Quand Manu Ginobili et Tony Parker sont absents, ce n’est pas Tim Duncan qui prend le dernier shoot. Du moins pas hier soir face aux Clippers. Alors que le score était bloqué à 83 partout à quelques secondes du buzzer, Popovich prend un temps-mort et confie la balle de match à Roger Mason. Ce dernier, s’il a déjà scoré 18 pts, reste pourtant sur une balle perdue, une faute, un shoot raté et un layup contré. Mais le shooteur des Spurs s’en fout, s’extirpe de la défense de Ricky Davis et plante son 3ème trois-points de la soirée.
C’est la rumeur du moment révélée par le New York Post. Les Clippers seraient près à échanger leur pivot (auteur de 13 pts et 10 rbds de moyenne en ce début de saison) contre toute bonne offre. Visiblement, avec l’arrivée de Camby, le 7 pieds à la tête de fermier n’est plus en odeur de sainteté.

Difficile de pondre un Vintage sur une équipe aussi notoirement médiocre que les Clippers. Que dire d’une franchise qui existe depuis 37 ans mais n’a jamais trouvé le moyen de s’approprier sa propre histoire… en retirant un numéro, par exemple. Aucun joueur du club n’a eu l’honneur d’une cérémonie de retrait. Pas même Randy Smith, meilleur marqueur, passeur et intercepteur de l’histoire des Clippers et longtemps détenteur du record de matches joués consécutivement avant qu’un Laker voisin, A.C. Green, ne vienne le lui piquer. Smith a joué plus de matches sous ce maillot navrant que n’importe quel autre joueur.


Les Clippers ont passé leur existence à faire le yo-yo entre des générations prometteuses capables de viser les 50 victoires et des équipes décevantes qui en gagnent péniblement 20. De l’équipe qui a créé la surprise en 2006, il ne reste plus grand chose. Brand et Maggette partis dans des franchises sensiblement plus excitantes, les fans des Clips n’ont toujours pas de quoi rêver… mais ont au moins de quoi s’amuser.

Shaun Livingston est ce qu’on appelle un revenant… voire même un miraculé ! L’ancienne star des lycées de l’Illinois, drafté dès sa sortie de high-school en 2004 par les Clippers, est passée par l’enfer et commence seulement à entrevoir un bout de ciel bleu. A L.A., ses saisons ont été systématiquement gâchées par des blessures à répétition, jusqu’à ce que son genou explose littéralement il y a deux ans, sur une banale tentative de lay-up. C’est bien simple, tous les ligaments de son genou ont lâché en même temps et les docteurs se sont même demandé un moment s’ils seraient capables de sauver sa jambe…
Grosse surprise du côté des Clippers, puisque Jason Williams vient d’annoncer qu’il avait décidé de prendre sa retraite, un mois seulement après s’être engagé envers “l’autre équipe de L.A”.
Celui que l’on appelait dans le temps “White Chocolate” (un surnom qu’il détestait d’ailleurs), tire donc sa révérence après 10 ans d’une carrière en forme de montagnes russes. Alors qu’il était devenu une star dès sont arrivée dans la ligue, avec Sacramento, grâce à son jeu flashy et à des talents de passes et de dribbles qui l’on souvent vu être comparé à Pete Maravich, il avait par la suite énormément altéré ses fulgurances, avec Memphis d’abord, puis avec Miami, réduisant au passage ses pertes de balles de façon drastique.
Depuis le temps qu’on se demandait si Baron Davis était vraiment un peu enrobé ou si c’était juste une impression, on a finalement une réponse puisque le nouveau meneur des Clippers vient de décider de lui-même de se mettre au régime. C’est en tout cas ce qu’il a confié au site internet du magazine People.
Baron s’est décidé à suivre le programme diététique de la gourou du régime, Jenny Craig, cet été, afin d’arriver en pleine forme au training camp.
Après Jason Kidd qui dit adieu à Nike pour rejoindre la firme chinoise Peak, c’est au tour d’un deuxième meneur NBA All-Star de s’incliner devant la beauté des dollars chinois. Baron Davis, figure emblématique de Reebok avec Allen Iverson, fraîchement débarqué aux Clippers cet été vient donc rejoindre la team Li-Ning aux cotés de Shaq, Damon Jones et Chuck Hayes.
Vous vous souvenez de Darius Miles, non ? Mais si, rappelez-vous, l’ex futur Kevin Garnett/Tracy McGrady devenu le nouvel ancien Jonathan Bender, sorti tout droit du lycée pour rejoindre les Clippers où il devait former un quatuor d’élite avec Elton Brand, Quentin Richardson et Lamar Odom. Ce mec qui se frappait le crâne des deux points après chaque panier marqué, avec un potentiel athlétique insolant mais aussi peu de shoot et de jugeote que Kwame Brown. Blessé au genou depuis la saison 2005-2006, il s’était même fait couper en avril dernier par les Blazers, après qu’un docteur ait déclaré que son genou était irrécupérable. Et bien voici qu’il est de retour, avec les champions en titre en plus !

Depuis la signature de Baron Davis au début de l’été, on n’arrête plus les Clippers. Ils ont remplacé Brand par Marcus Camby sans sourciller, ont chopé Ricky Davis au Heat, Jason Hart au Jazz, Skinner au Suns, le shooter Steve Novak aux Rockets et maintenant Jason Williams.
Les Clippers ont fini par se remettre du fiasco Elton Brand et sont à nouveau en activité. Ils viennent d’ailleurs de frapper un grand coup en récupérant Marcus Camby des mains des Nuggets, en échange d’un pack de bières et d’un vieux T-Shirt Bob l’éponge (ou le droit d’échanger des second tours de draft en 2010, comme on appelle ça en NBA).
“Nous pensons qu’il fallait que nous bougions un peu les choses et que nous prenions des mesures radicales si nous voulions pouvoir nous créer un peu de marge salariale pour l’avenir“, a expliqué Rex Chapman, le vice président de Denver.
Décidément, le départ d’Elton Brand pour Philadelphie aura fait couler des litres et des litres d’encre. Mais il semblerait que les observateurs n’aient pas été les seuls à être surpris par la façon dont tout ceci s’est passé. Au premier rang des laissés pour compte, Mike Dunleavy Sr, le coach des Clippers qui ne cache pas aujourd’hui sa déception - voire même sa rancœur - de voir s’esquiver sa star.
Dans une conversation téléphonique avec la chaîne ESPN, Big Dun’ confirme ce que plusieurs sources laissaient entendre, autrement dit que Brand aurait changé d’avis au tout dernier moment, prenant complètement de cours le management de L.A.

Comme prévu, maintenant que les plus gros free agents de l’intersaison ne sont plus sur le marché (Antawn Jamison, Baron Davis, Gilbert Arenas, Elton Brand…), la situation se débloque pour les joueurs de deuxième catégorie. Snobés par B-Diddy et Brand, les Warriors ont décidé d’assurer la prospérité de la famille de Corey Maggette en lui offrant un contrat de 50 millions de dollars sur cinq ans.
On vous en parlait hier, et bien c’est désormais du concret, Elton Brand fera partie de l’effectif des Sixers à la rentrée prochaine. L’intérieur des Clippers serait sur le point de parapher dès aujourd’hui un contrat de 82 millions de dollars sur les cinq prochaines années.
Pour Brand, c’est l’occasion de pouvoir jouer dans une conférence bien moins forte et dont le style de jeu rugueux lui colle certainement plus à la peau, tout en se rapprochant de sa famille. Une bonne combinaison de facteurs, d’autant que l’effectif jeune et athlétique de Philly manquait justement d’un véritable franchise player sur lequel s’appuyer pour espérer rivaliser rapidement avec Detroit, Boston ou Orlando.
Sur le papier, le plan des Clippers était parfait : promettre à leur plus grosse star que s’il était prêt à prendre un peu moins d’argent, la franchise signerait un joueur d’impact pour l’aider à porter l’équipe, avant d’ensuite le resigner à un salaire tout de même très intéressant sur le long terme. Une fois la première phase remplie (Baron Davis, check), il ne restait plus à Donald Sterling qu’à sortir à nouveau le chéquier pour y apposer son autographe et s’assurer qu’Elton Brand resterait au bercail. Et c’est là que ça coince…

Baron est de retour à la maison. A 29 ans l’homme à la barbe, originaire de Los Angeles, devrait signer son nouveau contrat avec les Clippers dans les prochains jours.
On l’annonçait hier, Baron Davis avait décidé de mettre fin à son contrat avec les Warriors (soit 17,8 millions sur sa dernière saison) et se rendait donc libre de signer avec n’importe quelle équipe. Mais selon certaines rumeurs, c’est la même décision provenant d’Elton Brand qui a décidé le meneur de GS.
La grande saison des free-agents est lancée et ça a déjà commencé à bouger. Antawn Jamison a été le premier à dégainer en resignant dans la foulée à Washington pour une somme coquette : 50 millions de dollars sur 4 ans. Du coup, on se demande maintenant ce que va faire Gilbert Arenas, puisqu’il avait annoncé sur son blog qu’il resterait si Jamison en faisait de même.
En théorie, il restait encore une saison de contrat à Gil’, mais celui-ci a choisi d’activer sa clause libératoire de façon à pouvoir tester le marché. Antawn, en tout cas, n’a pas oublié les déclarations de son pote et a tenu à les lui rappeler. “Il a dit qu’il serait même prêt à prendre moins d’argent si je restais, donc je pense maintenant que tout est en place pour qu’il resigne“, a-t-il déclaré.
Il faut profiter de Shaq tant qu’il est dans les parages, parce qu’il va sacrément nous manquer quand il aura pris sa retraite. Il n’y en a pas deux comme lui pour faire des vagues et mettre de l’ambiance dans la ligue. Alors qu’on pensait que tout allait bien désormais entre Kobe Bryant et lui, voici qu’une vidéo vient de faire surface, dans laquelle on voit Shaq-Fu au micro, en train de freestyler dans un club de New York et de se foutre de la gueule de Kobe.
Stop ou encore ? C’est la question qui se pose ce soir. L.A. a sauvé sa peau d’un tout petit rien à domicile, mais est-ce qu’ils auront le jus et les cojones de venir s’imposer dans un Garden surchauffé ? En tout cas, plus ça va, plus ces Celtics là ressemblent à ceux d’antan avec leur effectifs d’éclopés et leur cœur énorme. On va voir qui a le plus d’envie.

Ce soir c’est simple, pour Los Angeles, c’est “win or die tryin’” ! Après la gifle du match 4 (lourde défaite à la maison), on va voir ce que les Californiens ont dans le ventre, d’autant que Boston aura de toute façon deux occasions de remporter la série à domicile lors des potentiels game 6 et 7.
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StephenBrun
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