avec la collaboration de Jackie Maravich, veuve de Pete. Ce dernier bouquin, plus consensuel, est toutefois beaucoup plus fourni en détails sur sa carrière de joueur. Mais les deux se complètent parfaitement et sont déjà des classiques.</p>
<p>Les fans les plus coriaces pourront aussi se procurer son autobiographie, « Heir To A Dream », et surtout le fameux téléfilm « A toi de jouer, petit » (« The Pistol, The Birth Of A Legend », en VO), coproduit par Pete avant sa mort. Enfin, pour ceux qui n’arrivent pas à se contenter des nombreux highlights de YouTube, de nombreux matches de Pete tournent sur le web, dont ses 68 points... A voir absolument !</p>
<h2>Pete Maravich en NBA</h2>
<p><strong>Stats en carrière </strong>: 24,2 pts à 44,1%, 4,2 rbds et 5,4 pds en moyenne</p>
<p>Drafté en 3<sup>ème</sup> position en 1970 par les Atlanta Hawks, avant d’être tradé au Jazz de New Orleans en 1974 et de finir sa carrière à Boston en 1980. 5 fois All-Star, élu dans la All-NBA 1st team en 1976 et 1977 (2<sup>nd</sup> Team en 73 et 78), sélectionné parmi les 50 plus grands joueurs de l’histoire, il est entré au Hall Of Fame en 1987.</p>
<p><em>Cet article sur Pete Maravich est issu  du numéro 22 de REVERSE.</em></p>
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		<title>Kris Dunn : Du cauchemar au rêve, parcours d&#8217;un survivant</title>
		<link>https://www.basketsession.com/NBA/kris-dunn-cauchemar-dream-histoire-reverse-2024-409560/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Antoine Pimmel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Mar 2024 13:02:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Chicago Bulls]]></category>
		<category><![CDATA[Kris Dunn]]></category>
		<category><![CDATA[Portland Trail Blazers]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2018/01/Kris-Dunn-mag-1100x604.jpg" alt="Kris Dunn : Du cauchemar au rêve, parcours d&rsquo;un survivant" /></div><p>Kris Dunn, 30 ans aujourd'hui, a peut-être un peu de mal à peser en NBA, mais c'est déjà un miracle qu'il soit arrivé aussi loin.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2018/01/Kris-Dunn-mag-1100x604.jpg" alt="Kris Dunn : Du cauchemar au rêve, parcours d&rsquo;un survivant" /></div><p><em><strong>Kris Dunn,</strong> 30 ans aujourd'hui, a trouvé un rôle dans la rotation du Utah Jazz. Au-delà de ce nouvel épisode de sa carrière de "grinder" voici le portrait que nous avions fait de lui dans le numéro 58 de REVERSE, alors qu'il venait tout juste d'être drafté. </em></p>
<p>Kris Dunn est un joueur NBA, sous contrat avec les Portland Trail Blazers. Un rêve encore impossible à imaginer il y a quelques années, lorsqu’il luttait non pas pour sa carrière, mais pour sa survie.</p>
<p><a href="https://www.basketsession.com/actu/reverse-58-lebron-james-kevin-durant-330804/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="alignright size-large wp-image-330840" src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2016/06/r58-dunn-46-47-300x204.jpg" alt="" width="300" height="204" srcset="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2016/06/r58-dunn-46-47-300x204.jpg 300w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2016/06/r58-dunn-46-47-200x136.jpg 200w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2016/06/r58-dunn-46-47-290x197.jpg 290w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2016/06/r58-dunn-46-47-313x213.jpg 313w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2016/06/r58-dunn-46-47.jpg 636w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a>Le curriculum vitae de Kris Dunn, l'un des jeunes joueurs les plus forts et les plus intrigants à débarquer en NBA la saison prochaine, a de quoi séduire les dirigeants des quatre coins des Etats-Unis. Plus de 16 points, 5 rebonds et 6 passes en moyenne lors de sa dernière année à l'université de Providence. Deux titres de meilleur joueur de la Big East auxquels s'ajoutent deux trophées de meilleur défenseur de sa conférence, une poignée d'autres distinctions individuelles mais aussi un diplôme en sciences sociales, l'aboutissement de son cursus complet à la faculté. Mais sa réussite n’est pas l’aspect le plus intéressant de son parcours.</p>
<p>Les erreurs et les difficultés rencontrées ont elles aussi leur place sur un CV. Elles témoignent de notre capacité à rebondir et à traverser les épreuves les plus dures. Dans le cas de Dunn, elles définissent la personnalité du basketteur mais aussi de l'homme qu'il est devenu. Car pour apprécier pleinement le succès de ce jeune homme, il faut savoir d’où il vient… ou plutôt d’où il « revient ».</p>
<h2>Mamanoutai</h2>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #808080;">« <em>Je me suis levé un matin et j'ai demandé à mon frère où était maman. Elle n'était pas rentrée à la maison depuis trois ou quatre jours. Personne ne savait où elle était avant qu'un voisin ne nous prévienne qu'elle était en prison pour vol. </em>»</span></p>
<p>Non, il ne s’agit pas une réplique tirée de « The Wire », mais bien d’un souvenir « d’enfance » de Kris, le plus jeune des deux fils de Pia James Dunn. La vie n'était pas facile pour la mère de famille et ses deux gamins, John Jr et Kristopher. Ils ont fui leur Connecticut natal lorsque Pia s'est séparée de John Seldon, prenant soudainement la direction d'Alexandria, en Virginie, sans avertir leur père.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #808080;">« <em>Je me souviens du jour où nous avons quitté le Connecticut. Kris devait avoir cinq ou six mois </em>», raconte l'aîné. Les deux frangins partageaient leur chambre du petit deux pièces dont elle peinait à payer le loyer. « <em>Il n'y avait parfois pas d'eau chaude </em>», ajoute Kris.</span></p>
<p>Pour lui qui n'avait pas connu d'autre réalité, c'était presque normal. En revanche, les absences répétées de sa mère semaient le doute dans sa tête.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #808080;">« <em>Je ne comprenais pas pourquoi elle volait alors qu'elle avait un boulot. Puis c'est devenu une manie. </em>»</span></p>
<p>Conduite sous l'influence de stupéfiants, fraude à la carte de crédit, vols... Pia multiplie les courts séjours en prison jusqu'au jour où ses deux enfants se sont retrouvés livrés à eux-mêmes. John Jr était de passage quelques jours chez leur père dans le Connecticut quand son petit frère l'a appelé.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #808080;">« <em>Il m'a dit que maman était partie, qu'elle était en prison. </em>»</span></p>
<p>A respectivement 13 et 9 ans, les deux garçons ont dû lutter pour survivre. Seuls.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #808080;">« <em>Nous n'en avons parlé à personne parce que nous ne voulions pas être séparés. Je me levais à six heures pour préparer Kris pour l'école. </em>»</span></p>
<p>C'est justement au sein de leur établissement scolaire qu'ils prenaient parfois des douches. Bien que vivant dans des conditions particulièrement instables, ils avaient décidé de ne jamais ouvrir la porte à quiconque venait frapper.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #808080;">« <em>On s'assurait que personne ne sache ce qui nous arrivait. On faisait tout pour survivre. Mon frère vendait ses fringues. Je jouais contre des gars au basket ou aux dés, au blackjack, tous ces trucs-là. Mais je misais de l'argent que je n'avais pas donc je faisais tout pour gagner. Si je perdais, je devais courir le plus vite possible. </em>» Ils ont tenu comme ça pendant cinq mois ! « <em>C'était l'enfer. On ne souriait jamais </em>», ajoute Kris.</span></p>
<blockquote><p>« <em>Je joue avec beaucoup, beaucoup de colère. C'est pour ça que je joue aussi dur. </em>» Kris Dunn</p></blockquote>
<p>Cette période infernale est gravée à jamais pour celui qui a dû grandir vite et dire adieu à l'insouciance de l'enfance bien avant l'âge. Il en a d’ailleurs gardé des traces. Cette souffrance, il y a souvent repensé à chaque fois qu'il mettait les pieds sur un terrain.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #808080;"> « <em>Je joue avec beaucoup de colère. Beaucoup, beaucoup de colère. C'est mon passé. Mon passé et mes difficultés. C'est pour ça que je joue aussi dur. J'ai créé cet animal en moi et maintenant je n’ai même plus besoin de repenser à mon passé et à mes galères. C’est inscrit en moi. </em>»</span></p>
<p>Ses adversaires sont comme les épreuves qu'il a dû traverser. Il doit les surmonter pour atteindre ses objectifs. Cette fougue et cette détermination caractérisent le meneur le plus dominateur du circuit universitaire au cours des deux dernières saisons. Une fois sur un parquet, la douleur emmagasinée pendant son enfance se transforme en force et en motivation. Le basket l'a aidé à faire de ses sentiments les plus sombres une énergie pour avancer.</p>
<h2>Au nom du père</h2>
<p>Le sport a d'abord été un outil pour assurer sa survie lorsque sa mère était incarcérée. Il a ensuite été une échappatoire aux pièges du quotidien. Surtout, il a permis à Kris Dunn de créer des liens forts avec son père. Pendant des années, John Seldon ne savait même pas où vivaient ses deux garçons. C'est en épluchant les factures téléphoniques après la visite de son aîné, juste avant que Pia James ne se retrouve en prison pour une plus longue durée, qu'il a fini par retracer des appels en Virginie.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #808080;">« <em>Une fille a fini par me dire qu'ils habitaient dans la maison de l'une de leurs tantes.</em> » Seldon n'a pas perdu de temps. Il a voulu récupérer ses fils immédiatement. « <em>Il m'a appelé pour me dire qu'il savait où ils étaient. On a pris la voiture et on a roulé jusqu'en Virginie </em>», se souvient Troy Peters, le parrain de Kris</span>.</p>
<p><img decoding="async" class="alignleft size-large wp-image-409651" src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2018/01/Kris-Dunn-1400-300x181.jpg" alt="Kris Dunn" width="300" height="181" srcset="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2018/01/Kris-Dunn-1400-300x181.jpg 300w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2018/01/Kris-Dunn-1400-200x121.jpg 200w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2018/01/Kris-Dunn-1400-290x175.jpg 290w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2018/01/Kris-Dunn-1400-760x459.jpg 760w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2018/01/Kris-Dunn-1400-313x189.jpg 313w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2018/01/Kris-Dunn-1400.jpg 1400w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" />Ils ont roulé de nuit, avalant d'une traite les cinq cents bornes séparant les deux états. Après s'être assuré auprès de la police qu'il était dans son bon droit et qu'il ne s'agissait pas d'un kidnapping, le paternel a fini par arriver à la porte de la baraque occupée par les fils Dunn. Le plus jeune des deux s'est retrouvé nez à nez avec les deux colosses que sont Peters et Seldon. John Jr a alors expliqué à son petit frère que c'était bien son père face à lui.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #808080;">« <em>Je ne le connaissais pas. Je me suis mis à pleurer parce que je n'arrivais pas à y croire.</em> »</span></p>
<p>Cela a alors été le début d’une toute nouvelle vie. Un retour à New London, dans le Connecticut, pour emménager avec son père, sa belle-mère et ses deux demi-soeurs. De nouvelles règles à intégrer et une nouvelle période d'adaptation pour un gamin perturbé par les années de débrouille. Il peinait à canaliser son énergie, se battait à l'école et ne trouvait pas sa place au sein de cette famille pourtant aisée. Il ne manquait de rien, si ce n'est de repères. Mais la balle orange a une nouvelle fois été la solution à ses problèmes, désormais d'une autre nature.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #808080;">« <em>Mon père savait que le basket pourrait créer une connexion entre nous car il adorait le sport. </em>»</span></p>
<blockquote><p>« <em>Ce jeune homme a vécu l'enfer. </em>» Ed Cooley</p></blockquote>
<p>John Sr s'est investi dans la passion de son fils. Il l'a encouragé avec ferveur et l'accompagnait parfois à l'autre bout de la région pour le voir jouer, quitte à faire des nuits blanches ou à dormir quelques heures dans la voiture. Une attention à laquelle l'adolescent renfermé a fini par s'attacher, s'ouvrant ainsi enfin à lui. Mais le basket lui a aussi offert l'opportunité de rencontrer une autre figure paternelle forte, qui a influé sur sa destinée. Il était encore un petit meneur lycéen surnommé « Peanut » lorsqu'Ed Cooley a flashé sur lui. Les scouts n'avaient d'yeux que pour Andre Drummond, son coéquipier en AAU, mais le coach nommé plus tard à la tête de l'équipe universitaire de Providence a été bluffé par l'énergie déployée par Kris Dunn, tout comme il a été touché par son histoire troublante. « <em>Ce jeune homme a vécu l'enfer. </em>» Cooley sait de quoi il parle. Il a lui même grandi sans son père, entouré de ses sept frères et sœurs. Quatre d'entre eux dormaient dans le même lit. Il a connu les jours sans manger et les déboires classiques des jeunes d'un quartier défavorisé. Le feeling est tout de suite passé entre le lycéen talentueux et son futur mentor.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #808080;">« <em>Le coach a grandi en étant à la rue, il ne savait pas où était son père. Il m'a vu comme quelqu'un qui avait traversé les mêmes épreuves que lui. Il avait un message clair : peu importe l'adversité que vous affrontez, vous pouvez la vaincre. Son histoire m'a marqué parce que j'ai connu tout ça. Je voulais être entouré de quelqu'un comme ça. Quelqu'un qui comprend pourquoi vous êtes parfois frustré mentalement. Quelqu'un qui pouvait me montrer comment m'en sortir, m'apprendre à ne pas être tout le temps en colère et à ne pas penser toujours au passé. J'avais besoin de quelqu'un qui allait me donner envie de continuer à me battre et à ne jamais oublier ma douleur et mes galères. Je savais qu'il serait cette personne. </em>»</span></p>
<p>Convoité par quelques programmes universitaires prestigieux, Kris a préféré rejoindre Ed Cooley à Providence. C'est ici qu'il a appris à faire du basket son futur métier.</p>
<div class="woocommerce "></div>
<h2>Le savoir est une arme</h2>
<p>Mais même à l'abri de la misère financière et affective, et bien que lancé vers une carrière de basketteur professionnel, l'adversité n'a cessé de se mettre en travers de sa route. C'est à 19 ans qu'il a reçu un SMS de son frère lui apprenant la mort de leur mère, avec qui ils espéraient encore recréer des liens.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #808080;">« <em>Je n'ai pas osé l'appeler parce que je ne voulais pas entendre la souffrance dans sa voix, alors j'ai préféré lui envoyer un message pour lui dire que notre mère était décédée </em>», confie John Jr.</span></p>
<blockquote><p>« <em>Il pouvait faire beau dehors, mais je ne voyais que des nuages. C'était sombre. Je n'avais plus de raison de vivre.</em> » Kris Dunn</p></blockquote>
<p>La nouvelle était trop dure à encaisser. Abattu, Kris n'est pas sorti de sa chambre pendant les trois jours qui ont suivi.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #808080;">« <em>Vous voyez la vie de façon complètement différente. Il pouvait faire beau dehors, mais je ne voyais que des nuages. C'était sombre. Je n'avais plus de raison de vivre.</em> »</span></p>
<p>Il a perdu un être cher mais il s’est en plus retrouvé privé de sa passion. Blessé à l'épaule et opéré pour la deuxième année consécutive, il s'est mis à déprimer. Il est resté allongé sur le canapé sans bouger pendant trois semaines, envahi par les doutes et enfermé dans ses pensées sombres.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #808080;">« <em>J'étais à nouveau faible. J'ai perdu du poids après l'opération. Je devais réapprendre à dribbler, à shooter et je devais renforcer mon corps. Encore une fois. </em>» Et pourtant, il a su rebondir. Encore une fois. Il a su trouver des sources de motivation auprès des siens quand il était proche de se laisser abattre. « <em>Je ne fais pas ça juste pour moi. Je le fais pour toute la famille. </em>» Pour sa mère, qu'il « <em>aimera quoi qu'il arrive </em>».</span></p>
<p><img decoding="async" class="alignright size-large wp-image-341617" src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2016/10/kris-dunn-300x163.png" alt="Kris Dunn" width="300" height="163" srcset="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2016/10/kris-dunn-300x163.png 300w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2016/10/kris-dunn-200x109.png 200w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2016/10/kris-dunn-290x158.png 290w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2016/10/kris-dunn-760x414.png 760w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2016/10/kris-dunn-250x137.png 250w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2016/10/kris-dunn-430x235.png 430w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2016/10/kris-dunn-860x470.png 860w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2016/10/kris-dunn-313x170.png 313w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2016/10/kris-dunn.png 1231w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" />Pour son père, qui lui a « <em>apporté une discipline </em>» quand il ne comprenait même pas la définition du terme. Pour son frère, qui n'a pas eu une enfance comme les autres et qui devait veiller sur lui. Pour sa nièce. Pour sa belle-mère et ses demi-soeurs. Dunn est retourné à Providence encore plus fort. Libéré de ses pépins physiques, il a enfin pu exploiter son potentiel lors de sa troisième année sous la tunique des Friars.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #808080;">« <em>La première fois qu'on l'a vu, on s'est dit que c'était un athlète incroyable qui avait beaucoup de chemin à parcourir. On l'a vu grandir et c'est génial </em>», note Andre LaFleur, assistant coach à l'université.</span></p>
<p>Parfois comparé à <strong>John Wall</strong>, il a commencé à attirer les regards des scouts. Sa capacité à prendre le dessus sur son adversaire direct des deux côtés du parquet, son esprit de compétiteur mais surtout son leadership et sa maturité sont autant d'atouts qui ont séduit les différentes franchises NBA. Un avenir dans la grande ligue lui était désormais promis. Son père et son coach l'ont encouragé à rejoindre le monde professionnel puisque les scouts lui garantissaient d'être choisi au premier tour de la draft. Mais lui voyait les choses sous un autre angle. Il a refusé.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #808080;">« <em>Il m'a dit qu'il n'était pas prêt pour la NBA </em>», se souvient Ed Cooley. Ses aptitudes physiques étaient déjà en phase avec les standards exigeants du championnat le plus relevé du monde, mais il ne se sentait pas au point techniquement.</span></p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #808080;">« <em>Je ne veux pas juste être drafté. Je veux être un basketteur professionnel et je n'y suis pas encore. J'ai vu plein de joueurs se perdre en NBA. Une année de plus à l'université ne fait de mal à personne. C'est une occasion d'en apprendre plus sur le jeu et sur soi-même </em>», explique l'intéressé.</span></p>
<p>Il a voulu renforcer ses points faibles. Il a notamment travaillé son tir extérieur – 37% à trois-points lors de sa dernière saison en NCAA – afin d'être sûr d'avoir un impact au sein de cette NBA de plus en plus portée sur le tir longue distance. Des choix considérés comme payants maintenant que sa cote a grimpé.</p>
<p>Mais au-delà de ses progrès dans le jeu, c'est surtout sa maturité qui étonne. Tourner le dos à des millions de dollars garantis pour rester un an de plus à la fac est un choix peu commun à une époque où les jeunes joueurs, surtout ceux qui ont traversé des épreuves difficiles, cherchent à signer leur premier contrat pro le plus tôt possible. Il ne voulait pas quitter Providence sans décrocher son diplôme.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #808080;">« <em>Je voulais être un modèle pour mes deux petites sœurs. Elles sont au lycée et je voulais leur montrer à quel point l'éducation est importante. </em>»</span></p>
<p>Il a compris qu'il ne jouait pas seulement pour la passion ou pour l'argent. Il court après quelque chose de plus grand que lui-même. Il sait que son impact peut dépasser le cadre du sport et que son histoire est une source d'inspiration, d'abord pour ses proches mais aussi pour tous ceux qui, comme lui, ont traversé des moments de doutes et doivent faire face à l'adversité, quelle que soit sa nature.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #808080;">« <em>J'ai toujours voulu être enseignant ou conseiller d'orientation. J'adore motiver les jeunes lorsqu'ils ne se sentent pas capables de vaincre leurs problèmes. </em>» Le basket a eu des effets thérapeutiques pour lui mais aussi pour ceux qui ont suivi son parcours. « <em>Le voir jouer me fait presque pleurer. C'est ce que j'aime le plus </em>», balance John Jr, ému aux larmes devant les caméras d'ESPN lors d'un reportage consacré à son frangin.</span></p>
<p>Car c'est dans le sport que Kris Dunn a trouvé le moyen d'envoyer un message clair qui fait presque office de slogan pour celui qui a passé une majeure partie de sa vie à encaisser les coups et à soigner ses blessures : « <em>les rêves peuvent devenir réalité </em>»<em>.</em></p>
<h3>Kris Dunn</h3>
<p>Kristofer Michael Dunn<br />
Chicago Bulls<br />
Meneur/22 ans/1,93 m<br />
Draft : sélectionné en 5<sup>ème</sup> position par les Wolves en 2016<br />
Equipes : Providence Friars, Minnesota Timberwolves, Chicago Bulls<br />
Palmarès : Deux fois meilleur joueur de la Big East (2015 et 2016), deux fois meilleurs défenseur de la Big East (2015 et 2016)<br />
Stats 2017-2018 : 13,7 pts, 4,8 rbds, 6,0 pds et 1,9 steal en 29 min</p>
<p><em>Cet article sur Kris Dunn est issu du numéro 58 de REVERSE</em></p>
<div class="woocommerce "></div>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>Alcool, crack, vol à la tire et Finales NBA : l’histoire de Richard Dumas</title>
		<link>https://www.basketsession.com/NBA/nba-alcool-crack-michael-jordan-phoenix-histoire-richard-dumas-histoire-2023-576608/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Théophile Haumesser]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Feb 2024 16:06:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Charles Barkley]]></category>
		<category><![CDATA[Michael Jordan]]></category>
		<category><![CDATA[Phoenix Suns]]></category>
		<category><![CDATA[Richard Dumas]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/11/Richard-Dumas-Mag-1.jpg" alt="Alcool, crack, vol à la tire et Finales NBA : l’histoire de Richard Dumas" /></div><p>L'histoire de Richard Dumas, qui fête ses 54 ans aujourd'hui, c'est celle d'un combat acharné contre les addictions, contre les névroses, contre lui-même.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/11/Richard-Dumas-Mag-1.jpg" alt="Alcool, crack, vol à la tire et Finales NBA : l’histoire de Richard Dumas" /></div><p>Mais d’où il sort lui ? Qui c’est ce gars qui tape des dunks sur la tête des Chicago Bulls en finales NBA et qui joue face à <strong>Michael Jordan</strong> <strong>et Scottie Pippen</strong> comme s’il avait fait ça toute sa vie ? Quoi, c’est un rookie ? Et d’abord, c’est qui ce <strong>Richard Dumas</strong> , qui fête ses 54 ans aujourd'hui ?</p>
<p>En 1993, bien avant Internet, les réseaux sociaux et les fils d’infos en continu, il n’était pas facile d’obtenir des réponses à de telles questions. Le plus simple, c’était de simplement profiter du spectacle. De toute façon, les réponses finiraient bien arriver plus tard, ce gars-là – avec son jump, son culot et sa polyvalence – allait manifestement devenir un pilier de la ligue pour un bon moment. Sauf que…</p>
<p>Sauf que Richard Dumas a disparu des radars aussi rapidement qu’il y était apparu. Des rumeurs parlaient de problèmes de drogue, mais rien de tout cela n’était bien clair. Le seul truc qui était évident, c’est que sur son seul talent, il aurait dû faire une belle carrière… et que ça n’a pas été le cas.</p>
<h2>Pas né sous la même étoile</h2>
<p>Il y a peu, l’ancien ailier bondissant des Phoenix Suns est revenu sur son passé et sur son parcours <a href="https://www.youtube.com/playlist?list=PLcv90EucFrog6V_rzbxDLuJUMgOLfPTSW" target="_blank" rel="noopener noreferrer">avec DJ Vlad</a> pour lever un peu du mystère qui l’entourait toujours, bientôt trente ans après ses plus incroyables faits d’arme. On y découvrait un homme apaisé, mais dont la trajectoire de vie est à la fois totalement absurde et tristement logique.</p>
<p>De son père, un ancien joueur ABA appelé comme beaucoup d’autres jeunes de sa génération à participer à la guerre du Vietnam, il n’a pas hérité que les qualités athlétiques. Il a également pris très vite de terribles habitudes. Diagnostiqué comme souffrant du trouble « ADHD », une terminologie fourre-tout qui désignait des enfants atteints de différents troubles de l’attention ou d’hyperactivité, au nom duquel les médecins n’hésitaient pas à prescrire des doses de Ritaline, un puissant psychostimulant dont les propriétés sont comparables à celles des amphétamines, Richard Dumas a été très vite confronté à l’usage de substances diverses, dans son cercle le plus intime.</p>
<blockquote><p>« Quand j'avais quatre ou cinq ans, mon père avait l'habitude de me faire boire de la bière pour essayer de me calmer, vu que je courrais partout », explique-t-il.</p>
<p>« A l'époque, mon grand-père me laissait aussi lui allumer ses cigarettes. Et puis, plus tard, j'ai commencé à fumer de la weed vers douze-treize ans. J'ai toujours eu une mentalité d'addict. Il m'arrivait même de prendre les médicaments de ma mère. »</p></blockquote>
<p>Pour un gamin en manque manifeste de stabilité, on ne pouvait pas imaginer pire départ dans la vie. Vols mineurs, vandalisme, il grandit en peinant à trouver des moyens de se canaliser et il se tourne finalement vers le sport pour trouver une façon d’utiliser à bon escient son énergie débordante.</p>
<blockquote class="sq"><p>"A partir de là, je me suis mis à boire à chaque fois avant de jouer."</p></blockquote>
<p>Foot US, baseball, basket, il brille dans tous les sports, mais finit par se concentrer quasi uniquement sur la balle orange, aidé dans son choix par une poussée de croissance spectaculaire durant ses années au lycée. Mais s’il se découvre un vrai tempérament de compétiteur et de belles aptitudes sur le parquet, Richard se rend également compte que, plus il progresse, plus on s’intéresse à lui, ce qui lui cause un stress grandissant.</p>
<blockquote><p>« Je n'aimais pas trop toute l'attention que ça me valait. Ça me mettait une sorte de pression. Un jour où on avait un gros match, durant mon année sophomore, j'ai trouvé un magasin qui me laissait acheter de la bière. J’en ai bu trois juste avant de jouer, pour essayer de me calmer. J'ai fait un bon game et, à partir de là, je me suis mis à boire à chaque fois avant de jouer.</p>
<p>Et puis, un jour, quand j'avais 18 ans, l'un de mes soi-disant amis m'a fait prendre du crack sans que je le sache. C'était censé être juste un joint, mais je ne savais pas qu'il avait mis du crack dedans.</p>
<p>Cette drogue me faisait trop peur, parce que j'avais vu toutes ces photos de gens qui en prenaient. Mais après ça, je suis tombé accro. C'est comme ça que tout a commencé. »</p></blockquote>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/actu/nba-finals-1993-richard-dumas-phoenix-suns-463401/" target="_blank" rel="noopener noreferrer" data-title="A lire aussi">Richard Dumas : le rookie surprise des Finals 1993 flingué par la drogue</a></p>
<p><iframe src="//www.youtube.com/embed/4cDWdt8ik9U" width="560" height="314" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<h2>Les années college version Richard Dumas</h2>
<p>Malgré tout, son talent indiscutable fait que plusieurs universités lui proposent des bourses, notamment Georgetown et Arkansas. Il choisit finalement Oklahoma State, afin de rester près de sa mère, et il y croise le temps d’une saison la route de <strong>John Starks</strong>. Manque d’éloignement, manque de cadre, ses problèmes grimpent dans ses valises et l’accompagnent jusqu’à l’université.</p>
<blockquote><p>« Quand je suis arrivé à la fac, pendant mon premier semestre, j'étais tellement heureux d'être là que j'ai bien failli me faire virer tellement je buvais et je fumais. Je n'arrêtais pas de faire la fête, jusqu'au moment où ils m'ont dit que je ne pourrais plus  jouer au basket si mes notes continuaient de chuter. »</p></blockquote>
<p>De quoi lui donner à réfléchir, à lui ainsi qu’à son coach, puisqu’avec un peu plus de 17 points par match il figurait parmi les tout meilleurs freshmen du pays.</p>
<blockquote><p>« Donc j'ai dû lever le pied, mais je prenais toujours de la drogue. J'ai même été suspendu à la fin de ma première année. On venait de jouer contre les Sooners, qui étaient classés numéro 1 à l'époque, et j'ai fait l'un de mes meilleurs matches.</p>
<p>J'ai tellement bien joué qu'ils ont dû se dire que c'était louche et ils m'ont fait passer un contrôle anti-dopage dans la foulée (il se marre). J'ai testé positif et j'ai dû partir en centre de désintox pour finir le semestre. »</p></blockquote>
<p>Cette première expérience aurait dû sonner le tocsin dans sa tête et lui faire réaliser qu’il était sur le point de tout foutre en l’air, mais là encore, Richard Dumas manquait de l’aide nécessaire pour pouvoir amorcer un virage décisif. Les tentations étaient trop présentes, partout, tout le temps.</p>
<blockquote><p>« Comme j'étais la star de l'équipe, on me filait de la drogue gratuitement. Et puis, comme je n'avais pas trop d'argent, j'y allais mollo pour que ça me dure suffisamment longtemps. »</p></blockquote>
<p>Durant ses trois années à OSU, ses stats n’ont fait que régresser et il a finalement choisi de partir jouer en Israël, à l’Hapoel Holon, plutôt que de disputer sa saison senior avant de revenir juste à temps pour la draft 1991. Après autant de temps passé loin des radars des scouts NBA, sa cote avait forcément chuté dramatiquement et c’est alors qu’il s’apprêtait à quitter la salle qu’il a finalement entendu son nom. Les Phoenix Suns venaient de le sélectionner au second tour, avec le 46<sup>ème</sup> pick.</p>
<blockquote class="sq"><p>« On venait de finir notre dernier match de présaison et j'ai été testé positif à la cocaïne. »</p></blockquote>
<blockquote><p>« Être drafté, c'était l'un de mes plus beaux jours de ma vie, c'était la première partie de mon but ultime, qui était de gagner un titre », sourit-il encore aujourd’hui.</p></blockquote>
<p>Et alors qu’il touchait son rêve du bout des doigts, avant même de jouer son premier match de saison régulière, tout s’est écroulé.</p>
<blockquote><p>« On venait de finir notre dernier match de présaison et ils m'ont fait passer un test. J'ai été testé positif à la cocaïne. Je prenais encore du crack à l'époque. Je prenais même plus de drogue qu'avant, parce que désormais j'en avais les moyens.</p>
<p>Je savais bien qu'ils allaient tester tous les rookies au moins une fois pendant la présaison. Je fumais des joints avec de la cocaïne dedans et il me fallait au moins deux ou trois jours pour l’évacuer de mon système.</p>
<p>On était parti faire un road trip, donc je pensais que ça irait, mais dès mon retour, j'ai succombé à l'addiction, il fallait que je me drogue... et je me suis fait tester le lendemain même. Si j'avais réussi à attendre un jour de plus, je m'en serais sorti. (sourire) »</p></blockquote>
<p>La décision des Suns et de la ligue est sans appel : une suspension d’un an et l’obligation d’entrer en cure de désintoxication. Contractuellement, il était toujours lié à Phoenix, mais Dumas ne savait pas du tout si le club lui donnerait une nouvelle chance.</p>
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		<title>Jeremy Sochan, le grain de folie des Spurs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Benjamin Moubèche]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Dec 2023 11:48:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Gregg Popovich]]></category>
		<category><![CDATA[Jeremy Sochan]]></category>
		<category><![CDATA[San Antonio Spurs]]></category>
		<category><![CDATA[Victor Wembanyama]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2023/12/Cover-BasketSession-4.png" alt="Jeremy Sochan, le grain de folie des Spurs" /></div><p>DE NOTRE CORRESPONDANT À SAN ANTONIO – Ses cheveux vendent la mèche : Jeremy Sochan n’est pas un joueur comme les autres. C’est précisément pour cette raison que les Spurs ont choisi d’en faire leur cobaye.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2023/12/Cover-BasketSession-4.png" alt="Jeremy Sochan, le grain de folie des Spurs" /></div><p class="p1"><span class="s1">Quand les Spurs ont jeté leur dévolu sur <b>Jeremy Sochan</b> lors de la draft 2022, ils savaient qu’ils n’accueilleraient pas un rookie ordinaire. Déjà remarqué à l’Université Baylor pour sa chevelure caméléon — verte, bleue, jaune —, c’est avec un costume croisé violet et une nouvelle teinture blonde qu’il a grimpé sur la scène du Barclays Center, pour le plus grand moment de sa vie. L’expression d’une originalité qui le définit en tant que personne et en tant qu’athlète.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Hors du terrain, le basketteur américano-polonais se décrit comme un «</span><span class="s2"> </span><span class="s1">citoyen du monde</span><span class="s2"> </span><span class="s1">», un «</span><span class="s2"> </span><span class="s1">esprit libre</span><span class="s2"> </span><span class="s1">», au croisement des cultures américaines et européennes. Sa personnalité déborde, au point de déteindre sur <b>Victor Wembanyama</b> avec ses folies capillaires. Sur le parquet, il déploie une singularité tout aussi captivante.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Aujourd’hui, Sochan s’est vu attribuer un rôle à son image : décalé, intrigant. Propulsé meneur pour la première fois de sa jeune carrière, il doit désormais transformer son jeu. Un pari d’une excentricité rare pour San Antonio.</span></p>
<h3 class="p2"><span class="s1">Dès sa draft, les prémices de l’expérience</span></h3>
<p class="p1"><span class="s1"><i>«</i></span><span class="s2"> </span><span class="s1"><i>Je ne me mets pas d’étiquette de poste</i></span><span class="s2"> </span><span class="s1"><i>»</i>, assurait le joueur de 2,03 m à <a href="https://theathletic.com/3374180/2022/06/21/nba-draft-jeremy-sochan-2022/" target="_blank" rel="noopener"><span class="s3">Mike Vorkunov de <i>The Athletic</i></span></a>, juste avant sa draft. <i>«</i></span><span class="s2"> </span><span class="s1"><i>Parce que je sens que je peux faire tout ce qu’un meneur peut faire et tout ce qu’un pivot peut faire en attaque, mais aussi en défense.</i></span><span class="s2"> </span><span class="s1"><i>»</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Si Sochan oscillait entre les postes 3 et 5 au niveau universitaire, on lui reconnaissait une «</span><span class="s2"> </span><span class="s1">mentalité de meneur</span><span class="s2"> </span><span class="s1">». L’héritage de sa mère, Aneta, meneuse spécialiste de la passe et sa première coach.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Avant son entrée en NBA, son nom était régulièrement associé à celui de <b>Draymond Green</b>. Son style de jeu, axé sur la défense et la création, y était pour beaucoup. Sa personnalité électrique également. <i>«</i></span><span class="s2"> </span><span class="s1"><i>Sa manière de jouer et son énergie sont agaçantes. C’est un joueur que j’admire, j’aime sa fougue et son intelligence. C’est quelque chose que je retrouve chez lui et chez moi</i></span><span class="s2"> </span><span class="s1"><i>»</i>, a-t-il confié à <a href="https://andscape.com/features/spurs-forward-jeremy-sochan-is-the-nbas-most-interesting-rookie/" target="_blank" rel="noopener"><span class="s3">Marc J. Spears de <i>Andscape</i></span></a>.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Dans une ligue où la notion de «</span><span class="s2"> </span><span class="s1">positions</span><span class="s2"> </span><span class="s1">» se brouille, la transition Sochan vers un rôle de créateur apparaît comme une évolution logique. Celle-ci le rapproche de son modèle. Un choix sensé, malgré un démarrage timide.</span></p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/victor-wembanyama-les-spurs-et-le-test-du-marshmallow-681835/" data-title="A lire aussi">Victor Wembanyama, les Spurs, et le test du marshmallow</a></p>
<h3 class="p2"><span class="s1">Cette saison, des débuts difficiles</span></h3>
<p class="p1"><span class="s1"><i>«</i></span><span class="s2"> </span><span class="s1"><i>Il n’a pas peur de faire d’erreurs</i></span><span class="s2"> </span><span class="s1"><i>»</i>, assurait <b>Gregg Popovich</b>, à la fin de sa saison rookie. Preuve en est, dès son arrivée à San Antonio, l’athlète n’a pas hésité à convier le légendaire coach à un dîner. <i>«</i></span><span class="s2"> </span><span class="s1"><i>Si on ne demande pas, on ne sait jamais</i></span><span class="s2"> </span><span class="s1"><i>»</i>, justifiait-il.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Il faut cet état d’esprit pour se contorsionner dans un rôle inédit et en dévoiler les résultats approximatifs sous les yeux du monde — ce dont il avait déjà pris l’habitude avec son lancer franc à une main. </span><span class="s1">En moyenne, 2,4 ballons échappent à Jeremy Sochan chaque soir, un volume considérable comparé à son apport à la création (4,4 passes décisives par match). Surtout, il peine à orchestrer le jeu des Spurs comme le ferait un meneur de formation, tel que <b>Tre Jones</b>.</span></p>
<blockquote class="sq"><p><span class="s1"><i>«</i></span><span class="s2"> </span><span class="s1"><i>C’est un processus. Mais au fil des jours, ça devient plus facile, je m’améliore.</i></span><span class="s2"> </span><span class="s1"><i>»</i></span></p></blockquote>
<p class="p1"><span class="s1"><i>«</i></span><span class="s2"> </span><span class="s1"><i>C’est la première fois de ma vie que je joue meneur. Une transition comme celle-ci est rare en NBA. Il y a eu des moments où je n’avais pas envie. Il y a eu des moments de doutes</i></span><span class="s2"> </span><span class="s1"><i>»</i>, a-t-il confié. <i>«</i></span><span class="s2"> </span><span class="s1"><i>Il ne va pas devenir Chris Paul en quelques matches. Il apprend à chaque rencontre</i></span><span class="s2"> </span><span class="s1"><i>»</i>, a rappelé Popovich.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">À tout juste vingt ans, Sochan n’arpente les parquets de la ligue nord-américaine que depuis 14 mois. Talent brut, imprévisible, il n’avait pas même décroché une place de titulaire en NCAA. La patience est de rigueur, surtout pour celui dont on a fait l’expérience de la saison 2023-2024.</span></p>
<h3 class="p2"><span class="s1">Aux Spurs, la place du développement</span></h3>
<p class="p1"><span class="s1">Gregg Popovich avait sans doute tort d’annoncer que <i>«</i></span><span class="s2"> </span><span class="s1"><i>la victoire [serait] aussi importante cette année que le développement des jeunes l’était la saison dernière</i></span><span class="s2"> </span><span class="s1"><i>»</i>. La progression, semble-t-il, reste au cœur des priorités. C’est ce qui donne du sens à cette phase de test.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Oui, Tre Jones, seul véritable gestionnaire de l’effectif, rendrait les Spurs plus performants. Son impact statistique (+16,5 sur le différentiel de l’équipe lorsqu’il est sur le terrain) est indéniable. Il fait partie de presque tous les lineups les plus efficaces des Texans. Cependant, l’enjeu dépasse la victoire immédiate.</span></p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr" data-theme="light">
<p dir="ltr" lang="fr">Jeremy Sochan à propos de sa transition vers le poste de meneur : « C’est un processus. Mais au fil des jours, ça devient plus facile, je deviens meilleur. » <a href="https://t.co/1epbZtbC3b">pic.twitter.com/1epbZtbC3b</a></p>
<p>— Benjamin Moubèche (@BenjaminMoubech) <a href="https://twitter.com/BenjaminMoubech/status/1730438205906854370?ref_src=twsrc%5Etfw">1 décembre 2023</a></p></blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">Si l’expérience s’avère concluante, San Antonio aura gagné un meneur et un atout précieux. La possibilité d’aligner cinq joueurs si mobiles de plus de deux mètres apporte une flexibilité inestimable en défense. En cas d’échec, l’essai aura tout de même permis d’en apprendre plus et de développer ses talents de créateur — une formidable qualité pour un ailier, comme Draymond Green peut l’attester. Aussi ceux du collectif, qui partage davantage le playmaking en sa présence.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Jeremy Sochan incarne le grain de folie des Spurs. Par son excentricité, il apporte une touche de fantaisie au milieu de l’organisation militaire imposée par Popovich. L’éloigner de sa zone de confort pour le propulser dans un rôle atypique ne le dénature en rien. Cette extravagance fait partie de lui, en tant que personne et athlète. <i>«</i></span><span class="s2"> </span><span class="s1"><i>Je crois en moi</i></span><span class="s2"> </span><span class="s1"><i>»</i>, a-t-il affirmé. <i>«</i></span><span class="s2"> </span><span class="s1"><i>Je veux montrer qu’il est possible d’être soi-même.</i></span><span class="s2"> </span><span class="s1"><i>»</i></span></p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/victor-wembanyama-spurs-3-683481/" data-title="A lire aussi">Pourquoi les Spurs doivent faire évoluer l’expérience Victor Wembanyama</a></p>
<h3 class="p2"><span class="s1">Pour Jeremy Sochan, un changement de statut</span></h3>
<p class="p1"><span class="s1">Certes, les résultats ne sont pas au rendez-vous dans l’immédiat. Mais Sochan évolue.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><i>«</i></span><span class="s2"> </span><span class="s1"><i>C’est un processus. Mais au fil des jours, ça devient plus facile, je m’améliore</i></span><span class="s2"> </span><span class="s1"><i>»</i>, a témoigné le natif de l’Oklahoma, pétri d’une profonde foi en son coach et d’une constante envie d’apprendre. <i>«</i></span><span class="s2"> </span><span class="s1"><i>Je vais continuer comme ça. Tant que j’ai la confiance de mes entraîneurs, de mes coéquipiers, c’est la chose la plus importante.</i></span><span class="s2"> </span><span class="s1"><i>»</i> Ses camarades de jeu ne manquent pas, en effet, de manifester leur «</span><span class="s2"> </span><span class="s1">fierté</span><span class="s2"> </span><span class="s1">». Son coach, quant à lui, met régulièrement en lumière ses progrès. Un soutien crucial face au bruit extérieur.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Malgré son rôle sujet à débat, Jeremy Sochan entre dans une autre dimension cette année. Au-delà de ses talents bourgeonnants de créateur, son tir est l’une des grandes révélations de la saison. Il réussit 42,9 % de ses tirs à trois points pour 3,6 tentatives par rencontre, une précision qui pourrait lui ouvrir de nouvelles portes.</span></p>
<blockquote class="sq"><p><span class="s1"><i>«</i></span><span class="s2"> </span><span class="s1"><i>Je veux montrer qu’il est possible d’être soi-même.</i></span><span class="s2"> </span><span class="s1"><i>»</i></span></p></blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">Jeudi dernier, <a href="https://www.basketsession.com/NBA/victor-wembanyama-nba-san-antonio-spurs-atlanta-hawks-683770/">face aux Hawks</a>, le meneur a établi son record personnel avec 33 points, en ne manquant que deux tirs sur 14 tentatives. Il a également enregistré 8 rebonds et 6 passes décisives. <i>«</i></span><span class="s2"> </span><span class="s1"><i>Je pense qu’il a peut-être réalisé son meilleur match</i></span><span class="s2"> </span><span class="s1"><i>»</i>, l’a complimenté Gregg Popovich.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Alors qu’il est souvent opposé à l’adversaire le plus dangereux quand il défend et que son potentiel offensif était la source de doutes, il connaît une ascension fulgurante. Sa personnalité et son énergie restent, mais il devient un nouveau joueur. Lui aussi incarne incontestablement l’avenir des Spurs, aux côtés de Wembanyama, et demeure l’un de leurs éléments les plus fascinants.</span></p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/cqfr-nba-cup-lebron-james-684257/" data-title="A lire aussi">CQFR-NBA Cup : LeBron King in the Fourth, on connaît le Final Four</a></p>
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		<title>Du deal à la NBA, l&#8217;enfance ghetto de Dejounte Murray</title>
		<link>https://www.basketsession.com/NBA/dejounte-murray-ghetto-deal-drogue-histoire-atlanta-2023-562229/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Antoine Pimmel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Sep 2023 15:17:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Dejounte Murray]]></category>
		<category><![CDATA[Draft NBA 2016]]></category>
		<category><![CDATA[Jamal Crawford]]></category>
		<category><![CDATA[San Antonio Spurs]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/06/NBA-dejounte-murray.jpg" alt="Du deal à la NBA, l&rsquo;enfance ghetto de Dejounte Murray" /></div><p>Trafic, drogues, prison, ghetto... Dejounte Murray, qui fête ses 27 ans aujourd'hui, revient de très loin. Portrait d'un survivant du bitume devenu All-Star.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/06/NBA-dejounte-murray.jpg" alt="Du deal à la NBA, l&rsquo;enfance ghetto de Dejounte Murray" /></div><p>« <em>Je ne suis pas censé être ici.</em> » Posé dans un parking, à l’intérieur de sa voiture, <strong>Dejounte Murray</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?time_continue=1680&amp;v=oyhVwXBwww4&amp;feature=emb_logo" target="_blank" rel="noopener noreferrer">raconte son histoire au journaliste Chris Haynes</a>. Par « ici », il veut dire en NBA. En tant que joueur professionnel. Ou peut-être même juste en vie.</p>
<p>Son parcours ne lui prédestinait pas un avenir dans la plus grande ligue du monde. Des millions, peut-être. Mais alors ceux de la drogue. L’argent sale. Un passé sombre aux débouchés souvent les mêmes : la mort ou la prison. Quatre murs ou quatre planches.</p>
<blockquote>
<p style="padding-left: 40px;">« J’étais actif dans la rue dès mes 11 ans. Et quand je dis ‘actif’, je ne parle pas juste de traîner dans le corner. Tout le monde connaissait mon nom dans le block », confie le meneur des San Antonio Spurs.</p>
</blockquote>
<h3>Dejounte Murray, prince de la rue</h3>
<p>Une manière discrète d’avouer que le natif de Seattle pesait dans le trafic. « Baby boy », un surnom trompeur pour celui qui, bien qu’entouré de jeunes plus âgés que lui, prenait déjà des décisions dans la street. C’était ça, son monde. Bien loin de la NBA et de la gloire.</p>
<blockquote><p>« En fait, ça a commencé bien avant. J’ai été baigné là-dedans. Ma mère faisait des allers-retours en prison. Je connaissais déjà toutes les drogues à quatre ou cinq ans. »</p></blockquote>
<p>Les ficelles du métier. De son futur métier. Comment se concentrer sur l’école ou bien même la balle orange quand il y a des dollars à amasser ? Une logique qui a animé Murray pendant toute son enfance. Et même une partie de son adolescence. Pourtant, il était doué balle en main. Il le savait. Tout le monde le savait dans le coin.</p>
<p>Au point où son nom est arrivé jusqu’aux oreilles de <strong>Jamal Crawford</strong>. Le vétéran NBA, véritable icône du basket à Seattle, évoluait dans le même lycée, Ranier Beach High School, des années plus tôt.</p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/dejounte-murray-spurs-bon-choix-635881/" data-title="A lire aussi">Dejounte Murray, pourquoi les Spurs ont fait le bon choix</a></p>
<p>Mais c’est justement via le biais de contacts en commun, et à force qu’on lui répète que le jeune « Baby boy » était un crack en puissance, que Crawford a finalement rencontré le prodige. Ce jour-là, Dejounte a planté 40 points. Encensé par « J-Crossover » il… s’en contrefichait. Parce qu’il y avait la rue. Encore. Toujours. Et la suite habituelle, c’est donc l’incarcération. Il n’y a pas échappé.</p>
<h3>Jamal Crawford comme sauveur</h3>
<p>Malgré les SMS constants de Crawford, qui l’incitait à « <em>arrêter ses conneries et à tout faire pour aller en NBA</em> », Dejounte Murray a fini par plonger. Heureusement, il était encore très jeune. Bien plus jeune que ses acolytes qui ont pris des peines exemplaires. Cinq ans. Dix ans. Quinze ans. Et pour lui ? Un mois. Un mois en prison pour mineurs.</p>
<p>Une fois sorti, son groupe de potes était éparpillé dans les établissements pénitenciers de l’état. Difficile de traîner dans ces conditions. Surtout que les mots de son nouveau mentor commençaient à résonner de plus en plus forts dans sa tête.</p>
<blockquote><p>« Après avoir passé un mois dans une prison pour mineurs, je suis rentré à la maison et je voulais vraiment changer de vie. Je n’ai jamais regardé derrière moi par la suite. Je n’ai plus jamais été impliqué dans aucune histoire. »</p></blockquote>
<p>Quitter les affaires n’est jamais facile. Le poids des regards et du quartier peut peser. Mais il était déjà trop respecté. Et ses collègues avaient conscience de son potentiel. Et comprenait donc sa décision. Il était temps qu’il vole de ses propres ailes, vers un futur moins incertain. Mais ça a tout de même été compliqué pour lui. De se refaire une vie. De se reconstruire des habitudes, complètement différentes.</p>
<p style="padding-left: 40px;"><span style="color: #808080;">« <em>C’était difficile pour moi parce que je n’avais jamais été exposé à autre chose que la drogue, le deal et les toxicos.</em> »</span></p>
<h3>Rattrapé par le ghetto le soir de la draft</h3>
<p>Débarquer à l’université, à Washington, était déjà une victoire. Une réussite rare vu son secteur d’origine. Aucun membre de sa famille n’a terminé le lycée par exemple. Tout le reste, c’est que du bonus. Mais Dejounte Murray s’est tenu à ses engagements. En s’appliquant. En bossant dur. Et en se distinguant lors de son unique saison en NCAA.</p>
<p>16 points, 6 rebonds et plus de 4 passes. Très solide pour un freshman. De quoi attirer l’œil des recruteurs. Un tel potentiel, c’est quasiment l’assurance d’être drafté dans les dix ou quinze premiers. Avant que son passé ne le rattrape à toute vitesse.</p>
<blockquote><p>« Plusieurs équipes m’ont promis de me prendre dans la loterie. Puis le jour arrive et je commence à être jugé pour ce que j’ai fait à 13, 14 ou 15 ans. »</p></blockquote>
<p>Murray serait affilié à un gang. Une rumeur qui fait chuter sa cote. Mais de toute façon, peu importe quelle équipe le choisissait. Du moment qu’il se retrouvait dans une bonne situation. C’est tout ce qui comptait pour lui.</p>
<blockquote><p>« J’étais reconnaissant d’être pioché. J’étais heureux qu’une équipe croie en moi et ne me juge pas. Les Spurs ont vu un jeune qui avait besoin d’être guidé, qui a besoin d’aide et qui a besoin qu’on lui donne une chance. »</p></blockquote>
<p>Cette chance, il l’a saisie. Il s’est donné l’opportunité de quitter le ghetto. Il l’a fait. Depuis, il bosse dur. Il s’arrache en défense. Il progresse saison après saison, <a href="https://www.basketsession.com/actu/dejounte-murray-blessure-437893/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">même si une grave blessure a ralenti son évolution</a> au point d'être devenu All-Star avec les Spurs. Dejounte Murray est maintenant considéré comme l’un des piliers des ambitions d'Atlanta et aucun obstacle ne devrait plus l'empêcher de devenir une référence en NBA.</p>
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		<title>Tony Parker, une odyssée comme on n&#8217;en verra plus</title>
		<link>https://www.basketsession.com/NBA/tony-parker-spurs-nba-histoire-odyssee-hall-of-fame-463928/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Antoine Pimmel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Aug 2023 14:19:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Gregg Popovich]]></category>
		<category><![CDATA[Jason Kidd]]></category>
		<category><![CDATA[LeBron James]]></category>
		<category><![CDATA[Manu Ginobili]]></category>
		<category><![CDATA[Miami Heat]]></category>
		<category><![CDATA[San Antonio Spurs]]></category>
		<category><![CDATA[Tim Duncan]]></category>
		<category><![CDATA[Tony Parker]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2017/04/170402_spurs_jazz_075-1100x604.jpg" alt="Tony Parker, une odyssée comme on n&rsquo;en verra plus" /></div><p>Un retour en profondeur sur la carrière NBA du plus grand basketteur français de tous les temps, le légendaire Tony Parker, qui s'apprête à entrer au Hall of Fame. </p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2017/04/170402_spurs_jazz_075-1100x604.jpg" alt="Tony Parker, une odyssée comme on n&rsquo;en verra plus" /></div><p>C’est l’histoire d’un gamin qui avait un rêve. Celui de suivre les pas de son idole Michael Jordan et de jouer en NBA. Ce rêve, <strong>Tony Parker</strong>, qui s'apprête à entrer au Hall of Fame ce weekend, en a fait une réalité. Un conte merveilleux pour lui, pour ses milliers de supporteurs et de passionnés de balle orange ainsi que pour le basket français. Ce rêve, c’est donc son histoire. Une histoire qui a bien failli ne jamais commencer.</p>
<p>Parce qu’avant de devenir un pionnier, une icône et un Hall Of Famer dont le numéro 9 <a href="https://www.basketsession.com/actu/tony-parker-maillot-retire-spurs-11-novembre-458807/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">a été retiré</a> par les San Antonio Spurs, TP était un jeune homme très talentueux, ambitieux mais qui avait encore tout à prouver de l’autre côté de l’Atlantique.</p>
<p>Un petit meneur de 19 ans quasiment inconnu des Américains. Il faut resituer le contexte. Nous sommes au début des années 2000 et les internationaux sont à peine plus d’une trentaine – et encore c’était déjà un bond par rapport à la décennie précédente ! – dans la ligue la plus relevée et la plus médiatisée du monde.</p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/tony-parker-interview-florent-bodin-final-shot-581195/" data-title="A lire aussi">Tony Parker-The Final Shot : son réalisateur nous raconte le docu événement</a></p>
<p>Style de jeu, langue, mentalités, méthodes… le fossé entre la NBA et les championnats européens était bien plus grande que l’océan qui sépare les deux continents. Les recruteurs US ne squattaient pas les sols français, espagnols ou russes comme ils le font aujourd’hui. Personne n’imaginait alors qu’un joueur du Paris Basket Racing puisse un jour marquer l’Histoire aux Etats-Unis. Après rongé son frein dans l’ombre de Laurent Sciarra, cadre des Bleus et médaillé olympique à Sidney, le jeune Parker est bombardé à la mène de l’équipe de la capitale au coup d’envoi de la saison 2000-2001.</p>
<p>Ses performances ont attiré l’attention de quelques franchises. Dont les Spurs, champions en 1999. Et à peine sorti de l’adolescence, le prodige formé à l’INSEP a décidé de se présenter à la draft bien plus tôt que ce qu’il l’avait prévu initialement. Le rêve est devenu un objectif.</p>
<p>Il est donc parti à l’aventure à l’autre bout du monde. Avec l’ambition de convaincre une organisation de miser sur lui. Première étape du trajet à San Antonio, Texas. Là où tout aurait pu s’arrêter très rapidement. Parce que si l’histoire est si belle aujourd’hui, c’est aussi parce qu’elle a débuté… sur un échec cuisant.</p>
<blockquote><p>« Mon premier workout avec une équipe NBA était un désastre. J’étais terriblement nul. Et quand ça s’est terminé, j’ai pensé qu’il en était de même pour mes rêves de jouer en NBA », racontait l’intéressé dans sa longue colonne pour <a href="https://www.theplayerstribune.com/en-us/articles/tony-parker-san-antonio-spurs" target="_blank" rel="noopener noreferrer">The Player’s Tribune</a> en août 2018. Sous les yeux de Gregg Popovich, le coach, et de R.C. Buford, le GM, le Français s’est fait balader : « Ils avaient fait venir Lance Blanks, un ancien joueur NBA, pour mener mon workout. Il m’a complètement dominé. »</p></blockquote>
<p>Au point où l’entraîneur a coupé la séance après seulement dix minutes. Voilà. Terminé.</p>
<p>Mais le coach des éperons s’est toujours reposé sur ses principes. Il était persuadé d’avoir vu un basketteur prometteur. Alors il lui a donné une deuxième chance. Cette fois-ci, Tony Parker s’en est mieux sorti. Toujours opposé à Banks, il a tenu le choc. Quelques semaines plus tard, San Antonio l’a sélectionné en vingt-huitième position à la draft. L’histoire pouvait donc continuer. Tout est allé si vite ensuite.</p>
<h2>Tony Parker, un petit Français dans l'Histoire de la NBA</h2>
<p>Le 3 novembre 2001, pour son troisième match en NBA, TP cumulait 15 points et 6 passes décisives en sortie de banc. Quelques jours plus tard, Popovich a pris la décision de le lancer dans le cinq majeur. Pop. Faire confiance à un rookie. Après seulement cinq rencontres. Le Français a sauté le vétéran Antonio Daniels dans la rotation et il a soudainement eu pour mission d’alimenter Tim Duncan et David Robinson en ballons dans la raquette. Aux Spurs, l’une des meilleures équipes de la ligue. Incroyable.</p>
<p>Le 6 novembre, à l’occasion d’un duel contre Orlando, il est devenu le plus jeune meneur titulaire de l’Histoire de la NBA. Plus de 1200 autres ont suivi, saisons régulières et playoffs inclus, sous la tunique noire et blanche de San Antonio. Un maillot, le numéro 9, qui va donc être retiré au plafond de l’AT&amp;T Center cette nuit. Un hommage réservé aux plus grands. C’est la place qu’il occupe dans le basket. Ici et là-bas. Une récompense logique après avoir compilé quatre titres, un trophée de MVP tout en étant six fois All-Star.</p>
<p>Aujourd’hui, son nom est sanctifié à Fort Alamo. Mais ça n’a pas toujours été le cas. Les supporteurs texans ne croyaient pas vraiment en lui.</p>
<blockquote><p>« On ne lui faisait pas confiance au début. On l’aimait bien mais on ne lui faisait pas confiance parce qu’il ne savait pas shooter », écrivait Shea Serrano, journaliste, écrivain et surtout grand fan des Spurs, dans un article pour The Ringer.</p></blockquote>
<p>La confiance de Popovich avait aussi ses limites. Pourtant, les premières sorties de Tony Parker lors des matches les plus importants sont surprenantes. Pour ses premiers playoffs, il a joué les yeux-dans-les-yeux avec Gary Payton, icône NBA, en 2002. Il n’a pas été dominé alors qu’il affrontait l’un des meilleurs joueurs de la ligue à son poste. 17,2 points de moyenne sur une série gagnée in-extremis – 3-2, le premier tour se jouait au meilleur des cinq manches à l’époque – contre les défunts Seattle Supersonics. Avec même deux pointes au-dessus des 20 unités.</p>
<p>Il est ensuite aligné plus de 38 minutes par match lors du second tour contre les Los Angeles Lakers. Mais les Spurs sont expédiés 4-1 et le jeune homme a fait preuve de maladresse sur les deux dernières rencontres (11 sur 29 aux tirs).</p>
<h3>Back-up de Speedy Claxton dans le money time</h3>
<figure id="attachment_305150" aria-describedby="caption-attachment-305150" style="width: 1200px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" class="size-full wp-image-305150" src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2015/12/tony-parker-tim-duncan-san-antonio-spurs.jpg" alt="" width="1200" height="800" srcset="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2015/12/tony-parker-tim-duncan-san-antonio-spurs.jpg 1200w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2015/12/tony-parker-tim-duncan-san-antonio-spurs-200x133.jpg 200w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2015/12/tony-parker-tim-duncan-san-antonio-spurs-768x512.jpg 768w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2015/12/tony-parker-tim-duncan-san-antonio-spurs-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-305150" class="wp-caption-text">Avant de s'affirmer comme l'un des meilleurs meneurs NBA, Parker alimentait Tim Duncan en ballon. C'est un excellent gestionnaire.</figcaption></figure>
<p>Pop a alors agi en conséquence. Pendant un moment, Parker était le meneur des Spurs… jusqu’au dernier quart temps. Car il est souvent scotché sur le banc lors des fins de rencontres serrées en playoffs. Speedy Claxton ou Steve Kerr prenaient alors le relais. C’était notamment le cas lors des finales NBA 2003. Claxton était sur le parquet quand San Antonio a passé un 19-0 à New Jersey pour décrocher le deuxième titre de son Histoire. Le premier pour la nouvelle idole du basket tricolore.</p>
<p>L’émotion était trop forte et rien ne pouvait alors gâcher la fête. Pas même les rumeurs d’une éventuelle arrivée de Jason Kidd. Maître à jouer des Nets, Kidd était alors la référence absolue à la mène en NBA au début des années 2000. Et malgré la présence d’un jeune meneur en pleine ascension, les Spurs étaient déterminés à recruter le joueur All-Star, free agent en 2003.</p>
<p>Ça ne s’est pas fait. Kidd est resté dans le New Jersey. D’autres spéculations ont agité les premières années de la carrière de TP9. Parfois impliquant Chris Paul. Voire même Devin Harris. Des épreuves qui ont endurci le mental du jeune homme. Puis il est devenu un joueur incontournable. L’un des meilleurs basketteurs du monde. Le plus véloce en NBA. Rick Fox, chien de garde des Lakers chargés de lui mettre des brins a dit qu’il était « <em>impossible de dégommer un gars que l’on n’arrive pas à attraper.</em> »</p>
<p>Tony Parker s’est imposé comme l’un des trois cadres des Spurs. Le fameux trio formé avec Tim Duncan et Manu Ginobili. Ensemble, ils ont donc gagné quatre bagues. Un premier en 2003. Un deuxième en 2005, cette fois-ci contre les Detroit Pistons. Une série engagée jusqu’au bout, avec une victoire au terme d’un septième match.</p>
<h2>Tony Parker, pionnier du basket français... et européen</h2>
<p>Si le sacre de 2003 était surtout l’œuvre de Duncan, celui de 2005 est marqué par les chevauchées fantastiques de Ginobili, cheveux au vent – et ce même s’il ne sera pas élu MVP des finales. L’heure de Tony Parker est arrivée deux ans après. En 2007. La consécration individuelle en plus d’un nouvel accomplissement collectif. Opposés à un très jeune LeBron James, les éperons n’ont pas tremblé une seule fois contre les Cavaliers. Un coup de balais, 4-0.</p>
<p>Le meneur des Texans s’est baladé pendant toute la série face à des joueurs de seconde zone comme un Eric Snow vieillissant, Daniel Gibson et compagnie. 24,5 points de moyenne. Et un trophée de MVP des finales, une grande première pour un joueur européen.</p>
<p>Il tient d’ailleurs d’autres records réservés aux ressortissants de son continent. Ses 55 points en 2008 – sa meilleure performance en carrière aux points – restent le plus gros carton réalisé par un basketteur européen en NBA. Même Dirk Nowitzki ou Pau Gasol n’ont pas fait mieux. Luka Doncic et Giannis Antetokounmpo n’y sont pas non plus (pas encore ?) parvenus.</p>
<p>Ce soir de novembre 2008, le 5, le Français a complètement pris feu contre les Minnesota Timberwolves. 55 points à 22 sur 36 aux tirs avec 7 rebonds et 10 passes pour une victoire en prolongation (129-125). La première de la saison pour les champions en titre qui restaient alors sur trois défaites de suite. Le patron a pris les choses en mains.</p>
<blockquote><p>« Je voulais tellement gagner. Tout le monde sait que je peux faire ce que je veux quand je mets mes tirs. Et ce soir était l’un de ces matches où tout fonctionne », témoignait la star de San Antonio après sa prestation étincelante.</p></blockquote>
<p>En effet, Tony Parker a planté plusieurs tirs à mi-distance sur cette partie. Parce qu’il a beaucoup bossé cet aspect du jeu depuis son arrivée en NBA. Le petit meneur qui ne pouvait pas shooter a disparu, à force de travail avec l’assistant Chip Engelland, spécialiste de la discipline. Il a laissé place à un scoreur ultra rapide au premier pas dévastateur. Et quand ses vis-à-vis faisaient le choix de reculer sur les picks-and-roll, il les punissait avec des ficelles à six mètres du panier. L’arsenal digne d’une superstar parmi les meilleurs joueurs du monde.</p>
<p>Parce qu’après 2007, et jusqu’à l’avènement de Kawhi Leonard bien plus tard, il s’est affirmé comme le chef de file de San Antonio. Une période un peu moins victorieuse pour la franchise sur le plan collectif. « Victorieuse » entre guillemets parce que tout est relatif. Moins victorieuse à l’échelle du succès des Spurs. Une finale de Conférence en 2008, deux éliminations au premier tour, une au second et une autre finale de Conf’ en 2012. Puis un retour en finales en 2013.</p>
<p>Et quelles finales ! Elles ont commencé de la meilleure manière pour les hommes de Gregg Popovich. Ils sont allés s’imposer sur le parquet du Miami Heat lors du Game 1. Avec TP en meilleur scoreur de la partie ! Il a inscrit 21 points.</p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/tony-parker-ne-jouait-pas-pour-largent-mais-pour-etre-le-meilleur-du-monde-552638/" data-title="A lire aussi">Tony Parker ne jouait pas pour l'argent, mais pour être le meilleur du monde</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Un game winner légendaire en 2013</h2>
<p>Surtout, Tony Parker a assuré le succès des siens. Avec la manière. Les Spurs menaient encore de deux points à 17 secondes de la fin du match. Tony a hérité de la gonfle à 9 secondes de la fin de l’horloge des 24. Il ne l’a plus lâché. Défendu coup sur coup par Chris Bosh, LeBron James, Dwyane Wade puis à nouveau LeBron, il est allé d’un coin à l’autre du terrain sans trouver d’ouverture. Il a perdu le contrôle de la balle, et même brièvement l’équilibre. Mais il a été suffisamment agile pour la conserver tout en se relevant malgré la pression du King.</p>
<p>Puis il s’est retourné pour se mettre face au panier, effaçant du même coup James en pivotant. Juste le temps de tirer et de marquer avec la planche au buzzer de la fin de possession. La balle a rebondit sur le cercle avant de rentrer.</p>
<p>« <em>Nous avons eu de la chance. Des fois c’est ce qu’il faut pour gagner des matches</em> », résumait Tony, héros de la rencontre. La suite fut plus délicate. Les deux équipes se sont rendu coups sur coups. Miami a pris le Game 2 et le Game 4, avec une victoire de San Antonio entre temps. 2-2, balle au centre avant un Game 5 décisif à l’AT&amp;T Center. Ce match clé, les Spurs l’ont gagné de dix points (114-104).</p>
<p>La rencontre a été marquée par la performance de Manu Ginobili, titularisé à la surprise générale après des prestations médiocres de l’Argentin. Il a inscrit 24 points ce soir-là. Mais qui a encore une fois fini meilleur scoreur du match ? Parker, évidemment. Avec 26 points à 10 sur 14 aux tirs. Les Spurs ont donc attaqué le Game 6 avec deux occasions de tuer la série et de décrocher un nouveau titre.</p>
<p>Ce fameux Game 6. L’un des plus fous de l’Histoire des finales. Aujourd’hui, ce choc d’anthologie tient sa réputation en raison du panier dingue de Ray Allen, qui a arraché la prolongation sur la dernière possession du temps réglementaire alors que les officiels NBA préparaient déjà le trophée pour San Antonio. Mais avant ça, peu nombreux sont ceux qui se souviennent que c’est Tony Parker qui avait mis son équipe au contrôle ! Avec un sacré culot.</p>
<p>Pas réputé pour son tir à trois-points, il avait planté un panier primé plein d’audace, un step-back sur la truffe de LeBron James, pour égaliser à 89-89 à moins d’une minute trente du buzzer ! Dans la foulée, c’est encore lui qui marquait pour donner l’avantage à San Antonio. En vain, puisque Miami a finalement remporté ce Game 6 et le Game 7 deux jours plus tard. Une défaite cruelle. « <em>Ah ben bien sûr, c’est mon pire souvenir en NBA</em> », avouait Tony à Basket-infos. « <em>Parce qu’on passe à 28 secondes d’un titre et ça fait mal. C’est la plus grosse défaite de ma carrière.</em> »</p>
<p>La plus grosse défaite… avant sa plus belle victoire. Parce que ce triste souvenir a été la base de l’un des sacres les plus marquants de ses vingt dernières années. Nombreuses sont les équipes qui se seraient écroulées après un revers aussi rageant. Mais pas ce groupe. Même vieillissants, les Spurs ont trouvé les ressources pour revenir encore plus forts ensuite. Ils ont retrouvé le Heat dès l’année suivante. Et ils leur ont donné une leçon de basket.</p>
<p>Boostés par l’envie de prendre leur revanche, portés par un Leonard qui commençait seulement à prendre conscience de ses supers pouvoirs et enchantés par un jeu de passe merveilleux, les éperons ont fait une démonstration sur l’ensemble de ces finales 2014.</p>
<h2>2014, la consécration de toute une carrière</h2>
<p>« <em>Je dirais que 2014 était le plus grand de ma carrière. Parce qu’on arrivait à la fin et j’ai pu apprécier chaque moment. Je me souviens que j’avais fait venir tous mes amis et toute ma famille parce que je me suis dit que ce serait sans doute la dernière fois. </em>» Révoltés, les Spurs ont dominé le « Big Three » floridien sur ces finales. L’un des plus beaux succès de tous les temps. D’une certaine manière, c’était l’apogée pour un autre trio, celui de San Antonio. Pas en termes de niveau de jeu. Mais plutôt une consécration d’une magnifique aventure commune entre Tim Duncan, Manu Ginobili et Tony Parker.</p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="500" data-dnt="true">
<p lang="en" dir="ltr">&quot;I really enjoyed every moment of 2014.&quot; - <a href="https://twitter.com/tonyparker?ref_src=twsrc%5Etfw">@tonyparker</a><a href="https://twitter.com/hashtag/MerciTony?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#MerciTony</a> <a href="https://t.co/B7w0UOETPz">pic.twitter.com/B7w0UOETPz</a></p>
<p>&mdash; San Antonio Spurs (@spurs) <a href="https://twitter.com/spurs/status/1193675339353997312?ref_src=twsrc%5Etfw">November 10, 2019</a></p></blockquote>
<p>Parce que peut-être que c’est surtout ça, la carrière du plus grand basketteur français. Des rencontres. Des titres, des trophées, des grands moments, des portes ouvertes pour les Européens et les joueurs de l’Hexagone (28 français ont été draftés après lui). Mais avant tout des rencontres. David Robinson. Gregg Popovich. Bruce Bowen. Manu Ginobili. Tim Duncan. Des amis qui seront présents lorsque le numéro 9 entrera au Hall of Fame. Des collègues devenus des frères. « <em>Tout ce qu’on voulait au final, c’était de gagner des titres ensemble. C’est ça qui comptait. </em>» Mission accomplie.</p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/tim-duncan-emouvant-pour-parler-de-pop-un-etre-humain-exceptionnel-595022/" data-title="A lire aussi">Tim Duncan émouvant pour parler de Pop, « un être humain exceptionnel »</a></p>
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		<title>Reggie Miller, légende NBA unique et pire ennemi de Jordan</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Antoine Pimmel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Aug 2023 09:30:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Cheryl Miller]]></category>
		<category><![CDATA[Chicago Bulls]]></category>
		<category><![CDATA[Indiana Pacers]]></category>
		<category><![CDATA[Michael Jordan]]></category>
		<category><![CDATA[New York Knicks]]></category>
		<category><![CDATA[Reggie Miller]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/05/NBA-Reggie-Miller-FIRE.jpg" alt="Reggie Miller, légende NBA unique et pire ennemi de Jordan" /></div><p>Voici l'odyssée de Reggie Miller, un joueur très spécial qui s’est affirmé comme le visage emblématique des Indiana Pacers.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/05/NBA-Reggie-Miller-FIRE.jpg" alt="Reggie Miller, légende NBA unique et pire ennemi de Jordan" /></div><p>Pour un basketteur, les adversaires les plus coriaces, les duels les plus engagés, les rivalités les plus intenses, c’est en NBA qu’il les trouve. La crème de la crème. L’élite de l’élite. Il peut se mesurer à ses pairs. Aux meilleurs joueurs du monde. Mais pour <strong>Reggie Miller</strong>, l’apprentissage des combats féroces en tête à tête s’est fait dans le jardin familial. Et son pire cauchemar vivait sous le même toit. Sa grande sœur, Cheryl. L’athlète la plus talentueuse de la famille. Aujourd’hui au panthéon du basket pour ses performances universitaires et olympiques.</p>
<p>Le jeune homme ne pouvait pas rivaliser avec elle. D’abord parce qu’il n’arrivait pas à marcher correctement, la faute à une malformation des hanches à la naissance. Des années à porter des attelles. Ses jambes ont fini par grandir et à gagner en puissance. Il s’est alors mis à la balle orange pour suivre les traces de sa frangine. Et leurs matches finissaient toujours de la même manière : par une victoire de Cheryl.</p>
<blockquote><p>« Je le détruisais et j’adorais ça », <a href="https://www.youtube.com/watch?v=McOPVkeDlJ8&amp;t=115s" target="_blank" rel="noopener noreferrer">racontait</a> l’intéressée.</p></blockquote>
<p>C’est d’ailleurs à force d’affronter son aînée, plus grande et lus forte, que Reggie a développé une mécanique de tir très particulière – pour ne pas dire bizarre – afin d’éviter les longs bras et donc les blocks. Pendant longtemps, son nom référait de suite à son héroïne dont il suivait les traces. Son numéro, le 31, était celui de sa sœur. Mais c’est en brillant avec UCLA qu’il a commencé à attirer les regards des recruteurs NBA et à se faire sa propre réputation.</p>
<p>Superstar de la prestigieuse université californienne, il a été drafté en onzième position en 1987… sous les sifflets des supporteurs des Pacers. Ces derniers préféraient <strong>Steve Alford</strong>, originaire de l’Indiana. Un pur produit local. Miller a très vite conquis son public. En s’imposant comme un titulaire dès sa deuxième saison (16 points par match) puis en s’affirmant comme la première option d’une équipe solide continuellement candidate aux playoffs. C’était même un All-Star dès 1990, sa troisième année en NBA, avec 24 pions de moyenne.</p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/reggie-miller-hornets-57-points-106368/" data-title="A lire aussi">Quand Reggie Miller collait 57 points en un match</a></p>
<h2>Knicks Killer</h2>
<p><img decoding="async" class="alignnone wp-image-547110 size-full" src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/05/NBA-Reggie-Miller-Knicks.jpg" alt="Reggie Miller" width="1155" height="600" srcset="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/05/NBA-Reggie-Miller-Knicks.jpg 1155w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/05/NBA-Reggie-Miller-Knicks-150x78.jpg 150w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/05/NBA-Reggie-Miller-Knicks-290x151.jpg 290w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/05/NBA-Reggie-Miller-Knicks-760x395.jpg 760w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/05/NBA-Reggie-Miller-Knicks-313x163.jpg 313w" sizes="(max-width: 1155px) 100vw, 1155px" /></p>
<p>Deux ans plus tard, en 92, il claquait 57 points sur la tronche des Hornets. C’est toujours un record de franchise à l’heure actuelle. Mais c’est surtout en playoffs que le scoreur frêle s’est vraiment fait un nom. En faisant des misères aux Knicks et en démontrant un sang-froid à toute épreuve dans les moments les plus chauds des matches les plus tendus de l’année. Comme ses 39 unités passées au Madison Square Garden lors du Game 5 des finales de Conférence en 1994. Avec 25 points rien que dans le quatrième quart temps.</p>
<p>New York, à l’époque, c’était costaud. Défensif. Brutal. Vicieux. Pourtant, le joueur longiligne se frayait un chemin entre les colosses, sans reculer, avant de finir au cercle. Ou il balançait des missiles de loin avant de narguer Spike Lee sur la touche. Les Pacers se sont tout de même inclinés en 7 manches cette année-là.</p>
<p>Le meilleur restait à venir. 1995. La revanche. Cette fois-ci au second tour des playoffs. Les deux formations se retrouvent une fois de plus. Il reste 18,7 secondes à jouer quand les Knicks mènent 105 à 99 en ouverture de la série. Moment choisi par Reggie Miller pour entrer dans l’Histoire. En trois actions, il a choqué le Garden.</p>
<p>D’abord avec un panier à trois-points express. Puis en volant la gonfle sur la remise en jeu, tout ça pour se placer derrière l’arc et envoyer une nouvelle banderille ! Quelques instants plus tard, après un raté de <strong>Patrick Ewing</strong>, il convertissait les deux lancers-francs pour la gagne. 107-105. 8 points en 9 secondes. Indiana l’a emporté en 7 manches… avant de tomber contre Orlando au tour suivant.</p>
<h2>L’ennemi de Michael Jordan</h2>
<blockquote><p>« Je ne détestais pas vraiment quelqu’un en particulier en NBA. Mais affronter Reggie Miller me rendait fou. C’était comme une dispute avec une femme. Tout son jeu se repose sur le ‘flopping’. Il pèse à peine 84 kilos donc il faut faire attention à ne pas le toucher sinon il y a faute.</p>
<p>En attaque, je le dégageais avec mes 98 kilos. Mais il n’arrêtait pas de mettre ses mains sur moi, comme une femme qui vous tient par la taille. Je voulais juste défoncer ses mains. Ça me rendait dingue. »</p></blockquote>
<p><a href="https://www.basketsession.com/actu/michael-jordan-reggie-miller-547033/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Voilà comment <strong>Michael Jordan</strong> résumait ses duels</a> avec Reggie Miller dans les années 90. Parce qu’après avoir fait des misères aux Knicks, le natif de Riverside s’est frotté à une autre franchise mythique. Les Bulls. Toujours avec le même style particulier. Les coups en douce, les plongeons, les missions suicides dans la raquette et les bombes de loin. Joueur à 20 points et plus pendant la saison régulière, il haussait encore son niveau de jeu pendant les playoffs. Surtout quand il fallait affronter un monument comme MJ.</p>
<blockquote><p>« Je me souviens qu’au début de ma carrière, on jouait contre Chicago et Mike était en manque de réussite ce soir-là. Je l’ai regardé et je lui ai dit ‘c’est toi Michael Jordan ?’ Je n’ai marqué que deux points en deuxième mi-temps. Et lui beaucoup plus. Alors qu’il sortait du terrain à la fin du match, il me balance ‘ne parle plus jamais comme ça au Black Jésus.’</p>
<p>Et à partir de ce moment là, j’ai arrêté de l’appeler Michael Jordan. Je l’appelais Jordan ou Black Jésus ou le Black Cat. Mais je ne l’ai plus jamais appelé Michael Jordan. »</p></blockquote>
<p>Si MJ intimidait la plupart des joueurs NBA, Miller en avait vu d’autres. Depuis Cheryl, plus aucun adversaire ne pouvait lui faire peur. Alors il affrontait Jojo les yeux dans les yeux. Avec moins de talent, certes, mais énormément de détermination. C’est en 1998 que les deux stars se sont livrées à un duel fantastique sur le devant de la scène. Finales de Conférence Est. 2 manches à 1 pour Chicago et 3 secondes à jouer dans le Game 4. 94-93 pour les Bulls. Remise en jeu pour les Pacers.</p>
<p>Parti de la ligne de fond, Reggie Miller remonte à toute allure derrière l’arc, bousculant Jordan au passage, avant de réceptionner la gonfle, de se retourner vers le cercle en une fraction de seconde et de dégainer. Bingo. Victoire d’Indiana ! Incroyable !</p>
<blockquote><p>« Je savais que Michael allait changer sur moi. Donc je lui ai rentré dedans et je l’ai légèrement – légèrement – poussé un petit peu pour me créer de l’espace. Le reste appartient à l’Histoire », <a href="https://www.reddit.com/r/nba/comments/glrzik/reggie_on_his_gamewinner_against_michael_i_just/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">raconte</a> le héros du soir des Pacers.</p></blockquote>
<p>La série a tout de même tourné à l’avantage des Bulls, vainqueurs lors d’un Game 7 très serré. Il n’a pas battu Michael Jordan en playoffs. Mais il n’est pas passé loin.</p>
<h2>Premières finales et « Uncle Reg »</h2>
<p>Les Pacers étaient considérés comme les grands favoris à l’Est à la retraite de MJ. Mais ils sont tombés… contre les Knicks, huitièmes de la Conférence, en 1999. Aux portes des finales. Avec une prestation décevante de Miller dans le Game 6 (8 points à 3 sur 18). Mais décidément pas vaincu, il est revenu l’année suivante. Cette fois-ci épaulé par <strong>Jalen Rose</strong>.</p>
<p>Les deux coéquipiers stars ont porté l’équipe d’Indianapolis jusqu’au bout. Ou presque. Ils ont éliminé New York avant d’affronter Los Angeles. Les Lakers de <strong>Shaquille O’Neal</strong> et <strong>Kobe Bryant</strong>. Auteur de 24 points par match sur l’ensemble des six rencontres de la finale, Reg a été dominé par le jeune Kobe dans certains moments clés.</p>
<p>Sa chance est passée. Mais il a continué à alimenter sa légende avec quelques performances d’exceptions en playoffs jusqu’en 2005. Sans pour autant goûter à nouveau au parfum des finales NBA. Il était alors le mentor de <strong>Jermaine O’Neal</strong>, <strong>Ron Artest</strong>, <strong>Stephen Jackson</strong> et consorts aux Pacers. Et il avait leur respect. Il était « Uncle Reg ». Preuve d’une certaine admiration pour lui, O’Neal a préféré sortir à deux minutes de la fin d’un match où il comptait déjà 55 points. Histoire de ne pas battre le record de son coéquipier. Classe.</p>
<p>Pour sa dernière sortie chez les pros, Miller a claqué 27 points lors du Game 6 des demi-finales de Conférence perdue contre les Pistons en 2005. Mais il reste aujourd’hui le joueur le plus emblématique des Pacers et l’un des meilleurs shooteurs de tous les temps. Longtemps premier au nombre de trois-points marqués en carrière, avant d’être dépassé par <strong>Ray Allen</strong>.</p>
<p>Une source d’inspiration pour les joueurs gringalets qui se cherchent un modèle de réussite. Une légende NBA qui n’a baissé les yeux devant personne, pas même Michael Jordan.</p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/reggie-miller-pacers-michael-jordan-592830/" data-title="A lire aussi">Ce que Reggie Miller aurait répondu à Michael Jordan s’il avait voulu le recruter</a></p>
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		<title>Gary Payton, roi du trashtalk et meneur-emmerdeur culte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Antoine Pimmel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Jul 2023 05:46:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/05/NBA-GARY-PAYTON.jpg" alt="Gary Payton, roi du trashtalk et meneur-emmerdeur culte" /></div><p>Piquant, tenace, spectaculaire et attachant, plongée dans l'univers de Gary Payton, l'un des joueurs les plus cultes des années 90. "The Glove " fête ses 55 ans aujourd'hui.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/05/NBA-GARY-PAYTON.jpg" alt="Gary Payton, roi du trashtalk et meneur-emmerdeur culte" /></div><p>Oakland. Son climat doux. Ses restaurants exotiques. Sa proximité de l’Océan. Mais aussi ses quartiers rongés par la drogue et la criminalité. Ses terrains de basket. Et surtout son atmosphère. Sa mentalité. Seuls les plus durs survivent. Une jungle urbaine parmi tant d’autres mais avec un esprit à part. Un environnement dont sont sortis plusieurs meneurs NBA de renom. <strong>Damian Lillard</strong> en est l’étendard aujourd’hui. <strong>Jason Kidd</strong> auparavant. Mais les deux All-Stars suivaient les traces d’un autre prophète. <strong>Gary Payton</strong>. « <em>Oakland, born and raised !</em> »</p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/shawn-kemp-michael-jordan-580341/" target="_blank" rel="noopener" data-title="A lire aussi">Pour Shawn Kemp, Michael Jordan a menti à propos de Gary Payton</a></p>
<p>Même s’il n’a jamais joué pour les Golden State Warriors, la franchise implantée dans la ville jusqu’à son déménagement pour San Francisco et ses coins plus huppés l’an dernier, l’influence de la commune sur la carrière de GP est évidente. Il en tire son attitude. Sa rage de vaincre. Son tempérament de guerrier. Et aussi sa grande bouche.</p>
<blockquote><p>« <em>C’est en grandissant ici que j’ai appris que vous pouviez être amis avant et après le match. Mais quand ça joue, il n’y a plus de potes.</em> »</p></blockquote>
<p>Un vrai dur à cuire. Avant même d’évoquer ses qualités techniques ou physiques, il faut comprendre que Payton se démarquait d’abord par sa ténacité, développée sur les playgrounds pendant sa jeunesse. Il ne lâchait jamais rien sur un terrain. Et c’est comme ça qu’il s’est forgé une réputation au point de s’imposer comme l’un des meilleurs défenseurs de l’Histoire.</p>
<h2>Gary Payton, joueur culte des Seattle Sonics</h2>
<p>Superstar à l’université d’Oregon State, où il détient encore de très nombreux records, le meneur a été drafté en deuxième position par les Supersonics en 1990. Ses deux premières années furent délicates (8 points de moyenne en cumulé) mais il montrait déjà des flashs de ce qu’il pouvait apporter en NBA. Avec même quelques triples-doubles au compteur. C’était le temps qu’il prenne la température. Parce qu’une fois lancé, il s’est affirmé comme un joueur incontournable à Seattle et dans le paysage de la ligue.</p>
<p>20 points et 7 passes de moyenne pour sa cinquième saison chez les pros. Et même un exercice formidable à 24-6-9 (avec 2 interceptions) en 2000. Plusieurs années au-dessus des 20 pions et 8 caviars. Une référence à son poste.</p>
<p>Sans être un excellent shooteur extérieur, il était tout de même le meilleur marqueur du championnat sur sa position. Il compensait sa maladresse – relative – en agressant le cercle ou en profitant de sa robustesse pour martyriser ses adversaires directs dos au panier.</p>
<p>Il n’était de toute façon pas là que pour planter des points. Il y avait à Seattle un autre joueur en mesure de dunker sur tout ce qui bouge. <strong>Shawn Kemp</strong>. L’intérieur explosif qui complète l’arrière altruiste.</p>
<p>Ensemble, ils ont formé <a href="https://www.youtube.com/watch?v=BTDiCzMvCr4" target="_blank" rel="noopener noreferrer">l’un des duos les plus spectaculaires et les plus excitants de l’Histoire</a>. « Lob City » avant « Lob City ». Des années communes et des alley-oops à la pelle. Mais aussi tout un tas de victoires et de campagnes de playoffs épiques à l’Ouest.</p>
<p><iframe title="Shawn Kemp &amp; Gary Payton Duo ||&quot;Shook Ones II&quot;||HD" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/BTDiCzMvCr4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/gary-payton-a-explose-gilbert-arenas-sans-lui-dire-un-mot-583680/" target="_blank" rel="noopener" data-title="A lire aussi">Gary Payton a explosé Gilbert Arenas… sans lui dire un mot</a></p>
<h2>« The Glove », l’un des meilleurs défenseurs de l’Histoire</h2>
<p>Gary Payton était donc une référence sur son poste en NBA. Et cette réputation, il la devait notamment à défense de fer. Tellement coriace et étouffant qu’il en a hérité du nom de « The Glove ». Un gant qui colle à la peau de son vis-à-vis et ne lui lâche plus les basques. Un alias donné après sa prestation lors des finales de Conférence Ouest en 1993, quand il a freiné <strong>Kevin Johnson</strong>, pourtant bouillant cette année là. Les Suns ont fini par éliminer les Sonics. Mais Payton a gagné le respect… et même la crainte de tous ses adversaires.</p>
<blockquote><p>« <em>Il est plus intimidant que les autres meneurs légendaires comme Magic Johnson, Isiah Thomas, Tiny Archibald et Maurice Cheeks</em> », <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Gary_Payton" target="_blank" rel="noopener noreferrer">déclarait</a> alors Johnson. « <em>Gary a de très bonnes mains. Mais c’est aussi un excellent défenseur individuel et un excellent défenseur d’équipe. Il a les trois aspects. C’est très rare.</em> »</p></blockquote>
<p>Fréquemment au-dessus des 2 interceptions de moyenne tout au long de sa carrière (une pointe à 2,9 – premier en NBA en 1996), il est le seul meneur à avoir été élu DPOY (en 96 justement). Il a aussi été élu neuf fois dans le meilleur cinq défensif, un record qu’il partage avec <strong>Michael Jordan</strong>, <strong>Kobe Bryant</strong> et <strong>Kevin Garnett</strong>.</p>
<h2>Le pape du « trashtalking »</h2>
<p>Il n’y pas qu’avec ses mains, son corps, sa présence, sa dureté ou sa vitesse que Gary Payton éteignait les meilleurs attaquants adverses. Il le faisait aussi avec ses mots. Constamment en train de parler. Constamment. Au point d’être le quatrième joueur à avoir écopé du plus grand nombre de fautes techniques dans l’histoire du championnat.</p>
<blockquote><p>« <em>Des fois, j’étais accusé de trashtalking alors que ce n’était même pas le cas… Les arbitres avaient le sentiment que je faisais direct du trashtalking. Mais des fois, je demandais juste à un gars comment il se sentait ou je lui demandais comment se portait sa famille</em> », se défendait l’intéressé.</p></blockquote>
<p>Néanmoins, il prenait tout de même un malin plaisir à mettre ses vis-à-vis mal à l’aise en envoyant des piques pendant 48 minutes.</p>
<blockquote><p>« <em>Je ne suis jamais allé trop loin. J’essaye juste de les sortir de leur match et de tourner leur attention vers moi.</em> »</p></blockquote>
<p>Et ça marchait, le plus souvent. Une attitude qui, là encore, rappelle son enfance à Oakland, où il était hors de question de se laisser aplatir. GP ne reculait devant rien, ni personne. Pas même Michael Jordan.</p>
<h2>Gary Payton, le Jordan stoppeur ?</h2>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-399203" src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2017/08/Gary-Payton-Michael-Jordan.jpg" alt="Gary Payton Michael Jordan" width="1400" height="845" srcset="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2017/08/Gary-Payton-Michael-Jordan.jpg 1400w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2017/08/Gary-Payton-Michael-Jordan-200x121.jpg 200w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2017/08/Gary-Payton-Michael-Jordan-300x181.jpg 300w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2017/08/Gary-Payton-Michael-Jordan-290x175.jpg 290w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2017/08/Gary-Payton-Michael-Jordan-760x459.jpg 760w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2017/08/Gary-Payton-Michael-Jordan-313x189.jpg 313w" sizes="(max-width: 1400px) 100vw, 1400px" /></p>
<p>1996. Le point culminant de la carrière de Gary Payton. Mais aussi des Sonics, champions à l’Ouest sous l’impulsion du tandem formé avec Shawn Kemp. L’apogée, également, pour les Bulls vainqueurs de 72 matches… avec un énorme MJ. Une opposition inédite avec en jeu un titre NBA.</p>
<p>DPOY, Payton veut défendre sur le meilleur joueur du monde. Il veut s’y frotter. Mais <strong>George Karl</strong> préfère le laisser sur <strong>Ron Harper</strong> lors des trois premiers matches de la série. Résultat, 3-0 pour Chicago. Ça pique. L’était d’urgence est décrété à Seattle et le coach laisse finalement son stoppeur se coltiner Jojo. Tout a changé, ou presque, à partir de ce moment-là.</p>
<p>Tous les passionnés de basket savent à quel point le numéro 23 des taureaux peut être un tueur lors des finales NBA. Avant cette série, il venait de gagner 3 bagues. Pour 36 points de moyenne lors de l’ultime round en 91,92 et 93. 14 pointes à plus de 30 unités en 17 rencontres.</p>
<p>Payton l’a limité à 23 points et 6 sur 19 dans le Game 4. Victoire des Supersonics. Puis 26 points dans lors du match suivant. Encore un succès pour les verts. 3-2 pour les Bulls. Jordan et ses coéquipiers se sont réveillés pour l’emporter dans le Game 6. Mais Sa Majesté a souffert : 22 points, 5 sur 19 aux tirs.</p>
<blockquote><p>« <em>Vous devez répondre à Jordan. Vous ne pouvez pas reculer devant lui</em> », expliquait Gary Payton. « <em>Si vous faites ça, il est comme un loup, il va vous bouffer. Il savait que je n’allais pas reculer. </em>»</p></blockquote>
<p>Le G.O.A.T a assuré à plusieurs reprises que GP n’avait aucun impact sur lui. <a href="https://www.basketsession.com/actu/michael-jordan-gary-payton-rire-546337/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Il en a encore remis une couche dans « The Last Dance » à ce sujet</a>. Mais <strong>Bill Walton</strong>, analyste TV en 96, ne le cachait pas :</p>
<blockquote><p>« <em>Les Bulls sont sacrés mais Payton a gagné son duel.</em> »</p></blockquote>
<p>Et ça a d’ailleurs fait naître de nombreux remords auprès des Sonics. Aurait-il dû défendre sur Jordan dès le début de la série ? Est-ce que ça aurait vraiment pu changer quelque chose ? Autant de questions sans réponses mais qui démontrent de l’impact défensif du meneur.</p>
<h2>La course au titre</h2>
<p>Après plus de douze ans de bons et loyaux services, Gary Payton a fini par quitter les Sonics. Ou plutôt par se faire dégager. Il était en embrouille avec le nouveau propriétaire de la franchise Howard Schultz. Ratant même le premier jour du camp d’entraînement en 2002. Quelques mois plus tard, il était envoyé à Milwaukee en l’échange de <strong>Ray Allen</strong> notamment.</p>
<p>Une fin qui fait tâche pour le meilleur marqueur, passeur et intercepteur de l’Histoire de l’organisation. Il en reste le joueur emblématique et il a d’ailleurs refusé que son numéro 20 soit retiré à Oklahoma City, où l’équipe a été délocalisée en 2008.</p>
<p>Payton n’est pas resté longtemps aux Bucks. En fin de contrat, il a rejoint <strong>Shaquille O’Neal</strong>, <strong>Kobe Bryant</strong> et <strong>Karl Malone</strong> aux Lakers en 2003. Dans l’espoir d’enfin décrocher une bague. Mais l’expérience n’a pas fonctionné.</p>
<p>Avec une finale perdue contre les Pistons et un meneur pas forcément bien exploité au sein du triangle de <strong>Phil Jackson</strong>. L’ancien All-Star a ensuite joué une saison à Boston avant de débarquer à Miami, où il retrouvait Shaq.</p>
<p>C’est au Heat qu’il est enfin arrivé à son but. Joueur de devoir précieux, il a contribué au premier sacre des Floridiens en 2006. Avec même un game winner ô combien important inscrit dans le Game 3 alors que les Mavericks menaient 2-0. La consécration d’une très belle carrière pour un joueur culte.</p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/jason-williams-gary-payton-crossover-real-story-460508/" target="_blank" rel="noopener" data-title="A lire aussi">Le cross de Jason Williams sur Gary Payton enfin expliqué</a></p>
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		<title>Tim Duncan, tu es une légende</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Antoine Pimmel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Apr 2023 13:05:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[David Robinson]]></category>
		<category><![CDATA[Gregg Popovich]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/04/TIM-DUNCAN-LEGENDE.jpg" alt="Tim Duncan, tu es une légende" /></div><p>On vous propose de replonger dans l'histoire de Tim Duncan, l'icône des San Antonio Spurs et de l'un des plus grands champions de la NBA.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/04/TIM-DUNCAN-LEGENDE.jpg" alt="Tim Duncan, tu es une légende" /></div><p><em><strong>Tim Duncan fête ses 47 ans aujourd'hui. L'occasion de vous reproposer cet excellent portrait qu'en avait fait Antoine Pimmel en 2016. </strong></em></p>
<p>On imagine le bourdonnement infernal entre les oreilles de <strong>Tim Duncan</strong>. Une tempête intérieure interminable. American Airlines Arena, <a href="http://watch.nba.com/video/channels/playoffs/2013/06/20/0041200407-sas-mia-recap.nba" target="_blank" rel="noopener noreferrer">septième manche</a> des finales NBA 2013. L’un des meilleurs joueurs de l’histoire du basket vient de manquer un panier tout cuit à moins de trois mètres du cercle et à moins de quarante-cinq secondes de la fin du match.</p>
<p>Un tir à une main qu’il a inscrit des milliers de fois au cours de sa carrière. Un panier qui aurait pu ramener les San Antonio Spurs à égalité avec le Miami Heat. Accroupi, en colère contre lui-même, il frappe sur le parquet. Il hurle, se tient le crâne dégarni. La suite appartient désormais à l’histoire.</p>
<blockquote><p>« Ce match me hantera toujours », déclarait alors un Tim Duncan au bord des larmes après la défaite cruelle de ses San Antonio Spurs.</p></blockquote>
<h2>Tim Duncan, les origines</h2>
<p>C’est une autre tempête, le phénomène météorologique cette fois-ci, qui amène Tim Duncan à la balle orange. Natif de Sainte-Croix, l’une des Îles Vierges américaines, le seul garçon d’une famille de quatre enfants commence par la natation. Il est même destiné à participer aux Jeux Olympiques de Barcelone en 1992. Pas avec la Dream Team légendaire de <strong>Michael Jordan, Larry Bird, Magic Johnson</strong> et leurs compères mais avec la sélection US de natation.</p>
<blockquote><p>« Il a très vite été très bon en sport. Il était plus jeune mais il se mesurait déjà aux plus grands et aux plus rapides. Il était timide mais il restait toujours très concentré », expliquait Debbie Sun, son ancienne coéquipière au sein du club de natation de Christiansted.</p></blockquote>
<p>50, 100 ou 400 mètres nages libres, Duncan est prometteur. Attentif en classe, il s’entraîne après l’école. Jusqu’au jour où le dévastateur ouragan Hugo ravage l’île de Sainte-Croix en 1989.</p>
<blockquote><p>« La tornade a emporté notre piscine, ce qui a cassé les habitudes de Tim. Lorsque notre mère est décédé, il a perdu la motivation », note Tricia Duncan, sa sœur.</p></blockquote>
<p>La piscine olympique de l’île a elle aussi été emportée par l’ouragan. Le club de natation est alors contraint de s’entraîner au beau milieu de l’océan Atlantique, ce qui décourage le jeune homme, apeuré par les requins. Un jour avant son quatorzième anniversaire, sa mère décède des suites d’un cancer du sein. Un énorme coup dur, évidemment, mais aussi un point de rupture entre Tim Duncan et la natation. Dévasté intérieurement et démotivé, il se tourne vers le basket, initié par son beau-frère. Ricky Lowry, le mari de Cheryl Duncan, a joué en NCAA pour Capital University, dans l’Ohio. Il décide d’enseigner les fondamentaux de la balle orange au frangin de sa fiancée.</p>
<blockquote><p>« Timmy, allons faire des shoots ! Tu as déjà vu combien de nageurs conduire une Porsche ?"</p></blockquote>
<p>Duncan mesure alors 1,80 m. Lowry lui apprend donc les bases nécessaires aux arrières et aux ailiers. Des fondamentaux qui démarqueront le géant des autres intérieurs et qui feront sa marque de fabrique tout au long de sa carrière. Le panier installé dans le jardin familial devient le terrain de jeu du jeune adolescent de 14 ans.</p>
<blockquote><p>« Je pensais me remettre à la natation une fois la saison de basket terminée… mais la saison ne s’est jamais finie ! »</p></blockquote>
<p>C’est donc tout naturellement que Tim Duncan, qui a pris une bonne dizaine de centimètres, décide de s’inscrire au sein de l’équipe de basket de son lycée à Sainte-Croix. Il n’est pas le plus doué mais il apprend vite et progresse jour après jour, séance après séance, auprès de ses premiers coaches et premiers compagnons de jeu.</p>
<blockquote><p>« Mon attrait pour le basket n’a pas arrêté de grandir. Je jouais tous les jours et, lorsque je rentrais, j’étais impatient de rejouer. J’aime être connecté aux autres. Je trouve ça génial d’avoir des coéquipiers avec lesquels on peut partager la pression. J’ai commencé à jouer tard mais j’ai pu apprendre vite grâce aux gens autour de moi. »</p></blockquote>
<p><img decoding="async" class="alignnone wp-image-544738 size-full" src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/04/DUNCAN-Wake-Forest.jpg" alt="DUNCAN Wake Forest" width="1155" height="600" srcset="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/04/DUNCAN-Wake-Forest.jpg 1155w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/04/DUNCAN-Wake-Forest-234x121.jpg 234w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/04/DUNCAN-Wake-Forest-640x332.jpg 640w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/04/DUNCAN-Wake-Forest-313x163.jpg 313w" sizes="(max-width: 1155px) 100vw, 1155px" /></p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/tim-duncan-larry-bird-histoire-statistique-545040/" target="_blank" rel="noopener" data-title="A lire aussi">La stat qui montre que Larry Bird et Tim Duncan étaient des champions uniques</a></p>
<h2>De Sainte-Croix à Wake Forest</h2>
<p>Lors de sa saison senior, il tourne à plus de 25 points par match et commence à attirer l’attention de quelques universités. Mais nous sommes bien loin du tapage médiatique qu’ont pu susciter récemment d'autres jeunes talents au moment de s’inscrire à la faculté. Duncan est originaire des Îles Vierges et les basketteurs n’y sont pas légions (NDLR : seul trois joueurs natifs des Îles Vierges ont déjà joué en NBA : <strong>Charles Claxton</strong>, Tim Duncan et <strong>Raja Bell</strong>). C’est donc à reculons que <strong>Dave Odom</strong>, le coach de Wake Forest, se rend à Sainte-Croix.</p>
<p>L’entraîneur des Demon Deacons occupe la place sur le banc de l’université de Caroline du Nord depuis trois ans et il n’a encore jamais atteint le <em>Sweet Sixteen</em>. Il a eu vent des exploits de Duncan via l’un de ses anciens poulains, <strong>Chris King</strong>, drafté au second tour en 1992. Lors d’une réunion de rookies dans les Îles Vierges, ce dernier a eu l’occasion de voir le jeune Timmy à l’œuvre face à Alonzo Mourning, deuxième choix la même année. King contacte donc Odom et l’invite à se déplacer jusqu’à Sainte-Croix. Sous les yeux du coach de Wake Forest, Tim Duncan fait du Tim Duncan : il domine ses adversaires de bout en bout.</p>
<blockquote><p>« J’étais là, assis à le regarder, et je me suis dit que si ce gamin jouait dans  l’un des 48 autres états, il y aurait une guerre pour le recruter », raconte Dave Odom.</p></blockquote>
<p>La guerre n’a pas lieu et Tim Duncan rejoint Wake Forest en 1993. En parallèle de son cursus « d’étudiant-sportif », il suit des cours de psychologie et d’anthropologie.</p>
<blockquote><p>« C’était l’un de mes élèves les plus intellectuels. Sa taille mise à part, il ressemblait à tous les autres étudiants de Wake Forest », se rappelle Deborah Best, responsable du département psychologique.</p></blockquote>
<p>Sur le parquet, l’adaptation est plus difficile. Alors que Dave Odom pense couver Duncan, il est contraint de l’envoyer en première ligne suite au départ de <strong>Makthar N’Diaye</strong> vers Michigan. Tim est dans le grand bain dès sa saison freshman, à une époque où – on le rappelle – les meilleurs joueurs restaient plus d’une saison à l’université. Les freshmen avaient tendance à ronger leur frein sur le banc avant d’exploser par la suite.</p>
<p>Le géant issu des Îles Vierges n’affole pas les compteurs. Il finit certains matches sans marquer le moindre le point. Mais la plupart du temps, il se contente de faire simple et efficace. Solide. Il flirte même avec le double-double de moyenne à l’issue de sa première saison avec les Demon Deacons (9,8 pts et 9,6 rbds). Mais on sent déjà l’immense potentiel chez ce joueur de 2,13 m qui se distingue par ses fondamentaux et son tir avec la planche.</p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/tim-duncan-bank-shot-nba-histoire-2021-557267/" target="_blank" rel="noopener" data-title="A lire aussi">Tim Duncan et l’art perdu du bank shot en NBA</a></p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-544741" src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/04/TIM-DUNCAN-DRAFT.jpg" alt="" width="1155" height="600" srcset="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/04/TIM-DUNCAN-DRAFT.jpg 1155w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/04/TIM-DUNCAN-DRAFT-234x121.jpg 234w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/04/TIM-DUNCAN-DRAFT-640x332.jpg 640w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/04/TIM-DUNCAN-DRAFT-313x163.jpg 313w" sizes="(max-width: 1155px) 100vw, 1155px" /></p>
<h2>Un "vrai" premier choix de draft</h2>
<p>Il poursuit son ascension la saison suivante et compile près de 17 points et 12 rebonds. Il est alors déjà pressenti pour être drafté en première position au mois de juin 1995. Mais Tim Duncan fait savoir qu’il compte bien effectuer un cursus complet à l’université, comme il l’a promis à sa mère avant que cette dernière ne rejoigne les cieux. <strong>Joe Smith</strong> est sélectionné en première position par les Golden State Warriors et Duncan rempile à Wake Forest. Il s’impose comme l’unique leader de l’équipe suite au départ de <strong>Randolph Childress</strong> pour la NBA en 1996.</p>
<p>Il termine son cursus avec plusieurs distinctions de meilleur joueur universitaire du pays, meilleur défenseur de sa conférence, etc. Il est aussi le premier joueur de l’histoire de la NCAA à cumuler plus de 1500 points, 1000 rebonds, 400 blocks et 200 passes décisives. Surtout, il obtient son diplôme et est en mesure de se présenter à la Draft après avoir fait languir les dirigeants des franchises NBA pendant plusieurs années.</p>
<blockquote><p>« Peu importe qui a la chance de le drafter, il fera de n’importe quelle équipe un prétendant immédiat au titre », remarque <strong>Larry Brown</strong>, alors aux Philadelphie Sixers.</p></blockquote>
<p>La loterie pré-draft est un événement chaque année en NBA. Encore plus en 1997. Comme l’a souligné le coach Hall Of Famer, la franchise qui récupère Tim Duncan s’assure plusieurs années sur le devant de la scène. Les Sixers sont en bonne position. L’équipe de Pennsylvanie a terminé avec le quatrième plus mauvais bilan de la ligue. Mais les deux principaux cancres sont les Vancouver Grizzlies (R.I.P.), installés en NBA depuis seulement deux saisons, et les Boston Celtics, qui ont saboté leur saison en espérant mettre la main sur le prodige de Wake Forest.</p>
<blockquote><p>« Lorsque vous récupérez quelqu’un comme Tim Duncan, vous obtenez un joueur très, très spécial », notait alors <strong>Rick Pitino</strong>, entraîneur des Celtics.</p></blockquote>
<p>Les San Antonio Spurs ont terminé avec le troisième plus mauvais bilan de la ligue après avoir notamment souffert des blessures de <strong>David Robinson</strong>, le meilleur joueur de la franchise. La suite, c’est <strong>Gregg Popovich</strong> qui la raconte le mieux.</p>
<blockquote><p>« Nous étions dans une grande tente à côté des studios et les responsables sont venus nous voir pour nous demander de venir nous asseoir dans les gradins. Je n’y suis pas allé car il n’y avait aucune chance que nous récupérions le premier choix de draft. Tout le monde est parti et je suis resté dans la tente avec la nourriture et la bière.</p>
<p>J’étais donc en train de regarder ma petite télé en mangeant un hamburger et en buvant une bière. C’était le moment où nous étions censés récupérer notre choix. Mais ce n’était pas nous mais une autre équipe. J’étais tellement choqué que j’ai fait tomber mon hamburger. C’était incroyable. L’un de nous allait récupérer Tim Duncan.</p>
<p>Tous ces gars sont revenus dans la tente pour me féliciter comme si j’avais fait quelque chose. Je n’ai rien fait d’autre que boire une bière et manger un hamburger et ces gars me félicitaient pour le travail que j’avais accompli. »</p>
<p>« Pop est l’homme le plus chanceux sur terre », plaisante alors <strong>Doc Rivers</strong>.</p></blockquote>
<p>Les San Antonio Spurs disposent déjà d’une équipe solide avec un pivot superstar comme <strong>David Robinson</strong>, multiple All-Star, MVP de la ligue en 1995 et meilleur marqueur l’année précédente. Outre « l’Amiral », les éperons peuvent compter sur une armada de vétérans et de joueurs de devoir. C’est l’environnement idéal pour accueillir une jeune star en devenir.</p>
<blockquote><p><em>« Duncan – Robinson… intéressant »</em>, remarque même <strong>David Stern</strong>, le commissionnaire, quelques semaines plus tard, lorsque les Spurs ont finalement mis la main sur la star de Wake Forest.</p>
<p>« Ce n’était pas censé se dérouler comme ça. Une équipe aussi talentueuse que la nôtre n’est pas censée gagner la loterie et récupérer un joueur comme Duncan. Mais les blessures nous ont menées ici », explique Jack Diller, le président des San Antonio Spurs à l’époque.</p></blockquote>
<p><iframe title="Tim Duncan highlights: NCAA tournament top plays" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/0sNZohhIcKU?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Les Boston Celtics sont dépités. La franchise a mis la main sur le troisième et le sixième choix. Les Verts sélectionnent <strong>Chauncey Billups</strong> et<strong> Ron Mercer</strong>. Avoir deux choix dans le top 10 est un luxe. Mais le fossé est tellement béant entre Duncan et les autres prospects que les C’s vont tenter le tout pour le tout.</p>
<blockquote><p>« Dès que la loterie était terminée, j’ai reçu un appel de Rick Pitino (alors coach des Boston Celtics). Il me demandait de proposer le troisième et le sixième choix aux Spurs en l’échange du premier. Vous vous imaginez faire une telle demande ? Nous aurions pu proposer tous nos choix à venir que Popovich n’aurait tout de même pas accepté », raconte M.L. Carr, un ancien responsable des Boston Celtics.</p></blockquote>
<p>Les rumeurs fusent. On n’imagine même pas l’activité de la soirée sur la toile si Twitter avait existé en 1997. Les Celtics, comme les autres franchises de la NBA, veulent Tim Duncan. Mais Gregg Popovich coupe court à toute spéculation.</p>
<blockquote><p>« Nous avons autant de chances de transférer le pick que de faire jouer R.C. Buford sur le parquet. »</p>
<p>« S’il transfère le pick, je me rends chez lui avec mon fusil à pompe » insiste son ancien mentor et nouveau rival, <strong>Don Nelson</strong>.</p></blockquote>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-544739" src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/04/TIM-DUNCAN-Rookie.jpg" alt="" width="1155" height="600" srcset="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/04/TIM-DUNCAN-Rookie.jpg 1155w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/04/TIM-DUNCAN-Rookie-234x121.jpg 234w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/04/TIM-DUNCAN-Rookie-640x332.jpg 640w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/04/TIM-DUNCAN-Rookie-313x163.jpg 313w" sizes="(max-width: 1155px) 100vw, 1155px" /></p>
<h2>Un impact sur les Spurs avant même d'avoir joué en NBA !</h2>
<p>A San Antonio, c’est la folie. L’arrivée de Tim Duncan entraîne la franchise dans une nouvelle dimension avant même que l’intérieur ait joué la moindre rencontre.</p>
<blockquote><p>« On était débordé d’appels. Nous avions des abonnés qui voulaient renouveler leur abonnement pour la saison prochaine, d’autres qui voulaient ajouter des places à leur offre, des anciens abonnés qui voulaient revenir à salle et aussi des gens qui n’étaient jamais venus voir un match », se remémore Russ Bookbinder, vice-président du service marketing des Spurs.</p></blockquote>
<p>La folie des coulisses gagnent peu à peu les parquets. Pour son premier match officiel en NBA, Duncan inscrit 15 points et capte 10 rebonds. Quelques jours plus tard, il prend 22 rebonds sur la tête de <strong>Dennis Rodman</strong>. La ligue découvre son futur visage. L’intérieur des Spurs remporte le trophée de meilleur rookie du mois… tous les mois (à noter, qu’au cours de son immense carrière, il n’a été nommé meilleur joueur  du mois qu’à… trois reprises) et les coaches l’invitent au All-Star Game 1998. Le premier d’une longue série. Du haut de ses 21 ans, il a gagné le respect des plus grandes stars de la ligue.</p>
<blockquote><p>« J’ai vu le futur et il porte le numéro 21. Je ne savais pas qu’il était capable de faire ça. Il est beaucoup plus fort que ce que je l’avais prévu », assure Charles Barkley après une démonstration du rookie.</p>
<p>« Je comprends pourquoi il a été choisi en première position à la draft. Il a énormément de talent et il est très mature. On voit qu’il est resté quatre années à l’université. Il est le rookie de l’année c’est évident mais c’est aussi un candidat au trophée de meilleur joueur de la saison », témoigne même Michael Jordan, alors au sommet de son art.</p></blockquote>
<p>Les Chicago Bulls remportent leur troisième (et dernier…) titre consécutif cette année-là. En finale, Michael Jordan et ses coéquipiers viennent à bout du Utah Jazz pour la deuxième fois de suite. Quelques semaines plus tôt, <strong>Karl Malone</strong> et sa bande avaient éliminé les Spurs en cinq manches en demi-finale de la Conférence Ouest. L’ombre du lockout plane sur la NBA. La grève patronale est déclarée et la saison ne reprend qu’en janvier 1999, amputée de 32 matches. Sa Majesté en profite pour prendre sa deuxième (et avant-dernière…) retraite. <strong>Scottie Pippen</strong> file à Houston rejoindre <strong>Hakeem Olajuwon</strong> et Charles Barkley. La NBA se cherche un nouveau patron.</p>
<p><iframe title="Sophomore Tim Duncan Full Game 5 Highlights vs Knicks (1999 NBA Finals) - 31 Pts, FINALS MVP!" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/Mmk0HUlgQBE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2>La montée en puissance de Tim Duncan</h2>
<p>Ce dernier ne met pas longtemps à se mettre en avant. Et comme l’avait prédit « Chuck », le nouveau boss de la ligue porte une tunique des San Antonio Spurs floquée du numéro 21. <em>Rookie Of The Year</em> la saison précédente, Tim Duncan évolue encore à un autre niveau. Après un départ poussif qui a failli coûter la tête de Gregg Popovich, les Texans trouvent leur rythme de croisière et prennent le contrôle de la ligue.</p>
<p>En playoffs, les éperons sont injouables. Une victoire trois manches à une face aux Timberwolves du rival <strong>Kevin Garnett</strong> pour se mettre en jambes au premier tour (alors disputé au meilleur des cinq matches). Un sweep face aux Los Angeles Lakers de <strong>Shaquille O’Neal</strong> et <strong>Kobe Bryant</strong> puis un autre face aux Portland Trail Blazers de <strong>Rasheed Wallace</strong>. Les Spurs, portés par leurs tours jumelles, disputent leurs premières finales NBA face aux New York Knicks, auteurs d’un parcours héroïque après avoir arraché leur qualification pour les playoffs. Duncan est sans pitié avec<strong> Larry Johnson, Allan Houston, Latrell Sprewell, Marcus Camby</strong> et les genoux abîmés de <strong>Patrick Ewing</strong>. Il domine et mène San Antonio sur le toit du monde.</p>
<blockquote><p>« Il est évidemment le meilleur joueur de la NBA. Pas seulement en raison de ses capacités techniques mais aussi en raison de sa maturité et de sa compréhension du jeu. Ce n’est pas seulement le meilleur joueur, c’est aussi un gars sur lequel San Antonio va pouvoir construire quelque chose sur le long terme en raison de son altruisme », promet alors <strong>Jeff Van Gundy</strong>, le coach visionnaire des New York Knicks.</p>
<p>« J’ai Tim Duncan et pas toi », dira même Gregg Popovich à son confrère vaincu pour expliquer la victoire de son équipe.</p></blockquote>
<p>Les Spurs sont alors bien partis pour construire une dynastie et reprendre le flambeau de Michael Jordan et les Chicago Bulls. Mais une vilaine blessure prive la superstar des playoffs après une belle saison régulière (il a notamment été élu co-MVP du All-Star Game à Oakland). San Antonio est éliminé dès le premier tour. Sans Duncan, les Spurs ne trouvent pas la solution face aux Phoenix Suns de<strong> Jason Kidd</strong>. L’été 2000 s’annonce déjà des plus stressants… Alors que Shaquille O’Neal remporte son premier titre avec les Lakers, Tim est <em>free agent</em>. Il a l’opportunité de signer où bon lui semble.</p>
<h2>L'imbroglio Orlando</h2>
<p>Les supporteurs de San Antonio s’en souviennent encore. Ceux d’Orlando aussi. A l’aube du troisième millénaire, la franchise floridienne a un grand projet : associer <strong>Grant Hill</strong> et Tim Duncan. Les Chicago Bulls espéraient faire de même mais ils se retrouvent vite distancés. L’intérieur est annoncé à Orlando puis à San Antonio. Il hésite.</p>
<blockquote><p> « Le weekend s’est très bien passé. Tout s’est vraiment très bien passé pour nous. Nous ne lui avons pas seulement vendu la ville d’Orlando, ce qui était assez facile, nous lui avons aussi vendu qui nous sommes » raconte Doc Rivers, fraîchement nommé à la tête du Magic.</p>
<p>« Je pense qu’il est passé très proche de quitter San Antonio. Gregg Popovich marchait sur des œufs. Il était énervé contre notre agent (Lon Babby) car il avait le sentiment qu’il (l’agent) cherchait à ramener Tim et Grant (Hill) ensembles à Orlando. J’ai entendu qu’il allait signer là-bas puis il est resté à la dernière minute », témoigne <strong>Malik Rose</strong>.</p>
<p>« Un coup je pensais à partir, le coup suivant je restais », expliquera plus tard l’intéressé.</p></blockquote>
<p>Il décide finalement de prolonger l’aventure dans le Texas. David Robinson, son grand compère, est revenu expressément de ses vacances afin de convaincre son « petit frère » de rester à San Antonio.</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-544742" src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/04/TIM-DUNCAN-POPOVICH.jpg" alt="TIM DUNCAN POPOVICH" width="1155" height="600" srcset="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/04/TIM-DUNCAN-POPOVICH.jpg 1155w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/04/TIM-DUNCAN-POPOVICH-234x121.jpg 234w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/04/TIM-DUNCAN-POPOVICH-640x332.jpg 640w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/04/TIM-DUNCAN-POPOVICH-313x163.jpg 313w" sizes="(max-width: 1155px) 100vw, 1155px" /></p>
<h2>Gregg Popovich - Tim Duncan, un tandem historique</h2>
<p>Son vrai-faux départ vient renforcer encore plus ses liens avec Gregg Popovich. Les deux hommes ont une relation unique, qui dépasse largement le cadre « coach-joueur ». Une relation que l’on peut même qualifier d’historique.</p>
<blockquote><p>« Je ne suis pas sûr que l’on reverra ça un jour. Ce sont deux Hall Of Famers et ils ont trouvé une solution pour laisser leur ego de côté et gagner des titres », assure Jacque Vaughn, ancien assistant de « Pop » désormais sur le banc du Magic.</p></blockquote>
<p>Les deux futurs Hall Of Famers paraissent toujours sur la même longueur d’ondes. Ils sont en osmose, taillés dans la même roche. Celle des compétiteurs féroces.</p>
<blockquote><p>« Ce n’est pas exagéré de parler d’âmes sœurs », note R.C. Buford.</p></blockquote>
<p>Et pourtant, les deux hommes ont eux aussi leur ego et leur caractère propre. Ils leur arrivent d’être en désaccord. Ils leur arrivent de se chamailler. Et Gregg Popovich n’hésite jamais à remonter les bretelles du meilleur joueur du monde, même devant l’ensemble du groupe. <strong>Brett Brown</strong>, ancien assistant des Spurs désormais coach des Sixers, a une anecdote à ce sujet.</p>
<blockquote><p>« Gregg a pris un temps mort, a attrapé une chaise, s’est assis en face de Tim Duncan et a commencé à le descendre. J’étais assis là à me dire : ‘Bon ok, je viens d’arriver, c’est ma première année ici. Je n’ai vraiment pas envie de partir mais il semble que je vais devoir encore bouger car on va se faire virer après ce match. »</p>
<p>« On peut penser que lorsqu’un coach s’en prend à sa superstar devant tout le monde, cela va ensuite créer des tensions entre les deux hommes. Mais ce n’était pas du tout le cas (avec Tim Duncan et Gregg Popovich). Quand les autres gars ont vu ce que Pop venait de faire, ils ont su que quel soit leur statut dans l’équipe, ils avaient intérêt à accepter les critiques du coach car le meilleur joueur était capable d’encaisser comme un vrai pro. »</p></blockquote>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/spurs-ont-honore-tim-duncan-355787/" data-title="A lire aussi">Pop au bord des larmes, TP et Gino au mic : les Spurs ont honoré Tim Duncan</a></p>
<h2>Timmy, un personnage unique</h2>
<p>Tim Duncan est assez malin pour comprendre que s’il accepte les remontrances de son coach, ses coéquipiers suivront son exemple. L’ensemble du groupe tire alors dans le même sens et court après le même objectif : le titre. La star et son coach cherchent l’excellence et sont prêts à faire des sacrifices pour mener leur équipe vers les sommets de la NBA. On ne souligne pas assez souvent ce trait de caractère chez le champion. Combien de superstars actuelles accepteraient de subir un tel traitement de la part de leur coach ? Combien de joueurs qui n’ont jamais gagné le moindre titre demanderaient le renvoi de l’entraîneur ? Duncan n’est pas de ceux-là. C’est un joueur à part mais c’est aussi un personnage unique.</p>
<blockquote><p>« Ne vous faîtes pas avoir, il est bien plus vicieux que ce qu’il en a l’air », prévient Joe Smith.</p></blockquote>
<p>L’intérieur a beau cumuler les statistiques, il n’est pas aussi glamour que Shaq, Kobe, Garnett, <strong>Vince Carter, Tracy McGrady</strong> ou <strong>Allen Iverson</strong>, les autres superstars du début des années 2000. Les Spurs sont considérés comme ennuyeux et Duncan est catalogué comme un joueur peu spectaculaire. La formation texane s’appuie essentiellement sur ses qualités défensives pour gagner des matches. On est bien loin du basket champagne proposée lors des dernières finales NBA. Les Lakers, superstars d’Hollywood, sont bien plus alléchants que les joueurs sans histoire de San Antonio. Tim Duncan représente parfaitement ce basket qui ne plait pas à une large partie du public. Il ne claque pas des 360. Il tire avec la planche. Il ne dit jamais un mot plus haut que l’autre en conférence de presse. Et pour cause, tout cela l’ennuie. Il a toujours l’air blasé. Mais c’est aussi ce qui fait sa force.</p>
<blockquote><p>« Est-ce que je dois faire un speech ? » Déclarait-il lors de la réunion avec les journalistes qui suivra la remise du trophée de Rookie Of The Year (il s’était rendu à cette conférence de presse en t-shirt).</p>
<p>« Les Spurs ont gagné grâce à Tim Duncan, un gars que je n’ai jamais pu briser. Je pouvais chambrer Patrick Ewing, m’en prendre à David Robinson ou Alonzo Mourning. Mais quand j’essayais ça avec Duncan, il me regardait comme s’il s’ennuyait. Si un fan de Tim Duncan me dit que Tim Duncan est le meilleur de tous les temps, je ne serais pas en désaccord avec lui », reconnait Shaquille O’Neal.</p></blockquote>
<p>Lors d’un miteux Minnesota Timberwolves – San Antonio Spurs de saison régulière, en 2002, Kevin Garnett s’en prend à <strong>Tony Parker</strong>. Duncan vient alors à la rescousse du rookie français. « KG » bouillonne. Il insulte la star des Spurs une fois, deux fois, trois fois. Les jurons fusent. L’intérieur des Spurs ne bronche pas. Il sourit. La bataille psychologique est gagnée, de même que la rencontre sur le parquet. Et pourtant, le natif de Sainte-Croix est un mec drôle, en décalage avec son époque. Le soir de son premier match en NBA, il se penche vers<strong> Avery Johnson</strong>, qui venait de plusieurs lay-ups faciles, et lui demande quel type de musique il écoute. Le meneur est déboussolé par la question mais il y répond :</p>
<blockquote><p>- Johnson : « Du gospel et du jazz »<br />
- Duncan : « Ok. »</p></blockquote>
<p>Johnson ne comprend pas tout de suite où le rookie veut en venir et il se demande même pourquoi le jeune homme n’est pas plus concentré sur la rencontre. Mais il reconnaîtra plus tard que la question l’a aidé à se détendre. Le meneur terminera la partie avec 19 points et 5 passes.</p>
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		<title>Tracy McGrady : énorme loser ou plus grand poissard de l&#8217;histoire ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[FX Rougeot]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Apr 2023 13:48:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[G.O.D.]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2013/09/NBA-Tracy-McGrady-Dunk.jpg" alt="Tracy McGrady : énorme loser ou plus grand poissard de l&rsquo;histoire ?" /></div><p>Héros malchanceux à la carrière aussi spectaculaire qu'énigmatique, Tracy McGrady, 43 ans aujourd'hui, est un des plus grands mystères des années 2000.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2013/09/NBA-Tracy-McGrady-Dunk.jpg" alt="Tracy McGrady : énorme loser ou plus grand poissard de l&rsquo;histoire ?" /></div><p>13 points en 35 secondes sous les yeux médusés des Spurs, le 9 décembre 2004. Son yin. Zéro série de playoffs en 15 saisons avant de débarquer sur le bout du banc des… Spurs, lors des playoffs 2013. Son yang. Retracer la carrière de <strong>Tracy McGrady</strong> , 43 ans aujourd'hui, revient à tenter de résoudre une équation insoluble. Après s'être gratté la tête pendant dix minutes, avoir soupiré deux ou trois fois, refait le film de son insolent finish face aux Spurs (13 points en 35 secondes !!!), on finit toujours par se dire : <em>"Putain, quel joueur quand même ! Si seulement…" </em></p>
<p>Ainsi, T-Mac serait le meilleur des "What if ?", ces All-stars qui pour "x" raisons (blessure(s), manque de charisme, scoumoune, manque de soutien…) sont passés à côté d'une carrière remplie de strass, paillettes ET trophées.</p>
<p>Mais comment ce talent pur, ce formidable scoreur, cet ailier au jeu si fluide, élégant, a-t-il pu passer à côté de la gloire qui lui semblait promise, quand nombre de ses talentueux contemporains (<strong>Kobe</strong>, <strong>KG</strong>, <strong>Duncan</strong>, <strong>Iverson</strong>, <strong>Dirk</strong>, <strong>Pierce</strong>…), ont embrassé - sinon au moins touché du doigt - le succès, le vrai ? A l'instar de deux autres All-Stars ayant pris leur retraite en 2013 (<strong>Grant Hill</strong>, et à une moindre mesure Iverson), tout cela a un goût d'inachevé. Et dans le cas de T-Mac, en raison d'une foultitude d'éléments contraires, les choses ont tenu à rien.</p>
<p>Si d'aventure <strong>Ray Allen</strong> n'avait pas planté le shoot de sa carrière dans le match 6 des Finales, T-Mac aurait une bague au doigt. On n'irait pas jusqu'à dire qu'il l'aurait méritée au regard de son impact dérisoire dans ces playoffs 2013 (31 minutes jouées sur 6 matches, 0 point). Mais pour l'ensemble de son oeuvre, et pour toute la chance qu'il n'a pas eue, c'est une toute autre histoire.</p>
<p>Et puis… combien de joueurs ayant - quasiment - constamment le <a href="http://www.youtube.com/watch?v=3AA7Ub1c2cI" target="_blank" rel="noopener noreferrer">regard fatigué de <strong>Droopy</strong></a> ont déjà été capables d'atteindre quatre fois la barre des 50 points en match (62, 52, 51 et 50, entre 2002 et 2004) et 49 fois (!) celle des 40 ? Ce regard, cette attitude parfois nonchalante, résume d'ailleurs plutôt bien le parcours "what if ?" de T-Mac. De "what if ?" à oisif, il n'y a qu'un pas. Qu'on ne franchira pas, car T-Mac n'était pas du tout quelqu'un d'inactif. Il était juste facile, pétri de talent, et il faut croire que son caractère - celui d'un mec tranquille, posé - ne s'est jamais mis au diapason de ses fabuleuses caractéristiques physiques et techniques.</p>
<p>On peut toujours forcer sa nature ponctuellement, le naturel revient au galop…</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-546637" src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2013/09/Kobe-T-mac.jpg" alt="Kobe T-mac" width="1155" height="600" srcset="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2013/09/Kobe-T-mac.jpg 1155w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2013/09/Kobe-T-mac-150x78.jpg 150w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2013/09/Kobe-T-mac-290x151.jpg 290w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2013/09/Kobe-T-mac-760x395.jpg 760w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2013/09/Kobe-T-mac-313x163.jpg 313w" sizes="(max-width: 1155px) 100vw, 1155px" /></p>
<h2>Des étincelles, pas l’ « étincelle »</h2>
<p>T-Mac est un Hall of Famer depuis 2017. Pourtant, pour certains adeptes des jugements lapidaires, T-Mac est - grosso modo - un loser, un joueur pas franchement adepte des heures sup' à l'entraînement et incapable de porter son équipe sur ses épaules en playoffs. Pour d'autres, dont l'analyse semble ici plutôt objective, il symbolise la malchance, celle d'un All-Star qui aura croisé la route de deux autres formidables All-Stars (Grant Hill à Orlando, <strong>Yao Ming</strong> à Houston) sans pouvoir jouer avec eux plus d'une poignée de matches, en raison de blessures récurrentes. Certains romantiques, enfin, voient en lui un perdant magnifique, un joueur capable de faire des étincelles, mais à qui justement, il aura manqué l'"Étincelle", la vraie, celle qui vous propulse sur le toit du monde.</p>
<p>On ne sait pas si Tracy McGrady nourrira des regrets sur sa carrière à court, moyen ou long terme, s'il fredonnera un matin, en se rasant devant son miroir, <a href="http://www.youtube.com/watch?v=KG-q7vzxKY8" target="_blank" rel="noopener noreferrer">"Allo maman bobo"</a>, mais on attend déjà avec impatience le jour où il livrera son appréciation, sa vision, son ressenti sur sa carrière atypique.</p>
<p>En attendant, il nous reste des highlights en pagaille. Au-dessus de tout, il y a son chef d'oeuvre, face à <strong>TP</strong> and co, le 9 décembre 2004 (au passage, on aimerait bien savoir ce que <strong>Pop</strong> pense, encore aujourd'hui, de la perte de balle du malheureux <strong>Devin Brown</strong>...).</p>
<p><iframe title="Tracy McGrady: 13 points in 33 seconds" width="500" height="375" src="https://www.youtube.com/embed/ceLlz7dOOvY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Personne n'a oublié, non plus, son record de points (<a href="http://www.basketball-reference.com/boxscores/200403100ORL.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">62, à 20/37</a>), le 10 octobre 2004, face aux Wizards.</p>
<p><iframe title="Tracy McGrady 62 points vs Wizards (03.10.04)" width="500" height="375" src="https://www.youtube.com/embed/DZQTvdjV1TE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Ni son All-Star Game à 36 points, en 2006, à Houston.</p>
<p><iframe title="All Star game 2006 Tracy Mcgrady TMAC scores 36 points!!!" width="500" height="375" src="https://www.youtube.com/embed/nSinRqTkVjI?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Et que dire de ce fantastique concours de dunks, aux côtés de cousin Vince, <strong>Steve Francis</strong>, <strong>Jerry Stackhouse</strong> et <strong>Larry Hugues</strong> (avec un p'tit <strong>Bubba Sparxxx</strong> en fond sonore, ça passe tout seul).</p>
<p>Comme Iverson, T-Mac laisse derrière lui tout un tas de statistiques impressionnantes, qui en disent long sur le phénomène. Meilleur marqueur de la Ligue en 2002-03 (32,1 pts) et 2003-04 (28 pts), l'ancien Magic est le seul joueur <a href="http://www.basketball-reference.com/play-index/psl_finder.cgi?request=1&amp;match=single&amp;type=per_game&amp;per_minute_base=36&amp;lg_id=NBA&amp;is_playoffs=N&amp;year_min=&amp;year_max=&amp;franch_id=&amp;season_start=1&amp;season_end=-1&amp;age_min=0&amp;age_max=99&amp;height_min=0&amp;height_max=99&amp;birth_country_is=Y&amp;birth_country=&amp;is_active=&amp;is_hof=&amp;is_as=&amp;as_comp=gt&amp;as_val=&amp;pos_is_g=Y&amp;pos_is_gf=Y&amp;pos_is_f=Y&amp;pos_is_fg=Y&amp;pos_is_fc=Y&amp;pos_is_c=Y&amp;pos_is_cf=Y&amp;qual=&amp;c1stat=pts_per_g&amp;c1comp=gt&amp;c1val=32&amp;c2stat=trb_per_g&amp;c2comp=gt&amp;c2val=6.5&amp;c3stat=ast_per_g&amp;c3comp=gt&amp;c3val=5.5&amp;c4stat=&amp;c4comp=gt&amp;c4val=&amp;c5stat=&amp;c5comp=gt&amp;c6mult=1.0&amp;c6stat=&amp;order_by=ws" target="_blank" rel="noopener noreferrer">avec…<strong> Michael Jordan</strong></a> à terminer une saison régulière avec une ligne de stats minimum de 32 - 6,5 - 5,5, soit celle de T-Mac en 2002-03. Dans un <a href="http://stats.nba.com/featured/look_back_at_tracy_mcgradys_2013_08_26.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">article récapitulatif</a> de tous les exploits chiffrés du Floridien, <em>NBA.com</em> indique notamment que ce dernier est un des trois joueurs de l'histoire, avec <strong>LeBron James</strong> et <strong>Larry Bird</strong>, à avoir compilé 15 000 points, 4500 rebonds, 3500 assists et 500 3-pts au cours de ses 11 premières saisons ; et l'un des sept à avoir signé huit saisons consécutives à au moins 20 points, 5 rebonds et 4 passes de moyenne (avec Bryant, James, Jordan, <strong>Robertson</strong>, KG et Bird).</p>
<p>Si la gestuelle du T-Mac des grands soirs rappelait parfois celle de <a href="http://www.youtube.com/watch?v=T26g0HOmYdQ" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>Penny Hardaway</strong></a> (beaucoup se demandent d'ailleurs quelle place doit occuper T-Mac dans l'histoire du Magic, aux côtés de <strong>Shaq</strong>, <strong>D12</strong> et Penny) et de <a href="http://www.youtube.com/watch?v=E5liYhD-ads" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>George Gervin</strong></a>, c'est avec son contemporain et rival Kobe Bryant que le 9e choix de la draft 1997 aura souvent été comparé. Non pas pour la gestuelle, cette fois, mais parce que les deux superstars ont simultanément éclaboussé de leur talent les années 2000, nombre d'analystes ayant parfois du mal à s'entendre sur leur place respective dans la hiérarchie des arrières. Kobe n°1, T-Mac n°2, ou l'inverse ?</p>
<p><iframe title="KOBE VS T-MAC | All-Time 1 on 1 Highlights of Tracy McGrady &amp; Kobe Bryant (2001-2011)" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/6r_cg7bNkjk?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Kobe lui-même avait<a href="https://www.basketsession.com/actu/kobe-bryant-tracy-mcgrady-119982/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"> confié</a> que T-Mac était celui qui lui avait posé le <em>"plus de problèmes"</em>. On connaît la suite. La star des Lakers a remporté cinq bagues, T-Mac aucune.</p>
<p style="padding-left: 40px;"><em><span style="color: #808080;">"McGrady avait le talent et l'explosivité pour devenir meilleur que Kobe Bryant", prétend <strong>Mike Bianchi</strong>, sur son blog <a style="color: #808080;" href="http://www.orlandosentinel.com/sports/blogs/open-mike/os-tmac-retires-mcgrady-magic-underachiever-nba-20130827,0,3373836.post" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Open Mike</a> pour le Orlando Sentinel. "Malheureusement, il n'avait pas le même désir. Ou le même supporting cast."</span></em></p>
<p>Désir et soutien. Les mots sont lâchés.</p>
<p>Une autre punchline, qui tend à expliquer le palmarès vierge de T-Mac ?</p>
<p style="padding-left: 40px;"><em><span style="color: #808080;">"Kobe avait Shaq. T-Mac avait Pat Garrity", écrit notamment <strong>Tom Ziller</strong>, de SBNation.com, dans <a style="color: #808080;" href="http://www.sbnation.com/2013/8/27/4663212/tracy-mcgrady-retires-allen-iverson-retirement" target="_blank" rel="noopener noreferrer">un édito</a> sur les retraites simultanées de T-Mac et Iverson.</span></em></p>
<p>Habitué des articles fouillés et partisans, <strong>Bill Simmons</strong> avait carrément établi la liste des joueurs ayant débuté un match de playoffs aux côtés de T-Mac entre les années 2001 et 2008, soit ses années de grandeur, dans un passionnant papier intitulé <a href="http://www.grantland.com/story/_/id/9616069/the-unfortunate-tale-t-mac" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><em>"The Unfortunate Tale of T-Mac"</em></a>. C'est effectivement assez flippant… Jugez plutôt : Darrell Armstrong (trois ans), Bo Outlaw, Andrew DeClercq (deux ans), Mike Miller (deux ans), Pat Garrity (deux ans), Horace Grant (36 ans à l'époque), Monty Williams, Jacque Vaughn, Gordan Giricek, Drew Gooden, Yao Ming (deux ans), David Wesley, Bob Sura, Ryan Bowen, Scott Padgett, Shane Battier (deux ans), Rafer Alston (deux ans), Chuck Hayes, Luis Scola, Dikembe Mutombo (qui avait <em>"quelque part entre 40 et 52 ans à l'époque"</em> écrit Simmons), et Bobby Jackson.</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-546634" src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2013/09/NBA-Tracy-McGrady-Yao.jpg" alt="NBA Tracy McGrady Yao" width="1155" height="600" srcset="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2013/09/NBA-Tracy-McGrady-Yao.jpg 1155w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2013/09/NBA-Tracy-McGrady-Yao-150x78.jpg 150w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2013/09/NBA-Tracy-McGrady-Yao-290x151.jpg 290w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2013/09/NBA-Tracy-McGrady-Yao-760x395.jpg 760w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2013/09/NBA-Tracy-McGrady-Yao-313x163.jpg 313w" sizes="(max-width: 1155px) 100vw, 1155px" /></p>
<h2>Van Gundy : "Tracy n'a jamais été un leader"</h2>
<p>Fervents défenseurs et anciens coaches de T-Mac, <strong>Jeff Van Gundy</strong> et <strong>Doc Rivers</strong> expliquent dans le même article que leur protégé aurait connu une trajectoire complètement différente entouré de vieux briscards et/ou de guerriers adeptes des matches à couteaux tirés. Van Gundy, qui voit en T-Mac un joueur, <em>"complètement altruiste"</em> (il dit <em>"TOTALLY unselfish"</em>), l'aurait bien vu au coeur du roster des <a href="http://www.basketball-reference.com/teams/NYK/1999.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Knicks '99</a>, à la place d'Allan Houston, protégé par les <strong>Larry Johnson</strong>, <strong>Pat Ewing</strong> (même s'il était blessé lors des playoffs), <strong>Marcus Camby</strong>, <strong>Kurt Thomas</strong>, <strong>Charlie Ward</strong>, <strong>Latrell Sprewell</strong> and co.</p>
<p style="padding-left: 40px;"><em><span style="color: #808080;">"Soit votre meilleur joueur couvre le manque de dureté des autres joueurs (de ses partenaires), soit ces autres joueurs couvrent le manque de dureté des stars", explique Van Gundy, ajoutant plus loin : "Tracy n'a jamais été un leader, mais c'était un sacré joueur de basket. (…) Il pouvait tout faire. Même Kobe a dit de belles choses sur lui. Ce n'est pas comme si Kobe flattait tout le monde (Il utilise l'expression "blows smoke up people's ass")."</span></em></p>
<p>Doc Rivers, qui n'a jamais eu la possibilité de tirer la quintessence du trio du Magic T-Mac - Grant Hill - Mike Miller, imagine lui McGrady au coeur du roster des <a href="http://www.basketball-reference.com/teams/NYK/1993.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Knicks '93</a>, entouré des <strong>Riley</strong>, Ewing, <strong>Oakley</strong>, <strong>Anthony Mason</strong> et Rivers himself…</p>
<p style="padding-left: 40px;"><em><span style="color: #808080;">"Il aurait été protégé. Il aurait eu une poignée d'idiots pour assurer ses arrières - on était vraiment mauvais (dans le sens "rudes", ndlr) à l'époque. Oui, il aurait collé dans cette équipe."</span></em></p>
<p>Il se serait aussi probablement épanoui dans le collectif des <a href="http://www.basketball-reference.com/teams/TOR/2001.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Raptors 2001</a>, aux côtés des Mark Jackson, Charles Oakley, Dell Curry et Antonio Davis...</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-546633" src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2013/09/NBA-Tracy-McGrady-Kevin-Durant.jpg" alt="NBA Tracy McGrady Kevin Durant" width="1155" height="600" srcset="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2013/09/NBA-Tracy-McGrady-Kevin-Durant.jpg 1155w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2013/09/NBA-Tracy-McGrady-Kevin-Durant-150x78.jpg 150w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2013/09/NBA-Tracy-McGrady-Kevin-Durant-290x151.jpg 290w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2013/09/NBA-Tracy-McGrady-Kevin-Durant-760x395.jpg 760w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2013/09/NBA-Tracy-McGrady-Kevin-Durant-313x163.jpg 313w" sizes="(max-width: 1155px) 100vw, 1155px" /></p>
<h2>Un Pippen 2.0 à Toronto ?</h2>
<p>Pour Simmons - et pour beaucoup d'observateurs, car c'était une évidence, T-Mac n'avait pas l'étoffe du franchise player qu'il a voulu devenir en quittant Toronto et en signant à Orlando, sur ses terres. T-Mac aurait été le lieutenant parfait, celui qui brille dans l'ombre "positive" d'un franchise player.</p>
<p>Que se serait-il passé si McGrady était resté dans l'Ontario, aux côtés de son cousin Vince Carter ?</p>
<p style="padding-left: 40px;"><em><span style="color: #808080;">"On aurait vu en lui l'évolution de <strong>Pippen</strong> ("the Evolutionary Pippen", écrit Simmons), un monstrueux athlète de 2,03 m qui pouvait tout faire comme Scottie… sauf que ce mec pouvait mettre des paniers, aussi. On aurait pu parler de T-Mac et Vince comme on parle de <strong>Russell Westbrook</strong> et <strong>Kevin Durant</strong> aujourd'hui. On aurait débattu sur (le thème) "Shaq et Kobe ou Vince et T-Mac ?"."</span></em></p>
<p>Au passage, une vidéo insolite du jeune T-Mac tentant de dunker sur Pippen.</p>
<p><iframe title="Young T-Mac tries to dunk on Scottie Pippen" width="500" height="375" src="https://www.youtube.com/embed/EyA76nqXyeQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Interrogé par Simmons sur le manque de charisme de T-Mac, <strong>Daryl Morey</strong> rapportait qu'aux yeux de tous, le leader naturel de l'équipe lors de leur fabuleuse série de <a href="http://www.basketball-reference.com/teams/HOU/2008_games.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">22 succès de rang</a> lors de la saison 2007-08 était… <strong>Chuck Hayes</strong>.</p>
<p>Aujourd'hui, beaucoup se demandent si T-Mac mérite de figurer au plafond du dôme du Hall of Fame de Springfield. Pour les superstars actuelles de la NBA, qui se sont manifestées <a href="http://bleacherreport.com/articles/1751911-measuring-tracy-mcgradys-nba-legacy-how-t-mac-changed-the-game" target="_blank" rel="noopener noreferrer">via Twitter</a> (<strong>Paul George</strong>, <strong>George Hill</strong>, <strong>Rudy Gay</strong>, <strong>Kevin Durant</strong>…) après l'annonce du départ en retraite de T-Mac, la question ne se pose visiblement pas. Elle ne se poserait pas du tout si les Spurs avaient été sacrés champions (à noter que Pop utilisait T-Mac pour jouer le rôle de LeBron lors des entraînements pour préparer les matches des Finales 2013), mais LeBron, Ray Allen et leurs partenaires ont fini par forcer la décision.</p>
<p>Pas de bague pour T-Mac et une place au Hall of Fame critiquée par beaucoup d'observateurs ? A vrai dire, tout cela relève du symbole. Qu'il se rassure : au rayon des glorieux souvenirs, T-Mac a déjà sa place...</p>
<p><iframe title="T-Mac Alley Oop to himself All Star 2004" width="500" height="375" src="https://www.youtube.com/embed/Fx0mrAnN15E?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p><iframe title="Tracy McGrady 2003: 43 points vs Playoff Pistons (Game1) (Part 1)" width="500" height="375" src="https://www.youtube.com/embed/gW1MqKr0fxo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>David Harrison : de la NBA à employé de McDo, histoire d&#8217;une chute</title>
		<link>https://www.basketsession.com/NBA/nba-david-harrison-histoire-mcdonalds-probleme-2022-248217/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Rantet]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Aug 2022 09:33:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[David Harrison]]></category>
		<category><![CDATA[Indiana Pacers]]></category>
		<guid isPermaLink="false">/?p=248217</guid>

					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/06/NBA-David-harrison-McDonalds.jpg" alt="David Harrison : de la NBA à employé de McDo, histoire d&rsquo;une chute" /></div><p>Au milieu des années 2000, David Harrison a joué chez les Pacers. Accro à la drogue lors de sa dernière année de contrat, les galères ont ensuite continué pour l'ancien NBAer, qui fête ses 40 ans aujourd'hui.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/06/NBA-David-harrison-McDonalds.jpg" alt="David Harrison : de la NBA à employé de McDo, histoire d&rsquo;une chute" /></div><p>Il voulait simplement un Happy Meal. Pour son fils de quatre ans. Mais sa carte bancaire a refusé le paiement. La faute à un compte en banque aussi vide que le désert de Gobi. <strong>David Harrison</strong>, 30 ans à ce moment-là, a quitté la Grande Ligue et les Indiana Pacers depuis déjà cinq ans quand le manager d'un McDonald's d'Indianapolis lui donne finalement le menu enfant qu'il était venu chercher. Et l'ancien pivot des Pacers se voit même offrir un autre cadeau : un poste chez le géant du fast-food. Qu'il accepte. Car après avoir joué à Indiana, puis baroudé en Chine, le jeune trentenaire est fauché.</p>
<blockquote><p><em>«</em> J'ai littéralement dilapidé 95% de mes économies » raconte-t-il dans le portrait qui lui est consacré sur Yahoo Sports.</p></blockquote>
<p>Déjà...</p>
<h2>« Une carrière NBA, c'est fragile »</h2>
<p>Une voiture en vente. Une maison saisie par les huissiers. Aucun revenu. Bienvenue dans le quotidien de David Harrison. Un joueur qui a gagné 4,4 millions de dollars dans une franchise NBA, puis qui a dû reprendre du service chez McDo pour faire vivre sa famille. A aujourd'hui 40 ans, il raconte son passage des parquets NBA à un job souvent réservé aux étudiants (moins outre-Atlantique qu'en France néanmoins) :</p>
<blockquote><p>« J'étais gêné vu où j'aurais pu être à la place. Tout le monde doit travailler et gagner sa vie quelque part. J'ai deux enfants. Ils se fichent du lieu où je travaille. Ils veulent juste manger. »</p></blockquote>
<p>Comment David Harrison a-t il pu en arriver là ? Une mauvaise gestion financière ? Des dépenses excessives ? Pour son ancien coach chez les Pacers durant trois de ses quatre années de contrat, <strong>Rick Carlisle</strong>, il subit le revers de la médaille que bien d'autres joueurs NBA ont expérimenté avant lui :</p>
<blockquote>
<p style="padding-left: 40px;">« Une carrière NBA, c'est fragile. Il n'y a qu'un pas entre un chemin et un autre. Beaucoup de joueurs ont goûté à ça. »</p>
</blockquote>
<p>Ironie du sort : en 2001, avant d'être drafté en 29è position par les Pacers, le pivot disputait le McDonald's All-American Team, du nom d'un sponsor devenu ensuite son employeur. Un match d'exhibition disputé par les meilleurs lycéens du pays, une caste dont il faisait alors partie. Car jeune, David Harrison faisait beaucoup parler.</p>
<blockquote><p>« Je ne me suis jamais senti autant impuissant qu'en défendant face à lui » raconte son ancien coéquipier chez les Pacers <strong>Chris Copeland</strong>. « A l'université, c'était incroyable. C'était un athlète extraordinaire. Il était très incompris. Un gars intelligent, très réfléchi. Quand tu es autant intelligent et profond dans tes pensées, parfois les gens se demandent d'où tu viens. »</p></blockquote>
<p>David Harrison, génie incompris ? Peut-être. Mais d'autres éléments permettent de mieux cerner le pourquoi de sa carrière. Et de sa vie.</p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/larry-bird-histoire-match-culte-1985-285471/" data-title="A lire aussi">Course à pied, trashtalk et rivalité interne : l'histoire de la perf culte de Larry Bird</a></p>
<h2>« On m'a dit de ne pas trop attendre de lui »</h2>
<p>Un an de liberté conditionnelle. 250 dollars d'amende. Surtout, 85 000 dollars versés à son avocat et de frais de justice. Le 19 novembre 2004 a coûté cher à David Harrison. Un peu à son porte-feuille, beaucoup à sa réputation. Il est vrai que l'incident n'a pas impliqué que lui : neuf joueurs ont été suspendus par la Ligue suite au fameux <em>« Malice at the Palace ».</em> Pas lui. Le rapport de police indique certes que David Harrison a reçu des coups ce soir-là. Mais aussi qu'il a frappé un homme de 67 ans qui se trouvait sur son passage lorsqu'il se rendait aux vestiaires.</p>
<p>De cette énorme échauffourée provoquée notamment par le jet d'un verre d'un fan des Pistons à l'encontre de <strong>Ron Artest</strong>, le pivot ne regrette rien. Maladroitement.</p>
<blockquote>
<p style="padding-left: 40px;">« On essayait de se protéger. Mais ce n'est pas ce que la Cour a jugé. »</p>
</blockquote>
<p>L'incident, qui a conduit la Ligue a faire de la politique de la tolérance zéro son leitmotiv, a marqué David Harrison. Lequel raconte encore des situations devenues aujourd'hui anachroniques :</p>
<blockquote>
<p style="padding-left: 40px;">« On était dans le bus et ils nous ont dit de nous allonger parce que certaines personnes avaient été aperçues armées dans l'enceinte. »</p>
</blockquote>
<p>La baston, et l'envie de se faire justice soi-même, David Harrison connaît : en 2008, il est suspendu un match par les Pacers pour avoir fait irruption dans le vestiaire des Spurs afin de régler ses comptes avec<strong> Matt Bonner</strong>, auteur d'une faute offensive qui avait laissé des traces sur le visage du pivot.</p>
<p>Mais à côté de certains déboires, durant ses trois premières saisons en NBA, David Harrison a donné satisfaction à son coach. Rick Carlisle en a même fait son titulaire. Sans regret.</p>
<blockquote><p>« J'ai adoré coacher David Harrison. C'est un grand compétiteur. C'était un gamin complexe, mais ouvert à la communication et extrêmement intelligent. »</p></blockquote>
<p>Un <em>« gamin complexe »</em> : le mot est lâché. Pourtant, Rick Carlisle fait partie des adeptes d'Harrison. Ce qui n'est pas le cas de <strong>Jim O'Brien</strong>, qui n'a pas pu (voulu?) faire avec le personnage. Et apparemment, le dernier coach NBA du pivot avait été prévenu.</p>
<blockquote><p>« Quand j'ai reçu le job on m'a dit de ne pas trop attendre de lui, qu'il avait un passé difficile et que ce n'était pas un gars sur lequel tu peux compter pour bâtir une équipe. »</p></blockquote>
<p>Alors Jim O'Brien n'a jamais accordé sa confiance à David Harrison. L'a critiqué. Beaucoup. Et ne l'a guère fait jouer. Le début de la fin.</p>
<blockquote><p>« J'ai vécu les pires moments de ma vie quand Jim O'Brien a pris la tête de l'équipe. J'ai demandé d'être tradé ou envoyé en D-League, mais ce n'est pas arrivé. Je ne peux pas le pointer du doigt, mais il ne voulait pas que je réussisse. »</p></blockquote>
<p>Pourquoi ? Une question à laquelle il est bien difficile de répondre. Tout comme celle sur l'origine de la disparition des millions de dollars de l'ancien Pacer. Ego démesuré ? Immaturité ? Incapacité à assumer une telle ascension ? Craquage psychologique ? Sûrement tout à la fois.</p>
<p>Malheureux, le joueur se réfugie dans la drogue. Il fume de la marijuana. Tous les jours. Même avant et après l'entraînement. Résultat : cinq matches de suspension infligés par la Ligue.</p>
<blockquote><p>« Il avait beaucoup de choses enfouies en lui avant même que l'on se croise. C'était un bon athlète en tant que pivot, mais il ne pouvait pas faire le travail. On ne pouvait pas tourner autour du pot. Je lui ai beaucoup parlé. <strong>Larry Bird</strong> (le président des Pacers, ndlr) lui a beaucoup parlé pour voir comment utiliser son talent. » regrette Jim O'Brien.</p></blockquote>
<p>Si les propos de ce dernier paraissent aujourd'hui plus crédibles, c'est parce que David Harrison lui a donné raison. Après trois années passées en NBA, Harrison déchante. Il a alors 24 ans. Trop jeune pour faire face, explique-t-il.</p>
<blockquote>
<p style="padding-left: 40px;">« La fierté, c'est ce qui m'a le plus foutu en l'air. J'avais trop confiance en mes capacités, j'étais têtu. Toute cette histoire d'herbe, c'était une vraie guerre. C'est quelque chose qui m'a occupé l'esprit. C'était moi contre ma cure de désintoxication. Quelque chose contre lequel je devais me battre à nouveau. Au final, j'avais 24 ans quand c'est arrivé. »</p>
<p style="padding-left: 40px;">« En regardant tout ça en arrière, à 32 ans, je n'aurais pas fait certaines choses que j'ai faites à 24. Mais je les ai faites. »</p>
</blockquote>
<p>Alors il faut rebondir.</p>
<h2>« Il y aurait eu 40 minutes de queue »</h2>
<p>Rebondir ? David Harrison a d'abord pris la direction de la Chine pour relancer sa carrière. Sans succès. Lors de la saison 2008-2009, il joue avec les Beijing Ducks. Les deux saisons suivantes, avec les Guangdong Southern Tigers. Enfin, lors de l'exercice 2011-2012, il retrouve les parquets du pays de l'Oncle Sam. Mais en D-League, avec les Reno Bighorns. Et pour huit matchs...</p>
<blockquote><p>« Je veux jouer, mais je ne pense qu'il y ait de porte ouverte pour moi » regrette-t-il.</p></blockquote>
<p>Celle ouverte par les Dallas Mavericks, lors de la Summer League de 2012, s'est vite fermée. Donc David Harrison a fait son deuil : il ne sera plus basketteur professionnel. Mais il sait qu'il peut gagner sa vie en dehors des parquets :</p>
<blockquote><p>« J'ai confiance en mon intelligence. J'ai confiance en moi et j'ai les capacités pour réussir. »</p></blockquote>
<p>Il y eu ces deux semaines passées chez McDonald's devenues le symbole d'une carrière gâchée. Problème : les clients étaient fascinés par le physique de l'ancien pivot (2m13 pour 113 kilos).</p>
<blockquote><p>« J'ai fait deux semaines de formation. Ils m'ont dit que j'aurais été une distraction à cause de ce que j'ai été, et qu'à chaque fois que quelqu'un aurait commandé, il y aurait eu 40 minutes de queue parce qu'ils me posaient trop de questions. »</p></blockquote>
<p>Ce ne sera pas la restauration. Tant pis. Peut-être la finance : David Harrison dit s'être mis à l'achat et la vente d'actions. Il investit dans des petites entreprises. A même postulé chez Edward Jones. En vain. Le hic ? Pas sa taille, mais ses diplômes. Il manque en effet seize crédits à Harrison pour obtenir un diplôme universitaire.</p>
<p>L'ancien NBAer a beau avoir approché l'université du Colorado pour dénicher le précieux sésame, proposant ses services en tant que coach assistant, là encore, ce fut un échec. Personne ne veut de David Harrison ? Il se débrouillera tout seul pour monter une société spécialisée dans les applications de jeux sur smartphones. Histoire de refaire de sa vie un jeu.</p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/cqfr-nba-evan-fournier-deja-decisif-609508/" data-title="A lire aussi">CQFR : Evan Fournier déjà décisif avec les Knicks !</a></p>
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		<title>Horace Grant, l&#8217;homme aux goggles qui s&#8217;est mis Jordan à dos</title>
		<link>https://www.basketsession.com/NBA/horace-grant-portrait-histoire-bulls-2022-57-ans-547252/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Shaï Mamou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Jul 2022 15:07:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Chicago Bulls]]></category>
		<category><![CDATA[Horace Grant]]></category>
		<category><![CDATA[Los Angeles Lakers]]></category>
		<category><![CDATA[Michael Jordan]]></category>
		<category><![CDATA[Orlando Magic]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/05/NBA-HORACE-GRANT.jpg" alt="Horace Grant, l&rsquo;homme aux goggles qui s&rsquo;est mis Jordan à dos" /></div><p>Dans la glorieuse histoire des Bulls et de la NBA des années 90, il s'agirait de ne pas oublier l'incomparable Horace Grant, 57 ans aujourd'hui.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/05/NBA-HORACE-GRANT.jpg" alt="Horace Grant, l&rsquo;homme aux goggles qui s&rsquo;est mis Jordan à dos" /></div><p><strong>Horace Grant</strong>, le joueur comme le personnage, est indissociable de la NBA des années 90. L'homme aux goggles a culturellement et sportivement participé au culte que vouent encore aujourd'hui les fans de plus de 30 ans à cette période de l'histoire de la NBA.</p>
<p>Si la hache de guerre est aujourd'hui déterrée entre <strong>Michael Jordan</strong> et <a href="https://www.youtube.com/watch?v=LSVwrIbjE7U">Grant</a>, et si MJ en veut autant à son ancien coéquipier d'être la présumée taupe qui a livré les secrets du vestiaire des Bulls à Sam Smith pour qu'il écrive "The Jordan Rules", c'est parce que Grant n'est pas n'importe quel coéquipier.</p>
<p>Il est l'un des seuls, avec <strong>Scottie Pippen</strong>, à avoir à la fois connu les échecs répétés contre les Bad Boys de Detroit ET la joie rédemptrice du premier Three-Peat. Ce n'est pas non plus n'importe quel adversaire.</p>
<p>Quand Jordan a pris sa première retraite en 1993, épuisé par la médiatisation et les efforts consentis, mais aussi dévasté par le meurtre de son père, Horace Grant était là. Mais à son retour, en mars 1995, MJ a retrouvé une raquette désertée. Grant était parti rejoindre l'ambitieux projet d'Orlando, avec Shaquille O'Neal et Penny Hardaway.</p>
<p>Perdre contre le Magic en demi-finale de Conférence et voir son ancien camarade être porté en triomphe grâce au rôle-clé qu'il avait joué dans l'élimination des Bulls a fait très mal au GOAT...</p>
<p>Pour comprendre quel joueur et quel homme était - et est toujours - le souriant Horace, faisons un petit retour en arrière et accordons-nous un moment biographie.</p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/michael-jordan-horace-grant-repas-546051/" data-title="A lire aussi">A la dure : Michael Jordan privait-il Horace Grant de repas quand il était mauvais ?</a></p>
<p>Avant d'être drafté en 10e position dans la promo 1987, cinq spots après Scottie Pippen, et de s'implanter à Chicago, Horace Grant avait passé le plus clair de son temps dans la même zone. Né dans l'état de Géorgie avec son jumeau Harvey, joueur NBA très honnête pendant 11 ans (deuxième au classement du MIP 1991 derrière Scott Skiles), Horace a été à la fac pendant 4 ans à Clemson, non loin d'Atlanta, où il faisait notamment partie de la fraternité Pi Kappa Alpha.</p>
<p>A son arrivée chez les Bulls, Grant a déjà la réputation d'être une terreur au poste en matière de scoring et de prise de rebonds. Quelques mois avant de serrer la pogne à David Stern à New York, il avait ainsi fini en tête de trois classements NCAA dans la Conférence ACC : meilleur marqueur, meilleur rebondeur et joueur le plus adroit.</p>
<p>Le garçon n'est d'ailleurs pas qu'un athlète en bois brut. Son petit shoot à mi-distance et ses bonnes mains lui ont souvent permis de sortir du carcan de l'intérieur brutasse et limité dans lequel étaient parfois enfermés les postes 4 et 5 de l'époque.</p>
<h2>Victime des Bad Boys et d'un Jordan tyrannique</h2>
<p>S'il montre de bonnes choses durant sa saison rookie, il n'est d'abord que le back-up de Charles Oakley, garde du corps personnel de Michael Jordan et bizuteur en chef des jeunes recrues. Ce n'est que lorsque Oakley est tradé à New York à la surprise générale la saison suivante, sur décision de Jerry Krause, que Horace Grant monte en régime.</p>
<p>Doug Collins fait de lui le poste 4 titulaire au côté du nouvel arrivant Bill Wennington. L'Amérique commence à s'éprendre de MJ, de ses Bulls et du truculent Horace, jusqu'à ce que les Pistons de Chuck Daly ne viennent casser l'ambiance.</p>
<p>Malgré son talent, Grant est l'une des victimes les plus visibles des coudes saillants de Bill Laimbeer, Rick Mahorn ou John Salley et il ne parvient pas à masquer ses difficultés face aux Bad Boys. Michael Jordan se donne alors pour mission de le rendre un peu plus prêt à partir au combat.</p>
<p>Il y a quelques semaines, Sam Smith racontait justement que lorsque Horace Grant passait à coté de certains de ses matches à l'extérieur, Jordan demandait au personnel de l'avion qui les ramenait à Chicago <a href="https://www.basketsession.com/actu/michael-jordan-horace-grant-546051/">de priver son camarade de repas</a>.</p>
<p>Récemment, dans un podcast avec d'anciens Bulls, Grant a expliqué qu'il se dressait souvent face à MJ lorsqu'il utilisait ce type de méthodes et qu'il l'aurait "fracassé en un clin d'oeil" s'il l'avait vraiment privé de nourriture...</p>
<p>En 1990, Grant découvre le style qui fera sa popularité. Souffrant de problèmes de vue, il se met à arborer des goggles, ces lunettes de protection pour ses lentilles, qui deviendront un accessoire de mode incontournable. Alors qu'il songe à les retirer une fois sa vue corrigée au laser, ses parents le supplient de conserver cet attirail tant ils ont remarqué qu'ils servaient d'inspiration à des enfants contraints d'en porter.</p>
<p><iframe src="//www.youtube.com/embed/vMErM4RdGz8" width="560" height="314" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>Que ce soit le leadership à la dure de Jordan ou ses propres qualités mentales qui en soient responsables, Grant progresse et est un acteur majeur du Three-Peat des Bulls dans la foulée. Sans sa faculté à capter des rebonds et à s'arracher sous le cercle des deux côtés du terrain, MJ et Scottie Pippen n'auraient pas pu rayonner autant, tout du moins de manière aussi productive.</p>
<p>S'il est la troisième option offensive de l'équipe, c'est sa défense qui aide le plus Phil Jackson à articuler cette belle mécanique. Snobé pour le All-Star Game à cause du nombre important d'intérieurs référencés sur ces années-là, il n'y parvient qu'en 1994, lors de cette fameuse saison pleine sans Michael Jordan au cours de laquelle Chicago n'est pas passé si loin que ça de retrouver les Finales...</p>
<h2>A Orlando, il est le bourreau des Bulls et de MJ</h2>
<p>Après cette déception et sans attendre un hypothétique retour de l'idole, Horace Grant profite d'être sur le marché pour accompagner l'évolution du Magic. Pendant qu'Orlando progresse à la vitesse de l'éclair grâce notamment à sa culture de la gagne - et son panier clutch lors de la série contre Boston - les Bulls sont orphelins.</p>
<p>Avec ou sans Michael Jordan, les fans comprennent alors à quel point Grant était un rouage essentiel de la machine à gagner. En voyant leur ancien protégé briller de mille feux contre eux, puis jusqu'en Finales NBA face à Houston, les Bulls se mettent immédiatement en quête de son remplaçant, qui ne sera autre que Dennis Rodman.</p>
<p><iframe src="//www.youtube.com/embed/1rPUWG7Ms4w" width="560" height="314" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>Pendant cinq saisons, Grant est un contributeur important au Magic, mais il ne peut empêcher la franchise de se déliter progressivement, entre le départ de Shaquille O'Neal et les graves blessures de Penny Hardaway. A 34 ans, il est tradé à Seattle, où il ne laisse pas un souvenir impérissable et son dernier défi intervient deux saisons plus tard sous le maillot des Los Angeles Lakers. L'aubaine d'évoluer à nouveau avec Shaq et sous les ordres de Phil Jackson est trop belle.</p>
<p>Lors de la saison 2000-2001, à 35 ans, il est un titulaire indéboulonnable chez les Purple and Gold, en saison régulière comme en playoffs, et aide Kobe Bryant et le Big Cactus à réussir le back-to-back en tournant à 8.5 points et 7.1 rebonds.</p>
<p>Derrière, il se dit que finir à Orlando, où il a aimé son expérience, est une bonne idée. Raté. Horace est "cramé" après une saison honorable et sa relation avec Doc Rivers, le head coach, devient exécrable. Le Magic le coupe en décembre 2002 et Rivers le décrit comme "un cancer" pour le vestiaire.</p>
<p>A 38 ans, il retourne à L.A. pour tenter d'aller chercher une dernière bague, dans la peau de back-up de Karl Malone. Il met un terme à sa carrière après la défaite face aux Pistons, obligé de se "contenter" de 4 bagues pour orner ce superbe parcours en NBA.</p>
<p>Le nom de Grant n'a pas tout à fait disparu de la circulation aujourd'hui. Les fils de son frère, ses neveux Jerami et Jerian, jouent respectivement pour les Portland Trail Blazers et l'Olimpia Milano après des expériences à New York et Chicago notamment.</p>
<h2>En beef avec Jordan et snobé du Hall of Fame</h2>
<p>Il est un peu triste de voir ce que sont devenues les relations entre Horace Grant et Michael Jordan. Avant la sortie de The Last Dance, Grant était constamment positif et élogieux sur les années passées en compagnie de MJ et le chemin du combattant partagé jusqu'au Three-Peat. Le documentaire a ravivé des tensions et des incompréhensions.</p>
<p>Grant nie toujours être celui qui a contribué à écorner l'image de Jordan dans le livre de Sam Smith, alors que le GOAT n'a absolument aucun doute à ce sujet. La façon dont il s'est exprimé dans certains des épisodes pour évoquer son ancien camarade ne pouvait pas manquer de faire réagir l'ami Horace.</p>
<blockquote><p>"Il a dit que j'étais la source de Sam Smith dans ce livre. C'est un mensonge total. Un mensonge ! Si Michael Jordan a un problème avec moi, réglons ça comme des hommes. Parlons-en ou réglons ça d'une autre manière".</p></blockquote>
<p>On espère que comme d'autres anciens camarades réconciliés grâce aux effets du temps et de la discussion, ces deux-là parviendront à se rabibocher.</p>
<p>Dans tous les cas, Horace Grant fait partie de ces joueurs dont on peut se demander aujourd'hui pourquoi ils n'ont pas été introduits au Hall of Fame. Les critères d'entrée sont toujours un peu flous. Mais d'autres joueurs moins titrés, moins impactants culturellement et moins talentueux tout court ont eu droit à cet honneur.</p>
<p>Il est peut-être temps que l'on voit Horace et ses goggles délivrer un speech à Springfield devant un parterre de glorieux anciens.</p>
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		<title>Marcus Smart : la jeunesse tragique de l&#8217;âme des Celtics</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Antoine Pimmel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jun 2022 14:32:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Boston Celtics]]></category>
		<category><![CDATA[Marcus Smart]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2018/05/Marcus-Smart-mag-1100x604.jpg" alt="Marcus Smart : la jeunesse tragique de l&rsquo;âme des Celtics" /></div><p>Marcus Smart a vaincu l'adversité et une jeunesse cauchemardesque pour s'offrir une vie et une carrière en NBA. Voici son histoire.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2018/05/Marcus-Smart-mag-1100x604.jpg" alt="Marcus Smart : la jeunesse tragique de l&rsquo;âme des Celtics" /></div><p><em><strong>Marcus Smart</strong> n'est sans doute pas le joueur le plus talentueux des Boston Celtics, mais il en est très clairement le cœur. Son engagement de chaque instant, sa détermination sans faille et sa dureté viennent de loin et ont conduit les Celtics jusqu'en Finales NBA, avec au passage un titre de Defensive Player of the Year pour lui. </em></p>
<p><em>Et s'il ne semble jamais ressentir la pression, même à l'heure de disputer un game 6 pour la survie de Boston en Finales NBA 2022, c'est parce qu'il sait bien que celle rencontrée sur un terrain de basket, sous le feu des projecteurs, n'a rien à voir avec celle croisée dans le silence des rues sombres. </em></p>
<p><em>Voici <a href="https://www.basketsession.com/boutique/reverse-59-top-100-meilleurs-joueurs-nba/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">le portrait que nous avions dressé de lui</a> dans le numéro 59 de REVERSE.</em></p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/marcus-smart-est-indeboulonnable-boston-le-prolonge-pour-4-ans-605265/" data-title="A lire aussi">Marcus Smart est indéboulonnable, Boston le prolonge pour 4 ans</a></p>
<blockquote><p>« Je me réveille et je remercie Dieu chaque jour car j’aurais facilement pu me retrouver en prison ou six pieds sous terre. »</p></blockquote>
<p>La mort, <strong>Marcus Smart</strong> l’a vue de près. La sienne, mais surtout celle des autres, ses proches emportés par la grande faucheuse. Un cousin de cinq ans mitraillé par le plomb d’un fusil chargé alors qu’il jouait aux cowboys et aux indiens. Un autre de seize balais retrouvé criblé de balles chez lui. Un ancien coéquipier percuté par un train. Un frère emporté par la maladie. La mort, il connaît son odeur. Ses peines. Ses ravages auprès des familles déchirées par la succession de drames. Il sent quand elle se rapproche. Il a même déjà touché le corps glacial d’un cadavre.</p>
<blockquote><p>« Pourquoi ses pieds sont-ils aussi froids ? », demandait-il, enfant choqué par le décès de son demi-frère finalement parti vers l’au-delà, après une lutte sans merci avec le cancer.</p></blockquote>
<blockquote><p>« Parce qu’il n’est plus là », répondait sa mère Camellia.</p></blockquote>
<p>La mort, elle réside à Lancaster, Texas, petite ville de la banlieue sud de Dallas. Quand ce ne sont pas les tornades qui dévastent les baraques des quartiers les plus pauvres, ce sont les habitants du voisinage qui se déchirent entre eux. Drogues. Armes à feu. Rivalités. Et simplement quatre murs – dans le meilleur des cas – ou quatre planches – le plus souvent – comme destination finale pour une jeunesse désemparée, désœuvrée, délaissée et livrée à elle-même. Avec trop souvent la violence comme recours le plus accessible pour évacuer la frustration. Un chemin que Smart connaît bien pour l’avoir emprunté, mais surtout parce qu’il a vu certains de ses proches s’y perdre à tout jamais.</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-341276" src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2016/10/r59-smart-68-71-1.jpg" alt="Marcus Smart" width="636" height="432" srcset="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2016/10/r59-smart-68-71-1.jpg 636w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2016/10/r59-smart-68-71-1-200x136.jpg 200w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2016/10/r59-smart-68-71-1-300x204.jpg 300w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2016/10/r59-smart-68-71-1-290x197.jpg 290w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2016/10/r59-smart-68-71-1-313x213.jpg 313w" sizes="(max-width: 636px) 100vw, 636px" /></p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/actu/marcus-smart-meilleur-defenseur-de-lannee-464754/" target="_blank" rel="noopener noreferrer" data-title="A lire aussi">Marcus Smart meilleur défenseur de l’année ? Deux anciens C’s y croient</a></p>
<h2>Marcus Smart sur le Boulevard de la mort</h2>
<p>Marcus Smart est aujourd’hui un basketteur professionnel multimillionnaire. Il évolue dans la plus grande ligue du monde et porte les couleurs de l’une des franchises les plus cultes de la NBA. Mais son histoire, c’est d’abord celle d’un gamin qui a mal tourné. Car si les ghettos américains happent des centaines de jeunes hommes aux quatre coins du pays chaque année, lui pouvait compter sur un mentor capable de lui enseigner d’autres valeurs. Celles du respect. De la bienséance. De la politesse.</p>
<p>Todd Westbrook, de vingt-quatre ans son aîné, était plus qu’un frère pour le petit dernier d’une fratrie recomposée. Bien que les deux garçons n’aient pas le même géniteur, il assurait un rôle de père quand le couple Smart, employés de nuit, ne pouvait assumer pleinement l’éducation de ses enfants. Il a appris à ses trois jeunes frères, Jeff, Michael et Marcus, à se raser, à parler convenablement, à s’habiller correctement, à se comporter décemment et même à enfiler un préservatif. Il les a emmenés à la piscine, acheter une glace ou se faire coiffer. Puis il s’en est allé, terrassé à 33 ans par une tumeur qui le consumait depuis son adolescence.</p>
<blockquote class="sq"><p>« Toute la famille compte sur toi maintenant. Tu es tout ce qu’il reste à maman. »</p></blockquote>
<p>Le plus petit de ses frangins avait tout juste neuf ans mais, à peine sorti de la chambre d’hôpital où sa famille pleurait la perte de Todd, c’est lui qui a été bombardé de responsabilités par ses aînés.</p>
<blockquote><p>« Toute la famille compte sur toi maintenant. Il est temps de grandir. Nous, on a eu notre chance et on l’a gâchée. Tu es le dernier. Tu es tout ce qu’il reste à maman. »</p></blockquote>
<p>Un message fort de la part de deux grands frères, lancés depuis trop longtemps dans la spirale infernale du mode de vie des ados des blocs défavorisés de Lancaster. Une mission dans laquelle il s’est pleinement investi. Il essayait désespérément de convaincre Michael de ne pas se laisser embrigader par les gangs. En vain. Mais les échecs ne l’empêchaient pas d’attendre les premières lueurs du jour pour s’assurer que son frangin revenait à la maison en un seul morceau, l’accueillant en essuyant ses larmes.</p>
<blockquote><p>« Maman n’a pas besoin d’un appel à deux heures du matin où quelqu’un lui apprendra que tu es en prison ou mort. Elle a déjà perdu un fils. Ne t’attire pas d’ennuis. Je protège tes arrières », osait-il à dix ans.</p></blockquote>
<p>Mais les milliers de dollars hebdomadaires et les bagnoles de luxe des caïds du coin prenaient le dessus sur la bonne volonté de Michael.</p>
<blockquote><p>« J’ai grandi au milieu de tout ça », confie-t-il à USA Today.</p></blockquote>
<blockquote><p>« Je voyais la douleur de mon frère. Je n’aimais pas ce qu’il faisait, mais c’était toujours mon frère et donc et je l’aimais. Vous voyez ça tout le temps aux infos ou dans les jeux vidéos. Mais c’est terrifiant quand ça se passe devant vous. »</p></blockquote>
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		<title>Drazen Petrovic, le destin tragique du Mozart du basket</title>
		<link>https://www.basketsession.com/NBA/drazen-petrovic-portrait-mozart-basket-histoire-nba-2022-555408/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[BasketSession]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Jun 2022 11:38:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Drazen Petrovic]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2015/10/drazen-petrovic-1400-1100x673.jpg" alt="Drazen Petrovic, le destin tragique du Mozart du basket" /></div><p>Cela fait 29 ans aujourd'hui que Drazen Petrovic nous a quittés. L'occasion de lui rendre hommage en revenant sur l'histoire d’un pionnier de génie.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2015/10/drazen-petrovic-1400-1100x673.jpg" alt="Drazen Petrovic, le destin tragique du Mozart du basket" /></div><p>Comparé dès son plus jeune âge à Mozart pour sa précocité et son talent unique, Drazen Petrovic a comme lui consacré chaque instant de sa vie à sa seule passion. Malheureusement, le virtuose croate a poussé le mimétisme en nous quittant lui aussi prématurément. Et c’est sur une autoroute allemande que s'est interrompue brutalement l’une des plus belles partitions jamais jouées...</p>
<p><b><i>Texte : </i></b><strong><i>Arnaud Blaizot</i></strong><b><i> / Graphisme : </i></b><strong><i>Patrick Ortega</i></strong></p>
<h2>Genius</h2>
<p>1982. Finale de la coupe Korac, le CSP Limoges affronte Sibenik. Et un gamin dont l’abondante chevelure bouclée rappellerait presque l’afro de Julius Erving. Un espoir appelé pour pallier l’absence du meneur titulaire ? Pas vraiment.  À 17 ans, Drazen Petrovic est déjà le chef d’orchestre de son équipe, parvenue en finale sur son seul talent. Ses 19 points se révèlent insuffisants pour arracher la victoire mais la France vient de découvrir un génie.</p>
<p>À ce moment-là, le jeune Yougoslave joue depuis déjà 2 ans avec les « grands ». A juste titre car il domine les catégories de jeunes en banalisant les matchs à plus de 50 points. À 18 ans, il offre à Sibenik le championnat. C’est le premier titre pour un travailleur acharné comme rarement ce sport en a eu. Pratiquement depuis sa naissance le 22 octobre 1964, Drazen Petrovic répète ses gammes inlassablement avec son frère Aleksandar (futur international yougoslave), malgré une malformation congénitale de la hanche, censée le gêner dans ses déplacements et sa vie d’adulte. Pas vraiment un « handicap » au final : il se tient les jambes plus écartées que la normale, ce qui lui permet d’enchaîner certains dribbles renversés ou entre les jambes plus facilement.</p>
<p>En tout cas, ça ne l’empêche pas de taffer comme un dingue : avant l’école, après l’école, et même après les entraînements.</p>
<p style="padding-left: 40px;"><span style="color: #808080;"><em>« Personne à Sibenik ne me forçait à travailler si dur, tout au moins pas aussi dur que je le faisais. Mais si je ratais un entraînement, je me sentais mal, comme si j’avais commis un péché mortel ».</em></span></p>
<p>Le jeune virtuose bosse de manière maladive. Il avale 500 shoots et 200 lancers-francs par jour. Maljkovic raconte qu’il ne s’agit pas de 500 tirs quotidiens, mais bien de 500 shoots réussis…</p>
<p style="padding-left: 40px;"><span style="color: #808080;"><em>« Une fois j’ai voulu voir combien de tentatives à 3 points il me faudrait pour atteindre 100 shoots rentrés, il ne m’en a fallu que 104 », affirme le Croate.</em></span></p>
<p>Bref, le travail paie.</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-438799" src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2018/10/Drazen-Petrovic.jpg" alt="Drazen Petrovic" width="1400" height="845" srcset="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2018/10/Drazen-Petrovic.jpg 1400w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2018/10/Drazen-Petrovic-150x91.jpg 150w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2018/10/Drazen-Petrovic-290x175.jpg 290w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2018/10/Drazen-Petrovic-760x459.jpg 760w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2018/10/Drazen-Petrovic-313x189.jpg 313w" sizes="(max-width: 1400px) 100vw, 1400px" /></p>
<h2>Wolfgang Starr</h2>
<p>Parti rejoindre son frère au Cibona Zagreb, il lâche de mémorables ardoises. Parmi les plus hallucinantes, ses 112 points passés au Ljubljana de Jurij Zdovc, un soir d’octobre 1985, avec 40 sur 60 aux shoots, et 22 sur 24 aux LF. Limoges, qui l’a privé de deux Korac, va également comprendre. Car l’homme est rancunier et déteste perdre. Celui qui ne pouvait pas tirer à plus de cinq mètres quelques années auparavant va les tordre en Coupe des Champions en 1986, en leur passant 51 points, dont une série de 7 trois-points sans échec (sur 10 réussis).</p>
<p>Réputé pour son adresse, Drazen Petrovic l’est aussi pour son arrogance et son mauvais caractère sur le terrain. Il n’hésite pas à humilier ses adversaires dès qu’il en a la possibilité. Toujours face à Limoges avec le Zagreb, il fait un petit pont à Billy Knight, ancien joueur NBA, futur GM NBA (pas le meilleur, certes…) juste pour se « venger » de la bonne défense que le CSP lui avait opposé. Il est également  le déclencheur d’une bagarre générale  en demi-finale face à l’Etoile Rouge de Belgrade, protestant contre le panier victorieux de Zizic qui, à la manière d’un Lebron James, avait fait 4 pas sans dribbler.</p>
<p>Drazen va même jusqu’à menacer de ne plus jouer pour l’équipe nationale si le résultat est validé. Suspendu 3 matches avec Zagreb, il rejouera pour son équipe nationale. Son côté mauvais garçon n’empêche pas l’admiration de tous au regard de son apport en club : seulement 6 défaites en 4 ans avec une moyenne de 38 points (avec une pointe à 43 dans la saison 85-86) pour le seul meneur du Cibona et de la sélection nationale yougoslave.</p>
<p>Une sélection nationale qui compte dans ses rangs des joueurs comme Dino Radja, Vlade Divac, Toni Kukoc ou encore Zarko Paspalj, mais dont il est le véritable maestro. Une sélection qui va régaler l’Europe pendant plusieurs années, comme au tournoi de Noël 1987, où Petrovic fait le show, avec notamment une passe entre les jambes qui aurait eu sa place dans une Mixtape And1.</p>
<p>Aux Championnats d’Europe 1989, un après l’argent aux JO, ces joueurs offrent à leur public de Zagreb le titre en dominant la Grèce de Galis en finale. Drazen Petrovic y pratique son meilleur basket et score 30 points par match avec une réussite irréelle : 75% à 2-points et 70% à 3-points ! Il termine en outre meilleur passeur de la compétition avec 6 balles données par match. Jamais un joueur n’avait dominé un championnat européen comme cela auparavant et c’est logiquement qu’il est désigné MVP.</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-296239" src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2015/10/drazen-petrovic-14001.jpg" alt="" width="1400" height="845" srcset="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2015/10/drazen-petrovic-14001.jpg 1400w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2015/10/drazen-petrovic-14001-200x121.jpg 200w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2015/10/drazen-petrovic-14001-768x464.jpg 768w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2015/10/drazen-petrovic-14001-300x181.jpg 300w" sizes="(max-width: 1400px) 100vw, 1400px" /></p>
<h2>Madrideus</h2>
<p>À cette époque, Drazen a déjà quitté Zagreb pour les dollars de Madrid. Il passe d’un salaire mensuel de 6000 francs (en plus d’une Alfa Romeo flambant neuve, un appartement et.....une pizzeria !) à un contrat de plus d’un million de dollars sur 4 saisons. L’adaptation est immédiate pour Mozart. Il récite ses gammes de manière toujours aussi sublime et tourne à 28 points par match. Il brille au plus haut niveau européen notamment dans une finale de la Coupe des Coupes face au Caserta du prolifique Oscar Schmidt. Les 2 hommes se rendent coup pour coup, mais Drazen finit par prendre le dessus pour terminer avec 62 points au compteur alors que le Brésilien n’inscrit « que » 44 points.</p>
<p>Au cours de cette même compétition il aura sorti son ancien club de Zagreb en leur passant 47 points. Lors du game 1, à Zagreb, Drazen se retrouve aux lancers-francs pour gagner le match. Son frère qui joue encore pour le Cibona l’apostrophe :</p>
<p style="padding-left: 40px;"><span style="color: #808080;"><em>« Drazen s’il te plaît, rate ces lancers-francs, de toute façon vous allez gagner chez vous aisément et si nous gagnons ici nous aurons un bonus sur nos salaires ». </em></span></p>
<p>Petrovic écoute son frère avant de mettre ses 2 LF. «  <em>C’est juste qu’il ne savait pas comment faire pour perdre</em> », dira Aleksandar plus tard…</p>
<p>C’est lors de sa période Real que Drazen commence à titiller la NBA. A l’occasion de l’Open McDonald’s, il affronte les Celtics et leur passe 22 points. Les USA découvrent alors le phénomène Petrovic et le légendaire Bob Cousy est admiratif :</p>
<p style="padding-left: 40px;"><span style="color: #808080;"><em>« Si un joueur est capable de s’imposer en NBA, ce joueur c’est Petrovic ». </em></span></p>
<p>L’été suivant, il enchaîne sur les Championnats du Monde qu’il domine allègrement. La Yougoslavie ridiculise des jeunes Ricains pourtant très talentueux (Mourning, Kenny Anderson ou encore Billy Owens) en finale et obtient son dernier titre, la sélection nationale se scindant au cours de la Guerre des Balkans.</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-296238" src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2015/10/drazen-petrovic-1400-2.jpg" alt="" width="1400" height="845" srcset="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2015/10/drazen-petrovic-1400-2.jpg 1400w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2015/10/drazen-petrovic-1400-2-200x121.jpg 200w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2015/10/drazen-petrovic-1400-2-768x464.jpg 768w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2015/10/drazen-petrovic-1400-2-300x181.jpg 300w" sizes="(max-width: 1400px) 100vw, 1400px" /></p>
<h2>Requiem for a Dream</h2>
<p>Après avoir tout gagné en Europe, Petrovic rejoint la NBA et Portland qui l’avait déjà drafté 3 années auparavant. Mais, pour la première fois de sa carrière Drazen n’est pas la star de son équipe. Pas titulaire, ni même un remplaçant précieux. Il ne rentre pas dans les schémas de Rick Adelman. Il est notamment barré par Drexler et Porter à l’arrière. Surtout, il atterrit dans une des équipes les plus athlétiques de la ligue. Avec Drexler, Kersey, Porter, Buck Williams ou Duckworth, ça court ça saute et ça pèse lourd. Rien à voir avec le « style » Petrovic. Et même sur les missions pour shooter, Adelman lui préfère Danny Ainge, qui à l’inverse de Mozart, est une vraie teigne en défense. Portland atteint les Finales NBA mais il n’y joue aucun rôle.</p>
<p>Après la pire saison qu’il ait connue, le numéro 44 des Blazers demande à partir et obtient un trade avec les Nets en janvier 91. Drexler, qui l’a vu fournir aux entraînements, est formel :</p>
<p style="padding-left: 40px;"><span style="color: #808080;">« <em>Ce gars participera au All-Star Game d’ici 2 ans. Vous n’avez jamais vu un gars shooter comme lui et travailler aussi dur que lui.</em> » </span></p>
<p>Le Croate n’a pas perdu confiance en lui en arrivant chez les Nets :</p>
<p style="padding-left: 40px;"><span style="color: #808080;">« <em>C’est fini, maintenant personne ne va m’arrêter.</em> »</span></p>
<p>Il finit la saison avec 20 minutes par match pour plus de 12 points. Surtout, Chuck Daly, l’ancien coach des Pistons, a une totale confiance en Drazen et ne tarde pas à en faire le leader offensif des Nets qui comptaient pourtant de bons éléments comme l’ancien n°1 de la draft Derrick Coleman ou encore Kenny Anderson.</p>
<p>Même défensivement il n’est plus la passoire de Portland. Le joueur joue plus dur, résultat de nombreuses heures dans la salle de muscu. Dès la saison suivante, le Croate inscrit plus de 20 points par match (une première pour un Européen en NBA), ne manque aucun match et affiche le meilleur pourcentage de tous les arrières de NBA (plus de 50%, dont 44% à 3 pts). La meilleure ligue du monde reconnaît enfin le talent d’un joueur formé hors USA et le récompense logiquement du Trophée de MIP.</p>
<p>Au cours de l’été 1992, la Croatie fait sa première sortie en grande compétition et pour l’occasion s’offre une superbe finale face à LA Dream Team. Elle est la seule équipe à tenir plus de 10 minutes face à Magic, Jojo, Larry et Charles. Face à son coach, Petrovic finit meilleur marqueur de la finale avec 24 points, devançant même les 22 points de Jordan.</p>
<p>La saison suivante, le numéro 3 des Nets augmente encore le niveau de son jeu : plus de points (22 par match), plus adroit (51.8 %), il est au sommet de son art. Pas suffisant pourtant pour faire de lui le premier Européen All-Star de l’histoire, son objectif. Sa sélection pour le Long Distance Shootout ne le console pas :</p>
<p style="padding-left: 40px;"><span style="color: #808080;"><em>« Si je ne peux pas être All-Star cette saison, quand pourrai-je l’être ? Je ne sais pas comment je dois prendre cette injustice. L’invitation pour le concours à 3-points, non merci, je n’en ai pas besoin, je veux être sur le terrain ! ».</em></span></p>
<p>Se sentant trahi, Drazen se pose des questions sur son avenir. Pat Riley, alors coach de New York, fait part de son intérêt pour celui qui est élu dans la All-NBA Third Team. On parle aussi d’un retour possible en Europe au Panathinaïkos aux côtés de son grand ami, Stojan Vrankovic.</p>
<p>Tout cela n’arrivera malheureusement pas. La carrière et la vie du prodige se terminent en juin 1993 sur une autoroute allemande. Le monde du basket est en deuil. Il vient de perdre l’un des plus gros taffeurs qu’il ait connu. Il vient surtout de perdre un véritable pionnier qui aura fait tomber toutes les barrières, tous les préjugés américains sur les ballers européens. Sans lui, Nowitzki serait à Barcelone. Sans lui, Tony Parker, après avoir offert le titre Pro A au PBR, serait parti au Pana pour une poignée de dollars. Son talent, sa volonté de dingue, sa haine de l’échec lui auront permis de devenir l’un des meilleurs joueurs NBA et surtout d’ouvrir les consciences.</p>
<div><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/drazen-petrovic-dream-team-john-stockton-543676/" data-title="A lire aussi">Un seul joueur ne craignait pas la Dream Team : Drazen Petrovic</a></div>
<h2>Le documentaire "Once Brothers"</h2>
<p>Attention, sortez les boites de mouchoirs parce que ce documentaire est une petite merveille.</p>
<p><a href="http://www.espn.com/30for30/film?page=once-brothers" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Réalisé par ESPN</a> et avec <strong>Vlade Divac</strong> comme narrateur, ce docu retrace les carrières des meilleurs joueurs de la dernière grande génération yougoslave et la façon dont la guerre les a déchirés. Aujourd'hui, on peut encore se demander jusqu'où cette équipe aurait pu aller si elle n'avait pas éclaté. Images d'archives, témoignages poignants et sincères, Vlade, <strong>Toni Kukoc</strong>,<strong> Zarko Paspalj</strong>, <strong>Dino Radja</strong> et d'autres se remémorent ces années troubles et partagent leur admiration pour celui qui était peut-être le plus talentueux d'entre eux, <strong>Drazen Petrovic</strong>. Frissons garantis.</p>
<h2>Drazen Petrovic en images</h2>
<p><strong>Drazen Petrovic face à Michael Jordan</strong></p>
<p><iframe title="Drazen Petrovic vs Michael Jordan" width="500" height="375" src="https://www.youtube.com/embed/8lqi4rd6y38?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p><strong>Drazen Petrovic Vs Michael Jordan aux JO de Barcelone</strong></p>
<p>Drazen Petrovic à l'Euro 1989</p>
<p><iframe title="Drazen Petrovic 1989 Eurobasket final Yugoslavia - Greece" width="500" height="375" src="https://www.youtube.com/embed/mvEyuP0wJ6k?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Drazen Petrovic score 44 points face aux Rockets en 1993</p>
<p><iframe src="//www.youtube.com/embed/ZQcfoU6FFzg" width="560" height="314" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Le livre</strong></p>
<p><a href="https://www.basketsession.com/actu/drazen-petrovic-todd-spehr-interview-296130/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Todd Spehr, « Drazen: The Remarkable Life and Legacy of the Mozart of Basketball »</a></p>
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		<title>Jusuf Nurkic, le parcours du combattant</title>
		<link>https://www.basketsession.com/NBA/nba-jusuf-nurkic-blazers-pere-histoire-566531/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Antoine Pimmel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Jun 2022 05:25:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Damian Lillard]]></category>
		<category><![CDATA[Jusuf Nurkic]]></category>
		<category><![CDATA[Portland Trail Blazers]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/08/Yusuf-Nurkic-mag.jpg" alt="Jusuf Nurkic, le parcours du combattant" /></div><p>Doté des dons génétiques de son policier de père, légende locale en Bosnie, Jusuf Nurkic a prouvé qu’il avait hérité du courage familial en apprenant à se battre pour quelqu’un d’autre que lui-même.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/08/Yusuf-Nurkic-mag.jpg" alt="Jusuf Nurkic, le parcours du combattant" /></div><p><em>Alors qu'il a peut-être disputé ses derniers matches avec les Portland Trail Blazers, <strong>Jusuf Nurkic </strong>aura tout de même été apprécié de la fanbase et a vécu de bons moments en Oregon. Voici son histoire, telle que nous vous la racontions dans le <a href="https://www.basketsession.com/produit/reverse-65-king-giannis-antetokounmpo/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">REVERSE #65</a>.</em></p>
<p>Quelle serait votre réaction si vous entendiez parler d’un homme de plus de 2,10 m et 180 kilos qui a un jour envoyé quatorze mecs à l’hôpital à lui tout seul lors d’une bagarre ? Peut-être de l’envie. Oui, vous seriez peut-être envieux. Vous auriez envie d’être ce gars-là. C’est normal. Avec une telle force, certaines gifles arrêteraient de se perdre. Mais bon, n’oubliez pas que vous galérez à soulever les quatre-vingt kilos au développé couché, alors défoncer quatorze hommes à mains nues… ça fait peur.</p>
<p>Un homme capable d’une telle performance, c’est quelqu’un qu’il ne faut sûrement pas embrouiller. Vous n’auriez sans doute jamais envie de croiser sa route et encore moins son regard. Tout ça, c’est parce que vous n’êtes pas Enes Trnovcevic, représentant d’athlètes qui a eu un raisonnement complètement opposé au vôtre. Lui, il mourait d’envie de voir la bête. Enfin, il voulait surtout rencontrer… son fils.</p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/actu/jusuf-nurkic-blazers-pere-557046/" target="_blank" rel="noopener noreferrer" data-title="A lire aussi">L’anecdote complètement dingue sur la façon dont Jusuf Nurkic a été repéré</a></p>
<p>C’est le tout premier réflexe qu’il a eu en apprenant pour la première fois l’existence d’Hariz Nurkic, officier de police bosnien qui a donc savaté quatorze gus dans une baston. Il a directement voyagé jusqu’à Tuzla, ville de 80 000 habitants situés à une bonne cinquantaine de bornes de la frontière serbe, pour poser au mastodonte la question fatidique : a-t-il un fils béni par son ADN prêt à profiter de ses atouts génétiques pour faire carrière dans le sport pro ? Et bien, devinez quoi, c’est exactement comme ça que Jusuf Nurkic s’est mis au basket.</p>
<blockquote class="sq"><p>« <em>Sur une échelle de un à dix, j’étais à moins dix</em><em>.</em> »</p></blockquote>
<p>Trnovcevic a fini par repartir de Tuzla avec l’adolescent dans ses bagages. Direction la Slovénie pour le garçon de quatorze balais qui ne parlait même pas la langue locale. Il n’y connaissait pas non plus grand-chose aux subtilités de la balle orange.</p>
<blockquote><p>« <em>Sur une échelle de un à dix, j’étais à moins dix</em> », raconte-t-il lors d’une interview accordée à <a href="https://www.si.com/nba/2017/11/20/jusuf-nurkic-portland-trail-blazers-future-damian-lillard-terry-stotts" target="_blank" rel="noopener noreferrer">The Crossover</a>.</p></blockquote>
<blockquote><p>« <em>Je ne savais même pas courir. Je n’avais jamais touché un ballon de basket. J’étais le plus jeune joueur de l’équipe. C’est toute ma vie qui a changé du jour au lendemain.</em></p></blockquote>
<blockquote><p><em>Je serais un menteur si je disais que je me sentais capable de percer à cette époque. J’ai pleuré presque tous les soirs pendant six mois.</em> »</p></blockquote>
<p>Et pourtant, quelques années plus tard, le voilà déjà devenu l’un des meilleurs basketteurs de son pays. Parce que s’il pleurait dans les jupons de sa maman Rusmina, par téléphone interposé, le gaillard ne voulait montrer aucun signe de faiblesse à son paternel. Pas le style des hommes de la famille. Alors il a continué. Il s’est entêté, tout cabochard qu’il est.</p>
<blockquote><p>« <em>J’ai commencé à comprendre ce que cela voulait dire d’être un homme. J’ai arrêté de me dire que la vie était dure, arrêté de penser à rentrer à la maison.</em> »</p></blockquote>
<p>Et il s’est finalement mis à faire ce qu’il fallait pour mettre à profit ses avantages physiologiques considérables. Il a d’ailleurs pris presque quatre centimètres par an avant de se faire repérer lors du Nike International Junior Tournament à Belgrade. Dans la foulée, à même pas dix-huit balais, il rejoignait le club croate du Cedevita Zagreb, étiqueté Euroleague.</p>
<p>A peine deux ans plus tard et après un détour par Zadar, il débarquait dans le championnat le plus relevé du monde. Le beau bébé de 2,13 m et 127 kilos a été pioché par les Bulls (quatorzième choix en 2014) au grand plaisir de son grand-père, un fermier « <em>qui aime les vrais gros taureaux</em> ». Mais c’est du côté de Denver que sa carrière a débuté – les Nuggets ayant acquis ses droits le soir de la draft.</p>
<h2><strong>Jusuf Nurkic alias The Bosnian Beast</strong></h2>
<p>Dès le départ, il s’est distingué par sa force physique. A une époque où les intérieurs sont de plus en plus fins et de plus en mobiles, lui est une brute épaisse. En voilà un qui se serait senti très à l’aise dans la NBA des années 90, décennie au cours de laquelle les pivots pouvaient afficher leurs bourrelets et leurs kilos en trop sans pression. C’est justement comme ça qu’il a gagné un surnom : « the Bosnian Beast ».</p>
<p>Il n’a pas non plus tardé à se faire une réputation. Quelques semaines après des débuts intéressants, le garnement collait un block bien viril à <strong>Marc Gasol</strong>. Dans la foulée, il lançait un regard plein de mépris à l’intérieur All-Star pourtant respecté avant de lui faire un doigt. <em>Badass</em>. Comme papa. La pomme ne tombe jamais très loin de l’arbre après tout.</p>
<p><iframe title="Nurkic, 11 points and 5 blocks against Grizzlies" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/UFMwHrz6SG0?start=30&feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Mais comme le dit justement <strong>LaVar Ball</strong>, le fils n’atteint jamais les standards du père quand ils sont trop élevés. Bon OK, là, vous vous demandez certainement ce que LaVar vient faire ici. Mais écoutez donc juste une dernière fois sa théorie. Selon lui, la progéniture d’une très grande superstar est condamnée à ne jamais faire aussi bien que son paternel. Car trop de pression. Le même constat s’applique pour les gangsters. Ou pour les bonhommes.</p>
<blockquote class="sq"><p><em>« Je sais que je peux être un All-Star. Pour moi, il n’y a aucun pivot meilleur que moi.</em> »</p></blockquote>
<p>Dur à cuire à l’extérieur, le buffle peut parfois se montrer fragile à l’intérieur. Quelque part au fond de lui, il est resté l’ado qui pleurait auprès de sa mère quand il avait le mal du pays. Dès qu’il est confronté à un peu d’adversité ou dès que tout ne va pas dans son sens, il boude. Il râle. Il se frustre. Et il se plaint.</p>
<p>Ça a même commencé très tôt. Déjà à Zagreb, son premier club pro, le jeune Jusuf Nurkic était impatient, têtu et peu disposé à accepter de subir la concurrence de ses aînés. <strong>Aleksandar Petrovic</strong>, le frère du regretté Drazen, lui a confié un rôle de remplaçant à son arrivée au Cedevita. Plutôt logique pour un jeune homme de dix-huit printemps qui n’avait découvert le basket que quatre ans auparavant, non ? Non. Pas pour lui.</p>
<p>Hors de question d’attendre, il a préféré répondre à son coach qu’il fallait le transférer aussi vite que possible. Et il a obtenu gain de cause. Il a été prêté à Zadar, jolie petite ville côtière croate. Là-bas, il s’est mis à briller dans la peau d’un titulaire. Il a même pu savourer sa revanche en éliminant son ancien club lors des playoffs du championnat local quelques semaines plus tard.</p>
<blockquote><p>« <em>Cedevita continuait à me payer. Tout le monde est venu me voir après le match pour me dire : ‘‘Merde, on aurait dû te garder’’.</em> »</p></blockquote>
<p>Rebelote à Denver quelques années plus tard. Prometteur lors de sa première saison NBA, blessé la seconde, il était ensuite en compétition directe avec la star montante <strong>Nikola Jokic</strong> l’exercice suivant. <strong>Mike Malone</strong> a fini par laisser le Serbe s’installer dans le cinq majeur, aux dépends du Bosnien.</p>
<p>A partir de là, même scénario : frustration, colère et envies de départ.</p>
<blockquote><p>« <em>Il y a eu des rumeurs comme quoi j’étais malheureux. Mais je n’avais aucune raison d’être heureux ! Personne ne devrait être heureux dans cette situation. </em>»</p></blockquote>
<p>Les Nuggets ont accepté de le libérer et l’ont envoyé aux Blazers à l’approche de la deadline, en février dernier. Le garçon savait exactement où il voulait aller. Alors il a quelque peu forcé la main de ses dirigeants et pris le contrôle de son destin.</p>
<blockquote><p>« <em>J’ai appris à être un homme qui prend des décisions. Je ne veux pas avoir de regrets. Je vais écouter tout le monde, mais je veux avoir des responsabilités.</em> »</p></blockquote>
<p>D’une certaine manière, Portland, son atmosphère et ses supporteurs bouillants lui rappellent Zadar. Il s’y sent « <em>en paix</em> ». Quelques semaines après son transfert, il prenait sa revanche sur ses anciens employeurs en leur collant 33 points et 15 rebonds. La victoire des Blazers scellant du même coup la course au dernier spot en playoffs que se disputaient les deux équipes.</p>
<blockquote class="sq"><p>« <em>Damian Lillard est la meilleure chose qui me soit arrivée</em><em>.</em> »</p></blockquote>
<p>Là encore, ses anciens coéquipiers sont venus le saluer après le match. Certains se demandant sans doute pourquoi leurs dirigeants avaient laissé partir un tel talent. Le géant s’était une nouvelle fois fait justice lui-même. Avec toujours ce même raisonnement philosophique :</p>
<blockquote><p>« <em>Si je ne me bats pas pour moi, qui va le faire ? Je veux jouer. Je sais que je devrais être titulaire. Je sais que je peux être un All-Star. Pour moi, il n’y a aucun pivot meilleur que moi.</em> »</p></blockquote>
<h2><strong>Se taper, mais pour les autres</strong></h2>
<p>Ses performances avec sa nouvelle franchise lui ont donné raison, mais son image en a pris un coup. En NBA, un joueur peut rapidement se faire une réputation de pleureuse capable de démolir un vestiaire. Les Blazers sont restés ouverts, mais ils ont immédiatement posé les bases.</p>
<p><strong>Damian Lillard</strong>, cadre de l’un des groupes les plus soudés de la ligue, a accueilli le nouveau avec un message fort.</p>
<blockquote><p>« <em>Ici, on ne se cherche pas d’excuses.</em> »</p></blockquote>
<p>Le meneur All-Star a été entendu et les deux hommes ont forgé un lien très fort.</p>
<blockquote><p>« <em>Damian Lillard est la meilleure chose qui me soit arrivée dans ma vie</em> », admet même Jusuf Nurkic qui a fini la saison en trombe, comme s’il était complètement relancé par son arrivée dans l’Oregon.</p></blockquote>
<blockquote><p>« <em>J’avais besoin d’un changement de scénario.</em> »</p></blockquote>
<p>Et le reste lui a donné raison, petit à petit, il a su se rendre indispensable à sa nouvelle équipe qui lui a offert un contrat de 48 millions de dollars sur quatre ans en 2018. A Portland, il est désormais chez lui et le soutien que ses coéquipiers lui ont manifesté après sa grave blessure à la jambe a manifestement beaucoup compté pour lui.</p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/actu/jusuf-nurkic-le-coeur-au-service-du-courage-566503/" target="_blank" rel="noopener noreferrer" data-title="A lire aussi">Jusuf Nurkic, le coeur au service du courage</a></p>
<p>Cela explique sans doute qu’il ait pu aussi vite retrouver ses marques à son retour et redevenir un titulaire indiscutable et l’un des éléments moteurs de ce groupe lors de son fantastique parcours pour accrocher les playoffs.</p>
<blockquote><p>« <em>C’est l’endroit parfait pour moi. Ils ont besoin de moi et j’ai besoin d’eux</em> », expliquait-il.</p></blockquote>
<p>En pleine possession de ses moyens, il peut donner une autre dimension à cet effectif car celui qui ne s’est toujours battu que pour lui-même a fini par comprendre le sens du sacrifice. Une valeur chère aux Blazers. Avoir du courage, ce n’est pas seulement se battre contre quatorze hommes tout seul. C’est aussi savoir mûrir et se mettre au service de quelque chose de plus grand que soi. En réalisant ça, Jusuf Nurkic a prouvé qu’il en avait… Comme papa.</p>
<h2>Les Stats de Jusuf Nurkic en carrière</h2>
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<table id="" class="sr_share" style="border-collapse: collapse; font-size: .83em; border: 1px sold #aaa; overflow: auto;" data-cols-to-freeze="1">
<caption>Per Game Table</caption>
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<thead>
<tr>
<th style="background-color: #ddd; border: 1px solid #aaa; padding: 2px;" scope="col">Season</th>
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<th style="background-color: #ddd; border: 1px solid #aaa; padding: 2px;" scope="col">BLK</th>
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<th style="background-color: #ddd; border: 1px solid #aaa; padding: 2px;" scope="col">PTS</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<th style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;" scope="row"><a href="https://www.basketball-reference.com/players/n/nurkiju01/gamelog/2015/?utm_source=direct&amp;utm_medium=Share&amp;utm_campaign=ShareTool">2014-15</a></th>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;"><a href="https://www.basketball-reference.com/teams/DEN/2015.html?utm_source=direct&amp;utm_medium=Share&amp;utm_campaign=ShareTool">DEN</a></td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">62</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">17.8</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.446</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.000</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.636</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">6.2</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">0.8</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">0.8</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">1.1</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">1.4</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">6.9</td>
</tr>
<tr>
<th style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;" scope="row"><a href="https://www.basketball-reference.com/players/n/nurkiju01/gamelog/2016/?utm_source=direct&amp;utm_medium=Share&amp;utm_campaign=ShareTool">2015-16</a></th>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;"><a href="https://www.basketball-reference.com/teams/DEN/2016.html?utm_source=direct&amp;utm_medium=Share&amp;utm_campaign=ShareTool">DEN</a></td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">32</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">17.1</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.417</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.000</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.616</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">5.5</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">1.3</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">0.8</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">1.4</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">1.7</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">8.2</td>
</tr>
<tr>
<th style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;" scope="row"><a href="https://www.basketball-reference.com/players/n/nurkiju01/gamelog/2017/?utm_source=direct&amp;utm_medium=Share&amp;utm_campaign=ShareTool">2016-17</a></th>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">TOT</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">65</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">21.4</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.507</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.000</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.571</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">7.2</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">1.9</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">0.8</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">1.1</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">2.2</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">10.2</td>
</tr>
<tr>
<th style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;" scope="row"><a href="https://www.basketball-reference.com/players/n/nurkiju01/gamelog/2017/?utm_source=direct&amp;utm_medium=Share&amp;utm_campaign=ShareTool">2016-17</a></th>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;"><a href="https://www.basketball-reference.com/teams/DEN/2017.html?utm_source=direct&amp;utm_medium=Share&amp;utm_campaign=ShareTool">DEN</a></td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">45</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">17.9</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.507</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;"></td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.496</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">5.8</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">1.3</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">0.6</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">0.8</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">1.8</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">8.0</td>
</tr>
<tr>
<th style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;" scope="row"><a href="https://www.basketball-reference.com/players/n/nurkiju01/gamelog/2017/?utm_source=direct&amp;utm_medium=Share&amp;utm_campaign=ShareTool">2016-17</a></th>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;"><a href="https://www.basketball-reference.com/teams/POR/2017.html?utm_source=direct&amp;utm_medium=Share&amp;utm_campaign=ShareTool">POR</a></td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">20</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">29.2</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.508</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.000</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.660</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">10.4</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">3.2</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">1.3</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">1.9</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">3.1</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">15.2</td>
</tr>
<tr>
<th style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;" scope="row"><a href="https://www.basketball-reference.com/players/n/nurkiju01/gamelog/2018/?utm_source=direct&amp;utm_medium=Share&amp;utm_campaign=ShareTool">2017-18</a></th>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;"><a href="https://www.basketball-reference.com/teams/POR/2018.html?utm_source=direct&amp;utm_medium=Share&amp;utm_campaign=ShareTool">POR</a></td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">79</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">26.4</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.505</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.000</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.630</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">9.0</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">1.8</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">0.8</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">1.4</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">2.3</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">14.3</td>
</tr>
<tr>
<th style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;" scope="row"><a href="https://www.basketball-reference.com/players/n/nurkiju01/gamelog/2019/?utm_source=direct&amp;utm_medium=Share&amp;utm_campaign=ShareTool">2018-19</a></th>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;"><a href="https://www.basketball-reference.com/teams/POR/2019.html?utm_source=direct&amp;utm_medium=Share&amp;utm_campaign=ShareTool">POR</a></td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">72</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">27.4</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.508</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.103</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.773</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">10.4</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">3.2</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">1.0</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">1.4</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">2.3</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">15.6</td>
</tr>
<tr>
<th style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;" scope="row"><a href="https://www.basketball-reference.com/players/n/nurkiju01/gamelog/2020/?utm_source=direct&amp;utm_medium=Share&amp;utm_campaign=ShareTool">2019-20</a></th>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;"><a href="https://www.basketball-reference.com/teams/POR/2020.html?utm_source=direct&amp;utm_medium=Share&amp;utm_campaign=ShareTool">POR</a></td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">8</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">31.6</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.495</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.200</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.886</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">10.3</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">4.0</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">1.4</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">2.0</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">2.4</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">17.6</td>
</tr>
</tbody>
<tfoot>
<tr>
<th style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;" scope="row">Career</th>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;"></td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">318</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">23.1</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.492</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.096</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.673</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">8.1</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">2.0</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">0.9</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">1.3</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">2.1</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">11.8</td>
</tr>
<tr>
<th style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;" scope="row"></th>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;"></td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;"></td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;"></td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;"></td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;"></td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;"></td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;"></td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;"></td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;"></td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;"></td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;"></td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;"></td>
</tr>
<tr>
<th style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;" scope="row">4 seasons</th>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;"><a href="https://www.basketball-reference.com/teams/POR/?utm_source=direct&amp;utm_medium=Share&amp;utm_campaign=ShareTool">POR</a></td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">179</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">27.4</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.506</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.106</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.713</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">9.7</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">2.6</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">1.0</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">1.5</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">2.4</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">15.1</td>
</tr>
<tr>
<th style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;" scope="row">3 seasons</th>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;"><a href="https://www.basketball-reference.com/teams/DEN/?utm_source=direct&amp;utm_medium=Share&amp;utm_campaign=ShareTool">DEN</a></td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">139</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">17.7</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.458</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.000</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.584</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">5.9</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">1.1</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">0.7</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">1.1</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">1.6</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">7.5</td>
</tr>
</tfoot>
</table>
<div id="credit_per_game" class="sr_share" style="font-size: 0.83em;">Provided by <a href="https://www.sports-reference.com/sharing.html?utm_source=direct&amp;utm_medium=Share&amp;utm_campaign=ShareTool">Basketball-Reference.com</a>: <a href="https://www.basketball-reference.com/players/n/nurkiju01.html?sr&amp;utm_source=direct&amp;utm_medium=Share&amp;utm_campaign=ShareTool#per_game">View Original Table</a><br />
Generated 8/17/2020.</div>
</div>
]]></content:encoded>
					
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		<title>Du cimetière aux Finales NBA, l&#8217;incroyable histoire de Matt Ryan</title>
		<link>https://www.basketsession.com/NBA/matt-ryan-finales-nba-boston-celtics-630506/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Benjamin Moubèche]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Jun 2022 14:35:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Boston Celtics]]></category>
		<category><![CDATA[Matt Ryan]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2022/06/Matt-Ryan-Finales-NBA-Celtics-1.png" alt="Du cimetière aux Finales NBA, l&rsquo;incroyable histoire de Matt Ryan" /></div><p>Il y a un an, il travaillait dans un cimetière. Aujourd’hui en Finales NBA, il pourrait bientôt remporter une bague de champions avec les Boston Celtics. Qui est Matt Ryan, la belle histoire de 2022 ?</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2022/06/Matt-Ryan-Finales-NBA-Celtics-1.png" alt="Du cimetière aux Finales NBA, l&rsquo;incroyable histoire de Matt Ryan" /></div><p>Il n’y a pas de chemin tout tracé vers les Finales NBA. Si certains ont toujours été promis à un grand avenir, comme <strong>Jayson Tatum</strong>, d’autres n’avaient jamais osé rêver d’un tel destin. Ainsi, de belles histoires s’écrivent en Finales tous les ans. À chaque fois plus originales, à chaque fois plus improbables que les précédentes. Bien entendu, cette saison n’échappe pas à la règle. La belle histoire de 2022, c’est celle de <strong>Matt Ryan</strong>.</p>
<p>Vous n’avez certainement jamais entendu son nom et il y a fort à parier que vous ne l’ayez jamais remarqué sur le parquet. Le contraire serait étonnant, puisque Matt Ryan n’a joué que 5 minutes dans son seul et unique match, le dernier de la saison, avec les Boston Celtics. Dans sa carrière, il n’a encore qu’un seul tir réussi à son actif. Il y a peu de chance, donc, que son passage vous ait marqué.</p>
<p>L’ailier de 25 ans n’a pas non plus connu un succès particulièrement remarquable à l’université. En cinq ans, il a joué pour trois facs différentes, pour une moyenne de 7,9 points par match. Logiquement non drafté en 2020, la NBA semblait hors de portée pour lui.</p>
<p>Alors, comment Ryan a-t-il pu atteindre les Finales NBA ? Dans une <a href="https://theathletic.com/3342355/2022/06/02/boston-celtics-finals-matt-ryan/?source=emp_shared_article">interview pour The Athletic</a>, le joueur raconte son étrange parcours.</p>
<h3>Même au cimetière, il a refusé de laisser son rêve mourir</h3>
<p>Il n’y aurait pas pu y avoir de pire timing pour un joueur comme lui. Alors qu’il sortait de son cursus universitaire, Matt Ryan avait une dizaine de workout prévus avec des équipes NBA avant la draft. Mais la pandémie de COVID-19 est passée par là, fermant les fenêtres par lesquelles il espérait accéder au monde professionnel.</p>
<p>Pas de workout, pas de Summer League, pas même de préparation possible pour tenter de jouer outre-Atlantique. Bref, aucune opportunité pour lui de décrocher une place dans un roster avant le début de la saison.</p>
<blockquote><p><em>"Notre salle d’entraînement a été fermée. Donc qu’est-ce que j’ai fait</em><em> </em><em>? Je suis allé à Walmart, j’ai acheté un panier de basket et je l’ai mis dans le parking de mon appartement"</em>, raconte-t-il dans l’interview.</p></blockquote>
<p>Malgré tout, Ryan ne pouvait pas se résigner à abandonner son rêve. Pour gagner sa vie le temps d’y arriver, il a alors accepté un travail dans le cimetière Saint-Joseph, à Yonkers, dans l’État de New York. Tous les matins, à sept heures, il commençait à nettoyer les tombes et les allées. Un emploi qu’il a parfois dû cumuler avec quelques missions pour DoorDash et UberEats pour arrondir les fins de mois.</p>
<p>Ce n’était pas tout à fait son job de rêve, mais cela lui permettait au moins de garder une certaine flexibilité, au cas où une opportunité se présenterait. Il lui laissait aussi suffisamment de temps pour s’entraîner et pour coacher les enfants d’un club local.</p>
<blockquote><p><em>"Tout ce temps, c’était difficile. Je ne le répèterai jamais assez. C’était vraiment, vraiment dur d’aller m’entraîner sans savoir quand je jouerais à nouveau"</em>, se souvient Ryan.</p></blockquote>
<p>Puisqu’il avait toujours rêvé de jouer pour les Celtics, pour se motiver, Matt Ryan imaginait <strong>Brad Stevens</strong> sur le bord du terrain, en train de le regarder. Fruit du hasard ou signe du destin ? À vous de trancher.</p>
<h3>L’ouverture tant attendue</h3>
<p>Après une longue attente, une opportunité a fini par se présenter. Ryan était prêt. Une semaine avant le début de la Sumer League 2021, les Cavaliers l’ont appelé pour qu’ils les rejoignent à Las Vegas. Une porte d’entrée, enfin.</p>
<p>Sur ses quatre matches cet été-là, Matt Ryan a saisi sa chance. Sa moyenne de 11,3 points à 48% a tapé dans l’œil de Denver, qui a alors décidé de l’inviter pour son training camp. Coupé avant le lancement de la saison, il avait déjà un pied dans le basket professionnel.</p>
<p>L’ailier a ensuite pu jouer avec les Grand Rapids Gold, l’équipe de G League des Nuggets. L’occasion de se faire remarquer, notamment avec une performance à 34 points sur 9 tirs à trois points réussis en janvier. C’est ce qui lui a permis de rejoindre Team USA pour les éliminatoires de la Coupe du Monde. Des opportunités inespérées un an auparavant.</p>
<h3>Matt Ryan aux Celtics, finalement</h3>
<p>Après la trade deadline de février, les Celtics avaient la place d’accueillir un joueur en two-way contract. Vous vous en doutez, c’est à Ryan qu’est revenue cette chance. Il rejoignait ainsi la franchise de Brad Stevens le 28 février. Pour de vrai cette fois-ci. Boston est aujourd’hui en Finales. Et s’ils gagnent, il aura le droit à sa bague.</p>
<blockquote><p><em>"Trois universités en cinq ans, un an et demi sans jouer, et peut-être une bague cette année</em><em> </em><em>? C’est juste fou. J’étais prêt à partir à l’autre bout du monde pour jouer dans je ne sais quelle ligue. […] La manière dont les dominos sont tombés cette année… il y a un Dieu"</em>, raconte-t-il.</p></blockquote>
<p>Son contrat ne lui permettra pas d’entrer sur le terrain dans l’ultime série des Celtics. Alors il tente de se rendre utile comme il peut. Il conteste les lay-ups de Marcus Smart pendant l’échauffement, motive Jaylen Brown avant les matches.</p>
<p>Après un tel parcours, il est peut-être le joueur le plus heureux de l’effectif. Il cherche donc à partager son enthousiasme avec les autres pour contribuer à l’effort à sa manière. Sur le banc, il célèbre chaque panier avec plus d’intensité que ceux qui sont sur le terrain. Un rôle qu’il a choisi d’embrasser pleinement.</p>
<blockquote><p><em>"Nous travaillons très dur tous les jours. Et pour les matches, je n’ai pas envie de dire que nous sommes le groupe de cheerleaders. Mais nous essayons d’insuffler un maximum d’énergie et de positivité aux gars qui jouent toutes les minutes"</em>, explique Ryan.</p></blockquote>
<p>Matt Ryan est persuadé que cette saison ne sera pas sa dernière. Mais pour le moment, il profite de cette expérience incroyable. Il y a un an, il nettoyait des tombes dans un cimetière. Demain, il pourrait bien remporter une bague de champion.</p>
<blockquote><p><em>"Je n’ai jamais entendu d’histoire comme la mienne. C’est fou. Je n’arrive pas à croire que c’est mon histoire, mais c’est le cas. […] Peu importe comment ça se termine, je me souviendrais toujours de cette année comme de la meilleure de ma vie"</em>, conclut le joueur.</p></blockquote>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/warriors-celtics-une-ode-rare-a-la-fidelite-et-a-la-confiance-en-nba-630371/" data-title="A lire aussi">Warriors-Celtics : une ode rare à la fidélité et à la confiance en NBA</a></p>
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		<title>Luka Doncic, l’idole du peuple</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Antoine Pimmel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Feb 2022 14:39:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Dallas Mavericks]]></category>
		<category><![CDATA[Luka Doncic]]></category>
		<category><![CDATA[Real Madrid]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2018/02/Luka-Doncic-mag-1100x604.jpg" alt="Luka Doncic, l’idole du peuple" /></div><p>Luka Doncic a fini par éblouir même les plus aveugles. Voici le portrait que nous avions dressé de lui dans le numéro 64 de REVERSE il y a trois ans et que l'on vous repropose à l'occasion de ses 23 ans. </p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2018/02/Luka-Doncic-mag-1100x604.jpg" alt="Luka Doncic, l’idole du peuple" /></div><p>Ebay, boutique en ligne officielle du Real Madrid, sites espagnols… février 2017 et toujours impossible de mettre la main sur un maillot de <strong>Luka Doncic</strong>. Le but ? Acquérir le précieux bien avant tout le monde et se positionner parmi « ceux qui savaient ». Ceux qui savaient que le Slovène de (à l'époque) 17 balais deviendrait un jour l’un des plus grands joueurs européens de tous les temps.</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone wp-image-414368 size-full" src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2018/02/R64-Luka-Doncic.jpg" alt="Luke Doncic" width="1400" height="950" srcset="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2018/02/R64-Luka-Doncic.jpg 1400w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2018/02/R64-Luka-Doncic-200x136.jpg 200w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2018/02/R64-Luka-Doncic-300x204.jpg 300w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2018/02/R64-Luka-Doncic-290x197.jpg 290w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2018/02/R64-Luka-Doncic-760x516.jpg 760w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2018/02/R64-Luka-Doncic-313x212.jpg 313w" sizes="(max-width: 1400px) 100vw, 1400px" /></p>
<p>Il ne s’agit pas de prendre le wagon en marche mais bien de conduire la locomotive. Avec pour preuve un numéro 7 floqué dans le dos de la tunique blanche. Pas celle de Cristiano Ronaldo, hein. C’est bien de basket dont il est question. En février 2017, alors que les amateurs de la balle orange s’émoustillaient sur le transfert de <strong>DeMarcus Cousins</strong> ou se révoltaient devant le All-Star Game, Luka Doncic fêtait tranquillement ses 18 ans et sa bonne centaine de matches joués chez les pros. Euroleague, Liga Endesa, le haut niveau, il connaît. Depuis longtemps (accentuez sur le « long »).</p>
<p>A 16 ans, il tâtonnait déjà la balle avec les plus grands d’Europe. <strong>Kyle Hines</strong>, cadre du CSKA Moscou, était d’ailleurs bien étonné en regardant le rapport d’avant-match d’une rencontre à enjeu disputée un an auparavant, en janvier 2016. « <em>Waouh ce gamin a seize piges !</em> », s’est répété l’Américain. Les Russes comptaient bien exploiter ce qu’ils percevaient comme une faiblesse des Madrilènes.</p>
<p>En l’absence du patron <strong>Sergio Llull</strong>, c’est bien la pépite du centre de formation qui était bombardée à la mène. Le but ? La faire exploser sous la pression. Lui réserver un bel accueil chez les grands. 13 minutes, 12 points, deux paniers primés et 5 rebonds plus tard, le natif de Ljubljana calmait le peuple.</p>
<h3>Luka Doncic aka Baby Face Killah</h3>
<p>C’est facile de le cibler. C’est encore un gosse ou presque. Il est à peine majeur et n’a même pas son permis de conduire. Un enfant qui affronte des hommes tous les jours sur un terrain. Mais penser qu’il va finir par craquer est la première erreur qui mène ses adversaires à leur perte. La pression, il l’honore comme tout bon gentleman.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #808080;">« <em>Pour lui, c’est naturel. Il n’a peur de rien, il adore la compétition </em>», confie Igor Kokoskov, son coach en sélection.</span></p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #808080;">« <em>La façon dont il fait face à tout ça…</em> c’est comme s’il prenait du plaisir à dominer son adrénaline. »</span></p>
<p>Cet instinct était peut-être inné, mais il s’est développé au cours du parcours incroyablement précoce du meilleur joueur de sa génération. A sept ans, ce fils d’un ancien joueur pro (Sasha Doncic) et d’une danseuse a commencé le basket… avec l’équipe de son école primaire. Un an plus tard, il se pointait aux entraînements de l’académie de l’Olimpija, le club de papa. Il s’est baladé.</p>
<p>Après seize minutes, les coaches l’ont envoyé jouer avec les 1996 (<em>il est né en 1999 – ndlr</em>). A la fin de la séance, il passait encore à la catégorie au-dessus. Le petit Luka de huit ans a donc joué ses premières saisons U12 – le règlement l’interdisait de jouer en U14 – contre des enfants bien plus âgés que lui. Lojze Sisko, le dernier à l’avoir coaché en U12 avant son départ pour Madrid, témoigne :</p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #808080;">« <em>Il avait ça en lui dès la naissance. Vous ne pouvez pas apprendre certaines des choses qu’il faisait. C’est impossible. Le plus incroyable, c’était la façon dont il changeait de personnalité. Il était très concentré sur le terrain, très confiant et compétiteur. Mais une fois le match terminé, il redevenait ce garçon toujours souriant qui faisait des blagues. </em>»</span></p>
<figure id="attachment_403341" aria-describedby="caption-attachment-403341" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://www.basketsession.com/boutique/reverse-64-50-enflammer-lannee/" target="_blank" rel="noopener"><img decoding="async" class="size-large wp-image-403341" src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2017/10/REVERSE64-cover-600-300x409.jpg" alt="" width="300" height="409" srcset="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2017/10/REVERSE64-cover-600-300x409.jpg 300w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2017/10/REVERSE64-cover-600-200x273.jpg 200w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2017/10/REVERSE64-cover-600-290x395.jpg 290w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2017/10/REVERSE64-cover-600-313x427.jpg 313w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2017/10/REVERSE64-cover-600.jpg 600w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-403341" class="wp-caption-text">Ce portrait de Luka Doncic est extrait du numéro 64 de REVERSE</figcaption></figure>
<p>Le visage d’un préado, la maturité d’un vieux sage. Et le sang-froid d’un <em>hitman</em>. Que ce soit maintenant, à l’EuroBasket, dans le championnat espagnol ou même à treize ans, le constat était donc toujours le même : ce petit ne paie pas de mine, mais il domine son monde. Premier exemple lors d’un tournoi U13 à Rome, il y a quelques années. Doncic se pointe, plante 54 pions, prend 11 rebonds, délivre 10 passes et est élu MVP.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #808080;">« <em>A ce moment-là, j’ai dit à quelqu’un que Luka me rappelait Drazen Petrovic. Un assassin avec un visage de bébé</em> », se souvient Srecko Bester, responsable basket à l’Union Olimpija.</span></p>
<p>S’il dégage autant de charme sur un terrain de basket, c’est peut-être parce que lui n’a jamais oublié que son sport était avant tout une passion avant de devenir son métier. Plus fort encore, c’est quelque part une raison de vivre.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #808080;">« <em>Je disais souvent à Luka : ‘‘Demain tu es libre, reste chez toi et joue avec tes jouets. Tu dois te reposer.’’ Le lendemain, à midi, ses parents m’appelaient pour me demander si Luka pouvait venir à l’entraînement parce qu’il les suppliait d’y aller. Sa passion pour la compétition était incroyable</em> », se remémore Jernej Smolnikar, son coach entre 2007 et 2011.</span></p>
<p>La grosse balle orange, il est tombé dedans quand il était petit. A neuf printemps, il assistait à tous les matches de son paternel.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #808080;">« <em>Je me souviens qu’il restait sous le panier</em> », raconte Goran Dragic… ancien coéquipier de Luka Doncic senior et aujourd’hui camarade de chambre du fiston.</span></p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #808080;">« <em>Même à cet âge-là, ça se voyait qu’il sentait bien le jeu. Comme son père. Quand on revenait du vestiaire à la mi-temps, il était tout le temps là en train de shooter. J’ai toujours gardé ce souvenir en tête.</em> »</span></p>
<p>Des figures du basket slovène partout dans son entourage. <strong>Rasho Nesterovic</strong>, figure du pays passé par la NBA, est d’ailleurs son parrain. Il a baigné dedans. Le jeu, il le comprend, il le sent. Il le respire même. Ce qui fait notamment dire à un scout de la ligue US que le meneur a déjà « <em>des années lumières d’avance </em>» sur ses principaux concurrents de la draft 2018, à savoir les plus athlétiques mais moins talentueux Michael Porter Jr et Marvin Bagley III.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #808080;">« <em>On pourrait tous battre Larry Bird, Dirk Nowitzki ou Kevin McHale à la course à pied. Mais ce qu’il a, ça ne s’apprend pas.</em> »</span></p>
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		<title>Larry Bird ? Non, Larry Legend !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Théophile Haumesser]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Dec 2021 08:30:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Boston Celtics]]></category>
		<category><![CDATA[Good Ol'Dayz]]></category>
		<category><![CDATA[larry bird]]></category>
		<category><![CDATA[Magic Johnson]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/03/Larry-Bird-1155x604.jpg" alt="Larry Bird ? Non, Larry Legend !" /></div><p>Larry Bird, 65 ans aujourd'hui, a forcé le destin et le respect de ses pairs pour devenir plus qu'un joueur exceptionnel : une légende.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/03/Larry-Bird-1155x604.jpg" alt="Larry Bird ? Non, Larry Legend !" /></div><p>Il était une fois, dans une ville perdue au beau milieu du grand nulle part de la cambrousse américaine, un drôle de petit bonhomme qui vivait avec ses parents et ses cinq frères et sœurs. Un gamin blond comme les blés avec de ces yeux bleus pales qui semblent vous traverser et vous percer à jour au premier coup d'œil et dans lesquels on décèle, dès l'enfance, une volonté inflexible d'aller jusqu'au bout de ses choix. Ce môme à la moue bêcheuse et au regard pétillant, c'est <strong>Larry Bird</strong>, et c'est à French Lick, à peine plus qu'un point de critérium sur une carte des Etats-Unis ou même de l'Indiana, que sa légende prend sa source.</p>
<h2>Just a hick from French Lick</h2>
<p>Pour comprendre Larry Bird, il faut comprendre d'où il vient. Dans les années 60, French Lick, commune de 2300 âmes, c'est l'image même de la pauvreté anodine des grands espaces états-uniens où chacun est obligé de jongler d'un job à l'autre pour pouvoir péniblement joindre les deux bouts. Sa mère doit même parfois cumuler deux emplois pour compléter la modeste paie de son père.</p>
<p>S'il a conscience d'être pauvre, Larry n'en est pas pour autant malheureux. « <em>Bien sûr, je savais que nous étions pauvres</em> », raconte-t-il dans <em>Drive</em>, son autobiographie, « <em>mais comme nos voisins et tout le monde autour de nous l'étaient aussi, nous n'avions pas de raison de nous sentir rejetés ou envieux</em>. »</p>
<p>Dans ces conditions, Bird apprend dès l'enfance que la valeur d'une personne ne tient pas à la profondeur de son compte en banque, mais à l'ardeur que celle-ci met à la tâche. Tout au long de sa carrière, cette obsession du travail bien fait le poursuivra et le poussera à perfectionner inlassablement son jeu.</p>
<p><img decoding="async" class="alignright wp-image-541906" src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/03/Larry-Bird-3.jpg" alt="Larry Bird" width="400" height="578" srcset="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/03/Larry-Bird-3.jpg 625w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/03/Larry-Bird-3-150x217.jpg 150w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/03/Larry-Bird-3-290x419.jpg 290w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/03/Larry-Bird-3-313x452.jpg 313w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" />A l'origine, le basket n'est pourtant pas le sport favori du petit Larry qui était un fan mordu de baseball. Il aura fallu qu'il assiste à l'un des matches de lycée de son frère aîné Mark, pour qu'il tombe amoureux de la balle orange et qu'il décide de lui dédier le plus clair de son temps.</p>
<blockquote><p>« Je me suis vite aperçu que dès que je travaillais un aspect précis de mon jeu, mon corps s'adaptait en conséquence et je progressais très rapidement. »</p></blockquote>
<p>Dès lors, Bird et une poignée de ses camarades s'entraînent comme des acharnés en tâchant de mettre à profit tous les conseils que leur donne leur entraîneur de lycée.</p>
<p>A cette époque, il ne pense guère à devenir sportif professionnel, il n'a d'ailleurs jamais assisté au moindre match NBA et les seules images qu'il en a sont celles qu'il a glanées de-ci de-là à la télévision.</p>
<p style="padding-left: 40px;"><span style="color: #808080;">« <em>J'étais un de ces gamins qui ne se projettent jamais dans l'avenir, se souvient-il. Avant d'arriver à la fac, je n'avais jamais imaginé que j'y jouerais un jour et c'est exactement pareil pour la NBA, je n'y avais jamais pensé avant de m'y retrouver.</em> »</span></p>
<p>Les choses commencent pourtant à s'emballer puisqu'au terme de son passage au lycée, Larry est l'un des joueurs les plus courtisés du pays et tous les gros programmes (Kentucky, St. Louis, Indiana…) rêvent alors de mettre la main sur le jeune prodige.</p>
<p>Sous la pression de son entourage, Larry Bird choisit finalement de faire ses valises pour Indiana University, la prestigieuse faculté où exerce le redoutable, mais néanmoins fameux coach</p>
<hr />
<p>Malheureusement pour lui, Larry n'évoluera jamais sous ses ordres puisqu'il décide de quitter la fac avant même la reprise des entraînements. « <em>Je me sentais perdu au milieu de ce campus</em> », se souvient-il. « <em>Je viens d'une petite ville et je n'étais pas à l'aise au milieu de toute cette foule. Après tout, je ne suis qu'un petit provincial de French Lick (just a Hick from French Lick).</em> »</p>
<h2>De la collecte d'ordures aux parquets de la NBA</h2>
<p>Ayant renoncé au prestige de jouer pour IU, « l'oiseau » rentre au nid pour se mettre en quête d'un job et c'est ainsi qu'il devient cantonnier ! Réparer les panneaux indicateurs, tondre la pelouse, déblayer la neige ou même vider les poubelles, voilà à quoi il passe ses journées une année durant, avant que sa mère ne le convainque finalement de reprendre ses études. Et c'est finalement à Indiana State, une institution bien moins grande et renommée que IU, que LB prend réellement son envol.</p>
<p>En trois années, il va transformer cette équipe en véritable machine à gagner. En dépit d'un effectif peu fourni en talent, le coach <strong>Bill Hodge</strong> parvient à tirer le meilleur de ses troupes en leur faisant jouer un basket altruiste au possible et en profitant au maximum du talent de sa star naissante.</p>
<blockquote>
<h4>"Dès le début de ma carrière, les gens ont dit que je ne pouvais ni courir ni sauter, peut-être, mais en tout cas, je sais jouer."</h4>
</blockquote>
<p>A cette époque, Larry a atteint sa taille d'adulte (2,06 m) et possède déjà l'essentiel des qualités qui lui permettront d'atteindre les sommets. Lorsque l'on parle de Larry Bird, on évoque souvent son manque de capacités athlétiques et il est vrai que si on entend par-là le jump ou la vitesse, Larry n'était guère mieux doté que n'importe quel quidam pour rivaliser avec les meilleurs athlètes du pays.</p>
<p>Madame Nature ne s'est cependant pas montrée avare, puisqu'en plus de sa taille, elle a doté l'oiseau d'une coordination et d'une vision de jeu hors du commun. Ajoutez à cela un altruisme exacerbé, un sens de la passe unique pour un joueur de ce gabarit, une volonté farouche de se jeter sur chaque rebond ou ballon passant à sa portée et une qualité de shoot quasi « yougoslave » et vous comprendrez vite que Bird n'a jamais eu besoin de pouvoir dunker par-dessus un <strong>Fred Weis</strong> pour s'imposer parmi l'élite.</p>
<p style="padding-left: 40px;"><span style="color: #808080;">« <em>Dès le début de ma carrière, les gens ont dit que je ne pouvais ni courir ni sauter, peut-être, mais en tout cas, je sais jouer</em> », lançait-il fièrement.</span></p>
<p>Au fil des matches, sa réputation grandit et une véritable « Bird mania » gagne les Etats-Unis. Pour quelqu'un de réservé comme lui, la pression se fait trop forte et il décide durant sa dernière année de fac de ne plus du tout s'adresser à la presse, d'une part pour se protéger, mais aussi pour éviter que ses coéquipiers ne disparaissent complètement dans son ombre.</p>
<p>Malgré ses efforts, la réussite d'Indiana State lors de sa dernière saison est perçue avant tout comme la sienne et lorsque les Sycamores parviennent à se qualifier pour la finale du tournoi NCAA pour y affronter Michigan State, les médias s'empressent de résumer ce choc à l'opposition des deux meilleurs joueurs du pays : Larry Bird Vs <strong>Magic Johnson</strong>.</p>
<h2>Larry Bird : le dernier grand joueur blanc américain ?</h2>
<p>Il y a des rencontres comme celles-là qui peuvent vous changer une vie. Après ce premier affrontement, remporté par Magic, les deux hommes resteront liés à jamais dans l'imaginaire des fans. Avec un peu de recul, on peut même dire qu'aucune autre rivalité, à part peut-être celle entre <strong>Wilt Chamberlain</strong> et <strong>Bill Russell</strong>, n'aura à ce point passionné et marqué le monde du basket.</p>
<p>En plus de leur talent et de leurs personnalités, il se trouve que Magic et Bird ont rejoint les deux clubs les plus prestigieux et les plus titrés de la NBA, respectivement les Los Angeles Lakers et les Boston Celtics, ce qui leur permit par la suite de se retrouver face à face à trois reprises en finales NBA.</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-541907" src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/03/Larry-Bird-2.jpg" alt="Larry Bird" width="1400" height="845" srcset="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/03/Larry-Bird-2.jpg 1400w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/03/Larry-Bird-2-150x91.jpg 150w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/03/Larry-Bird-2-290x175.jpg 290w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/03/Larry-Bird-2-760x459.jpg 760w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/03/Larry-Bird-2-313x189.jpg 313w" sizes="(max-width: 1400px) 100vw, 1400px" /></p>
<p>Ce qui est sûr, c'est que ni les Lakers ni les Celtics n'auront jamais eu à se plaindre d'avoir choisi ces deux joueurs-là, même si les dirigeants de Boston eurent un choc en voyant leur rookie arriver en pré-saison avec un index droit complètement et irrémédiablement tordu après qu'il se le soit fracturé durant l'été en jouant au baseball. Alors que celui-ci ne connaissait pour ainsi dire rien de la grande tradition des C's et de leur mythique Boston Garden, il se fondit pourtant immédiatement dans l'état d'esprit de gros bosseurs de ces « cols bleus » de la NBA.</p>
<p>Durant ses neufs premières saisons dans la grande ligue, Larry Bird ne fut rien moins qu'exceptionnel. Loin d'être un simple shooteur ou scoreur d'exception, il était l'archétype même du « all-around player » comme ses statistiques en carrière en attestent : 24,3 points à 49,6% de réussite, 10,0 rebonds, 6,3 passes décisives et 1,73 interception par match. Ce qui est d'autant plus impressionnant, c'est qu'il ait pu enregistrer de telles stats dans un effectif aussi complet et compétitif que celui de Boston, qui comptait nombre d'autres grand joueurs (<strong>Kevin McHale</strong>, <strong>Robert Parish</strong>, <strong>Tiny Archibald</strong>, <strong>Dennis Johnson</strong>…).</p>
<h4>"<em>Larry Bird se contente de jeter la balle en l'air et Dieu déplace le panier en dessous.</em>"</h4>
<p>Avant que les blessures ne commencent à s'acharner sur lui et ne ternissent les quatre dernières saisons de sa carrière, Bird dominait la NBA au point qu'on le considère à l'époque comme un sérieux prétendant au titre de GOAT. Il est d'ailleurs l'un des trois seuls basketteurs à avoir glané le trophée de MVP trois saisons d'affilée (de 1984 à 1986), les deux autres étant Wilt Chamberlain et Bill Russell.</p>
<p style="padding-left: 40px;"><span style="color: #808080;">« <em>Beaucoup de joueurs sont capables de dominer un match dans les derniers instants d'une rencontre, mais seul Larry Bird est capable de le faire dès les premières minutes du match</em> », déclarait même à son sujet son adversaire et ami, Magic Johnson.</span></p>
<p>Certains jours, lorsqu'il prenait vraiment feu, on pouvait même voir les remplaçants adverses se prendre la tête à deux mains ou tomber à la renverse après ses actions d'éclat.</p>
<p><iframe title="Atlanta Hawks Bench Reaction to Larry Bird&#039;s 60 points!" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/ALmL9AAy6Lo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Un soir où il avait littéralement écœuré les Milwaukee Bucks, le speaker du club ne trouvait qu'une seule explication pour décrire ce qu'il venait de voir : « <em>Larry Bird se contente de jeter la balle en l'air et Dieu déplace le panier en dessous </em>».</p>
<p>Lors de ses années de MVP, il arrivait que Bird s'ennuie tellement au cours de la saison qu'il s'adonnait alors à des jeux tout personnels, du genre : « <em>Ok, maintenant je vais mettre trois bras-roulés main gauche et après il faut que je mette deux tirs à trois-points en allant sur ma droite </em>», ce genre de choses… Des joueurs des Hawks se souviennent certainement encore d'un Larry Bird les chambrant à chaque fois qu'il passait devant leur banc, un soir où il avait décidé de shooter main gauche et qu'il s'écriait « <em>Left hand, left hand !</em> » après chaque nouveau panier inscrit.</p>
<p>Toujours au registre de ses plus fameuses anecdotes, impossible d'oublier le coup de pression qu'il mit à ses adversaires lors du premier concours de shoots à trois-points du All-Star Game : après avoir soigneusement attendu que tous les concurrents soient entrés dans les vestiaires, ce bon vieux Larry se pointa alors en demandant : « <em>Alors, lequel de vous va terminer deuxième ce soir ?</em> ».</p>
<p>Aujourd’hui encore, l'Amérique se cherche toujours un successeur à ce grand blond ambidextre et moustachu, à la gouaille de tôlier de pub irlandais. Une fois encore, c'est Magic qui trouva les mots justes pour exprimer le vide laissé par Bird :</p>
<blockquote><p>« Larry, depuis que nous nous connaissons, tu ne m'as menti qu'une seule fois, c'est quand tu m'a affirmé qu'il y aurait un jour un autre Larry Bird. Mais ça n'arrivera jamais. »</p></blockquote>
<h2>Fiche ID</h2>
<p>Larry, Joe Bird<br />
Nationalité : Américaine<br />
Lieu de naissance : West Baden, Ind.<br />
Taille : 2,06 m<br />
Poids : 100 kg<br />
Poste : Ailier<br />
Résidence : Indiana<br />
Débuts professionnels : 1979<br />
Equipes : Indiana State (NCAA), Boston Celtics<br />
Draft : Sélectionné en 6<sup>ème</sup> position par les Boston Celtics, en juin 1978<br />
Palmarès : Finaliste du tournoi NCAA en 1979, Rookie Of The Year en 1980, Champion NBA en 1981, 1984 et 1986, MVP en 1984, 1985 et 1986, MVP des finales en 1984 et 1986, douze fois sélectionné pour participer au All-Star Game, MVP du All-Star Game en 1982, vainqueur du concours de tirs à trois-points du All-Star Game en 1986, 1987 et 1988, Champion olympique avec la Dream Team en 1992, désigné en 1996 comme l'un des 50 plus grands joueurs de l'histoire, membre du Hall of Fame depuis 1998, élu coach de l'année en 1998 avec les Indiana Pacers</p>
<h2>Le meilleur de Larry Bird</h2>
<p><iframe title="Top 10 plays of Larry Bird&#039;s Hall of Fame NBA career | ESPN Archives" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/YW2sP1f-4hk?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2>Les stats de Bird en carrière</h2>
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<table id="" class="sr_share" style="border-collapse: collapse; font-size: .83em; border: 1px sold #aaa; overflow: auto;" data-cols-to-freeze="1">
<caption>Per Game Table</caption>
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<col /></colgroup>
<thead>
<tr>
<th style="background-color: #ddd; border: 1px solid #aaa; padding: 2px;" scope="col">Season</th>
<th style="background-color: #ddd; border: 1px solid #aaa; padding: 2px;" scope="col">Age</th>
<th style="background-color: #ddd; border: 1px solid #aaa; padding: 2px;" scope="col">G</th>
<th style="background-color: #ddd; border: 1px solid #aaa; padding: 2px;" scope="col">MP</th>
<th style="background-color: #ddd; border: 1px solid #aaa; padding: 2px;" scope="col">FG%</th>
<th style="background-color: #ddd; border: 1px solid #aaa; padding: 2px;" scope="col">3P%</th>
<th style="background-color: #ddd; border: 1px solid #aaa; padding: 2px;" scope="col">TRB</th>
<th style="background-color: #ddd; border: 1px solid #aaa; padding: 2px;" scope="col">AST</th>
<th style="background-color: #ddd; border: 1px solid #aaa; padding: 2px;" scope="col">STL</th>
<th style="background-color: #ddd; border: 1px solid #aaa; padding: 2px;" scope="col">TOV</th>
<th style="background-color: #ddd; border: 1px solid #aaa; padding: 2px;" scope="col">PTS</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<th style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;" scope="row"><a href="https://www.basketball-reference.com/players/b/birdla01/gamelog/1980/?utm_source=direct&amp;utm_medium=Share&amp;utm_campaign=ShareTool">1979-80</a></th>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">23</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">82</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">36.0</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.474</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.406</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">10.4</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">4.5</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">1.7</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">3.2</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">21.3</td>
</tr>
<tr>
<th style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;" scope="row"><a href="https://www.basketball-reference.com/players/b/birdla01/gamelog/1981/?utm_source=direct&amp;utm_medium=Share&amp;utm_campaign=ShareTool">1980-81</a></th>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">24</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">82</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">39.5</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.478</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.270</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">10.9</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">5.5</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">2.0</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">3.5</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">21.2</td>
</tr>
<tr>
<th style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;" scope="row"><a href="https://www.basketball-reference.com/players/b/birdla01/gamelog/1982/?utm_source=direct&amp;utm_medium=Share&amp;utm_campaign=ShareTool">1981-82</a></th>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">25</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">77</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">38.0</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.503</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.212</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">10.9</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">5.8</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">1.9</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">3.3</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">22.9</td>
</tr>
<tr>
<th style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;" scope="row"><a href="https://www.basketball-reference.com/players/b/birdla01/gamelog/1983/?utm_source=direct&amp;utm_medium=Share&amp;utm_campaign=ShareTool">1982-83</a></th>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">26</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">79</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">37.7</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.504</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.286</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">11.0</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">5.8</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">1.9</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">3.0</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">23.6</td>
</tr>
<tr>
<th style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;" scope="row"><a href="https://www.basketball-reference.com/players/b/birdla01/gamelog/1984/?utm_source=direct&amp;utm_medium=Share&amp;utm_campaign=ShareTool">1983-84</a></th>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">27</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">79</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">38.3</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.492</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.247</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">10.1</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">6.6</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">1.8</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">3.0</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">24.2</td>
</tr>
<tr>
<th style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;" scope="row"><a href="https://www.basketball-reference.com/players/b/birdla01/gamelog/1985/?utm_source=direct&amp;utm_medium=Share&amp;utm_campaign=ShareTool">1984-85</a></th>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">28</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">80</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;"><strong>39.5</strong></td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.522</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.427</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">10.5</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">6.6</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">1.6</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">3.1</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">28.7</td>
</tr>
<tr>
<th style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;" scope="row"><a href="https://www.basketball-reference.com/players/b/birdla01/gamelog/1986/?utm_source=direct&amp;utm_medium=Share&amp;utm_campaign=ShareTool">1985-86</a></th>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">29</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">82</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">38.0</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.496</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.423</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">9.8</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">6.8</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">2.0</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">3.2</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">25.8</td>
</tr>
<tr>
<th style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;" scope="row"><a href="https://www.basketball-reference.com/players/b/birdla01/gamelog/1987/?utm_source=direct&amp;utm_medium=Share&amp;utm_campaign=ShareTool">1986-87</a></th>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">30</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">74</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;"><strong>40.6</strong></td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.525</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.400</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">9.2</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">7.6</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">1.8</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">3.2</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">28.1</td>
</tr>
<tr>
<th style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;" scope="row"><a href="https://www.basketball-reference.com/players/b/birdla01/gamelog/1988/?utm_source=direct&amp;utm_medium=Share&amp;utm_campaign=ShareTool">1987-88</a></th>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">31</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">76</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">39.0</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.527</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.414</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">9.3</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">6.1</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">1.6</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">2.8</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">29.9</td>
</tr>
<tr>
<th style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;" scope="row"><a href="https://www.basketball-reference.com/players/b/birdla01/gamelog/1989/?utm_source=direct&amp;utm_medium=Share&amp;utm_campaign=ShareTool">1988-89</a></th>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">32</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">6</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">31.5</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.471</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;"></td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">6.2</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">4.8</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">1.0</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">1.8</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">19.3</td>
</tr>
<tr>
<th style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;" scope="row"><a href="https://www.basketball-reference.com/players/b/birdla01/gamelog/1990/?utm_source=direct&amp;utm_medium=Share&amp;utm_campaign=ShareTool">1989-90</a></th>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">33</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">75</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">39.3</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.473</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.333</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">9.5</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">7.5</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">1.4</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">3.2</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">24.3</td>
</tr>
<tr>
<th style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;" scope="row"><a href="https://www.basketball-reference.com/players/b/birdla01/gamelog/1991/?utm_source=direct&amp;utm_medium=Share&amp;utm_campaign=ShareTool">1990-91</a></th>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">34</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">60</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">38.0</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.454</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.389</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">8.5</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">7.2</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">1.8</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">3.1</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">19.4</td>
</tr>
<tr>
<th style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;" scope="row"><a href="https://www.basketball-reference.com/players/b/birdla01/gamelog/1992/?utm_source=direct&amp;utm_medium=Share&amp;utm_campaign=ShareTool">1991-92</a></th>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">35</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">45</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">36.9</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.466</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.406</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">9.6</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">6.8</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">0.9</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">2.8</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">20.2</td>
</tr>
</tbody>
<tfoot>
<tr>
<th style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;" scope="row">Career</th>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;"></td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">897</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">38.4</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.496</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">.376</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">10.0</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">6.3</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">1.7</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">3.1</td>
<td style="border: 1px solid #ccc; padding: 2px 3px 2px 2px; white-space: nowrap;">24.3</td>
</tr>
</tfoot>
</table>
<div id="credit_per_game" class="sr_share" style="font-size: 0.83em;">Provided by <a href="https://www.sports-reference.com/sharing.html?utm_source=direct&amp;utm_medium=Share&amp;utm_campaign=ShareTool">Basketball-Reference.com</a>: <a href="https://www.basketball-reference.com/players/b/birdla01.html?sr&amp;utm_source=direct&amp;utm_medium=Share&amp;utm_campaign=ShareTool#per_game">View Original Table</a><br />
Generated 3/25/2020.</div>
</div>
<p>Cet article est paru à l'origine dans le numéro 12 du magazine <em>Tyler.</em></p>
<p><em>Retrouvez tous nos articles Good Ol' Dayz <a href="https://www.basketsession.com/section/magazines/g-o-d/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ici</a></em></p>
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		<title>James Harden : Sous la barbe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Théophile Haumesser]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Jan 2021 16:43:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Brooklyn Nets]]></category>
		<category><![CDATA[Houston Rockets]]></category>
		<category><![CDATA[James Harden]]></category>
		<category><![CDATA[REVERSE]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2021/01/James-Harden-red-mag.jpg" alt="James Harden : Sous la barbe" /></div><p>Mais au fait, que cache donc James Harden derrière sa barbe ?</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2021/01/James-Harden-red-mag.jpg" alt="James Harden : Sous la barbe" /></div><p><em>Trade de <strong>James Harden</strong> oblige, il nous a semblé opportun de marquer le coup en ressortant le portrait que nous avions fait de lui dans le <a href="https://www.basketsession.com/boutique/reverse-n51/" target="_blank" rel="noopener">numéro 51 de REVERSE</a>, paru en mai 2015.</em></p>
<p>Les barbus ne sont jamais neutres. Qu’ils figurent dans la catégorie des sociopathes notoires (Barbe Bleu, Charles Manson, Chuck Norris, le Père Noël), des génies indiscutables (Sigmund Freud, Victor Hugo, Rick Rubin, Auguste Rodin), des casse-couilles attachants (Jean Yann, Zach Galifianakis, le Capitaine Haddock) ou des mecs trop cools (Carlito Brigante, Action Bronson, Clyde Frazier, Jeffrey Lebowski) leur attribut pilaire semble toujours ajouter une dimension supplémentaire à leur mystique. A tel point qu’on peut parfois se demander si ce n’est pas tout simplement un moyen de détourner notre attention. Et si la barbe n’était qu’un leurre ?</p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/actu/transfert-de-james-harden-les-reactions-de-lebron-et-de-la-nba-le-soulagement-de-ben-simmons-581723/" target="_blank" rel="noopener" data-title="A lire aussi">Transfert de James Harden : les réactions de LeBron et de la NBA, le soulagement de Ben Simmons</a></p>
<h2>James Harden ou la nouvelle théorie de la relativité</h2>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-258799" src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2015/04/R51-HARDEN-64-69-1.jpg" alt="James Harden" width="625" height="424" srcset="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2015/04/R51-HARDEN-64-69-1.jpg 625w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2015/04/R51-HARDEN-64-69-1-200x136.jpg 200w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2015/04/R51-HARDEN-64-69-1-300x204.jpg 300w" sizes="(max-width: 625px) 100vw, 625px" /></p>
<p>James Harden est sans doute le joueur le plus <em>in</em> du moment. Précurseur de la tendance hipster au poil long, il arbore sa barbe hirsute aux quatre coins de la NBA avec un aplomb aussi déconcertant que sa progression ces trois dernières années. Après l’avoir portée proche du menton, puis l’avoir entretenue jusqu’à une longueur mesurée, il a depuis décidé de lui lâcher la bride et de la laisser foisonner comme bon lui semblait. Une célébration du corps qui pourrait sembler très post-soixante-huitarde – ambiance Parliament-Funkadelic, LSD et amour libre – mais qui a bien plus vocation à brouiller les pistes.</p>
<p>Pendant qu’on rigole ou qu’on bloque sur le buisson qui recouvre sa mâchoire, on en oublie de s’intéresser à ce qu’il masque. James Harden est en passe de succéder à son ancien pote <strong>Kevin Durant</strong> dans la catégorie des meilleurs marqueurs de la ligue. De quoi exciter les foules, pas vrai ? Un gros scoreur avec une bebar de derviche-tourneur et une crête de footeux, c’est trop dingue pour être vrai. On dirait une version manga de la NBA, avec des prises d’appel qui propulsent le joueur au-dessus des buildings et des shoots qui montent tellement haut qu’on en voit le terrain se déformer. Sauf qu’en réalité, James Harden est un gars qui met des lay-ups, des lancers-francs et des trois-points. Dit comme ça, on pense plus à <strong>Valéry Demory</strong> qu’à un nouveau <strong>Kobe Bryant</strong>.</p>
<p>Bien sûr, il y a aussi quelques dunks rageurs, un ou deux dribbles croisés ou des feintes de gaucher qui font tituber les défenseurs comme des poivrots, mais dans l’ensemble, le gros de sa production est là : lay-ups, lancers, trois-points. Soir après soir, après soir, après soir…</p>
<p>Malgré toute sa hype actuelle, ce n’est pas la diversité de sa palette offensive qui fascine le plus, mais la régularité métronomique avec laquelle il répète la même partition à l’infini sans que quiconque, pour l’instant, n’arrive à le faire déjouer. Pourtant, cela fait bien longtemps qu’il persécute les défenses de cette façon, ça remonte même à des années avant qu’il n’apparaisse sur les radars des recruteurs.</p>
<p>Contrairement aux trois derniers MVP en date, <strong>LeBron James</strong>, KD et <strong>Derrick Rose</strong>, rien ne semblait le prédisposer à un tel parcours. Sans atout majeur ou inné, avec aussi peu de jump que de poil au menton, James Harden était un ado lambda avec des rêves plein la tête, mais peu de raisons tangibles d’y croire. C’est souvent le cas quand on vient du Sud de Los Angeles et qu’on a grandi dans un quartier à la frontière de Compton.</p>
<p>Dernier d’une fratrie de trois, avec huit ans d’écart avec son frère le plus proche, et élevé par sa mère célibataire, il n’avait personne pour lui enseigner le basket ou le pousser à s’endurcir. Alors il l’a fait tout seul, en sortant son panier mobile devant sa baraque pour enchaîner les séries de shoots.</p>
<blockquote class="sq"><p>"Si Harden tentait plus de six lancers-francs dans un match, son coach lui devait un hamburger"</p></blockquote>
<p>Déjà à l’époque, il était plutôt du genre solitaire. Les crises d’asthme à répétition qui le forçaient parfois à rester cloîtré à la maison n’ont rien arrangé. La chance qu’il a eue, c’est qu’au moment de rejoindre le lycée d’Artesia High, il est tombé sur un entraîneur visionnaire : <strong>Scott Pera</strong>. Comme <strong>Daryl Morey</strong>, le GM des Rockets, bien plus tard, Pera ne s’est pas focalisé sur ses défauts, mais sur ce qu’il avait la capacité de faire mieux que quiconque. Il lui a certes fait travailler ses points faibles – en arrivant, son seul véritable atout était sa précision sur réception shoot – mais toujours en gardant en tête ses qualités intrinsèques et non pas les canons du moment qui réduisent le potentiel d’un joueur de basketball à ses strictes aptitudes physiques.</p>
<p>Si tu n’as pas une détente à la <strong>Gerald Green</strong>, apprends à jouer sur terre, tôt ou tard, même les meilleurs jumpers finissent par redescendre. Si tu ne peux pas tracer plus vite que tout le monde, ralentis tes moves jusqu’à faire chuter le rythme cardiaque de tes adversaires. Dans « changement de direction » et « changement de vitesse » le plus important, c’est le mot commun, surtout si les deux se combinent. La détente et la rapidité sont relatives et temporaires. La maîtrise, elle, est immuable.</p>
<blockquote><p>« Les grands athlètes apprennent à jouer dans les airs, James a appris à jouer au sol », expliquait son mentor à <em>Sports Illustrated</em>, il y a quelques mois.</p>
<p>« Il savait comment s’arrêter net, comment feinter, comment voir le temps et l’espace. »</p></blockquote>
<p>« Pace and space », les deux mots que scandent tous les adorateurs du temple du « moneyball » durant leurs grands moments de transe. A 15 ans déjà, James Harden était sans le savoir en train de s’armer pour devenir l’illustration même du « joueur moderne », ce condensé de talent pur et de traitement du jeu par les données statistiques brutes pour toujours plus d’efficacité, qui met le feu aux tempes de Daryl Morey et de ses disciples.</p>
<p>Mais à l’époque, il n’était même pas encore un prospect. Les contours de son potentiel étaient bien trop vagues pour pouvoir intriguer qui que ce soit. Alors il a travaillé, inlassablement, répétant ses gammes jusqu’à l’écœurement. Pera avait un plan pour ça.</p>
<blockquote><p>« Il lui faisait faire toujours le même exercice, durant lequel il devait convertir huit double-pas de suite tandis que son coach le percutait avec des protections de foot US », raconte Lee Jenkins de <em>SI</em>.</p>
<p>« Et ils avaient toujours le même pari : si Harden tentait plus de six lancers-francs dans un match, son coach lui devait un hamburger ; dans le cas contraire, il devait se taper des sprints. »</p></blockquote>
<p>D’une certaine façon, difficile de ne pas faire un parallèle entre la façon dont il a appris le basket et celle mise en avant par certains centres de formation européens. En catégorie jeunes, les qualités athlétiques peuvent encore faire la différence à elles seules. Mais une fois en senior, elles ne suffisent plus à dominer si elles ne s’accompagnent pas d’une maîtrise technique suffisante. Pendant que certains enchaînaient les tomars en rêvant du Slam Dunk Contest, Harden était déjà en mode LTL : lay-ups, trois-points, lancers.</p>
<div class="woocommerce "></div>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/actu/james-harden-les-trois-questions-epineuses-pour-brooklyn-apres-son-arrivee-581724/" target="_blank" rel="noopener" data-title="A lire aussi">James Harden : les trois questions épineuses pour Brooklyn après son arrivée</a></p>
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		<title>Andre Iguodala, l’homme qui voulait être comme Pippen</title>
		<link>https://www.basketsession.com/NBA/andre-iguodala-portrait-nba-scottie-pippen-541700/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Antoine Pimmel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Dec 2020 17:32:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Allen Iverson]]></category>
		<category><![CDATA[Andre Iguodala]]></category>
		<category><![CDATA[Golden State Warriors]]></category>
		<category><![CDATA[Luka Walton]]></category>
		<category><![CDATA[Michael Jordan]]></category>
		<category><![CDATA[Philadelphia Sixers]]></category>
		<category><![CDATA[Scottie Pippen]]></category>
		<category><![CDATA[Stephen Curry]]></category>
		<category><![CDATA[Steve Kerr]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/03/Andre-Iguodala-mag.jpg" alt="Andre Iguodala, l’homme qui voulait être comme Pippen" /></div><p>Alors que la majorité des joueurs de sa génération s’imaginaient en prochain Michael Jordan, Andre Iguodala a grandi en idolâtrant Scottie Pippen.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2020/03/Andre-Iguodala-mag.jpg" alt="Andre Iguodala, l’homme qui voulait être comme Pippen" /></div><p><strong>Andre Iguodala</strong> est né à Springfield, dans l’Illinois, en 1984. 300 kilomètres au Sud de Chicago. Presque rien, à l’échelle gigantesque des Etats-Unis. La même année, les Bulls draftaient un certain <strong>Michael Jordan</strong>.</p>
<p>Dix ans plus tard, tous les gamins du pays, et encore plus ceux de l’Etat, rêvait de suivre les traces du numéro 23 des taureaux. Tous, sauf un. Si le jeune « Iggy » s’entraînait effectivement à planter des paniers au buzzer en fadeaway, comme MJ, c’est un autre joueur de la « Windy City » qui lui servait de modèle. <strong>Scottie Pippen</strong>.</p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/actu/andre-iguodala-finales-nba-2020-heat-569607/" target="_blank" rel="noopener" data-title="A lire aussi">Andre Iguodala, une série impressionnante qui le fait rentrer dans l’Histoire</a></p>
<p>Et ça tombe bien, parce qu’au lycée, l’adolescent réputé pour ses exploits en athlétisme n’était même pas le meilleur joueur de son équipe. Par contre, c’était le plus grand.</p>
<blockquote><p>« Mais il était hors de question de le faire jouer dans la raquette », confiait Lawrence Thomas, son coach lors de sa première saison à la Lanphier High School, établissement réputé pour ses athlètes. « Il a toujours été à l’aise avec la balle. Il jouait meneur. »</p></blockquote>
<p>Longtemps lieutenant de <strong>Frank McBride</strong>, son Jordan à lui, Iguodala a crevé l’écran lors de sa dernière année au lycée. Plus de 23 points par match et des recruteurs de plus en plus concernés par ses performances. Plusieurs universités se sont intéressées à son profil. Il a d’abord choisi Arkansas, un Etat dont est originaire… Scottie Pippen, évidemment ! Mais c’est après un changement de coach qu’il s’est finalement ravisé pour s’engager avec Arizona.</p>
<h2>Un Hall Of Famer modelé par... Luke Walton</h2>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-326653" src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2016/05/andre-iguodala-1.jpg" alt="Andre Iguodala Golden State Warriors" width="1400" height="875" /></p>
<p>C’est aux Wildcats qu’Andre Iguodala a fait la connaissance d’un joueur qui l’a aidé à franchir un nouveau cap. L’un de ses coéquipiers plus âgé, promis à la NBA. Un certain <strong>Luke Walton</strong>. Les deux ailiers se retrouvaient face-à-face à chaque entraînement. Et le freshman collait fréquemment des points sur la tête de son aîné. Et pourtant, il gardait du respect pour lui. Voire même une forme d’admiration.</p>
<blockquote><p>« Luke Walton a été un exemple pour moi. J’avais de très bonnes statistiques au lycée, je marquais beaucoup de points. Mais Luke m’a appris à jouer au basket en toute sérénité, comment passer la balle, comment se positionner, comment me sacrifier pour les autres », racontait-il à <a href="https://grantland.com/features/how-andre-iguodala-scottie-pippen/" target="_blank" rel="noopener">Grantland</a> en 2013.</p></blockquote>
<p>Polyvalent et altruiste, Iguodala était adulé par ses camarades. Ils voyaient en lui un basketteur très talentueux. Un avis partagé par les scouts NBA. Le sophomore d’Arizona était convoité malgré l’élimination prématurée de son équipe au premier tour de la March Madness 2004. Mais avant de se présenter aux différentes franchises de la ligue, le jeune homme devait se trouver un agent.</p>
<p>Il a donc pris rendez-vous avec <strong>Rob Pelinka</strong>, représentant de <strong>Kobe Bryant</strong> notamment. Un premier contact qui témoigne de l’éthique professionnelle et de la mentalité du prospect. Il a demandé à Pelinka de se pointer à six heures du matin le lendemain. Six heures du matin. Et le joueur était présent au meeting. S’en sont suivis des workouts, dont un entraînement privé avec les Sixers. Séduits, les dirigeants de Philly l’ont pioché avec leur neuvième choix.</p>
<p>C’est au niveau NBA, le plus élevé du monde, qu’il a pu montrer des vraies caractéristiques communes avec son icône Scottie Pippen. Comme lui, il pouvait tout faire sur un parquet. Dès sa saison rookie, il s’est imposé comme le lieutenant d’<strong>Allen Iverson </strong>en Pennsylvanie.</p>
<blockquote><p>« Les deux sont plus des passeurs que des scoreurs », notait <strong>Steve Kerr</strong> à propos de Pippen et Iguodala.</p>
<p>« Ce sont tous les deux des défenseurs incroyablement polyvalents. Grands et très athlétiques. »</p></blockquote>
<p>Le coach des Warriors, qui le connait bien pour l’avoir eu sous ses ordres pendant cinq ans, a une théorie pour expliquer les capacités de création du bonhomme. Selon lui, c’est son tir trop irrégulier qui l’a poussé à impacter le jeu autrement. « Iggy » n’a effectivement jamais été un sniper très adroit.</p>
<p>Mais ça ne l’a pas empêché de progresser année après année à Philadelphie. 9 points la première, 12 la seconde… puis plusieurs exercices entre 17 et 19 points au départ d’Iverson.</p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/actu/lebron-james-iguodala-goat-569666/" target="_blank" rel="noopener" data-title="A lire aussi">La déclaration très flatteuse d’Andre Iguodala sur LeBron James et le GOAT</a></p>
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